" Pfizer " annonce qu’une troisième dose serait nécessaire quelques jours après la hausse du prix

, par  DMigneau , popularité : 0%

" Pfizer " annonce qu’une troisième dose serait nécessaire quelques jours après la hausse du prix

Crédit photo : Joël Saget/AFP

Le patron du géant pharmaceutique " Pfizer " a affirmé que les personnes qui ont reçu le vaccin de son laboratoire auront probablement besoin d’une troisième dose, puis d’une injection chaque année. Cette annonce arrive quelques jours après celle de l’augmentation du prix du même vaccin.

Ce jeudi 15 avril, quelques jours après que le géant pharmaceutique " Pfizer " ait annoncé l’augmentation du prix du vaccin, Albert Bourla, PDG du laboratoire, a annoncé de manière totalement décomplexée la nécessité éventuelle d’une troisième dose du vaccin pour en garantir l’efficacité.

Pour eux, cela signifie encore plus de doses vendues, à un prix extrêmement élevé.

En bref, il s’agit d’accroître encore leur richesse : n’oublions pas que, suite à l’annonce de l’efficacité du vaccin, le PDG de " Pfizer " a vendu toutes ses actions et a empoché un pactole de plus de 5 millions de dollars.

Dans un entretien commun aux quotidiens français " Les Échos ", italien " Corriere Della Sera ", allemand " Handelsblatt " et espagnol " El Mundo ", Albert Bourla a avancé qu’ " il semble qu’il y aura besoin d’un rappel (un " booster "), mais nous ne pouvons pas en parler précisément avant de connaître ces données et pour l’instant, nous n’avons les données qu’à l’issue des six premiers mois après la seconde injection ".

Il a répété cette hypothèse à plusieurs médias, dont la chaîne " CNBC ", où il a affirmé " qu’une troisième dose sera probablement nécessaire, entre six mois et douze mois, et à partir de là, il y aura une vaccination à nouveau chaque année, mais tout cela doit être confirmé ".

En ouvrant la porte à la possibilité d’une troisième dose, en semant encore plus d’incertitudes, le patron de " Pfizer " ne cherche qu’à continuer " à se remplir les poches " en profitant de la crise sanitaire.

Augmentation du prix des vaccins " Nous les vendons au prix d’un repas " : ça fait cher le repas !

Dimanche dernier, le « Premier ministre » bulgare Boyko Borissov a confirmé que le prix du vaccin " Pfizer ", qui est déjà passé de 12 euros à 15.5 euros, se rapproche d’un prix d’environ 19.5 euros pour les contrats 2022 et 2023 avec « l’Union européenne ».

Il s’agit d’une augmentation de 25 % au milieu de l’énorme crise sanitaire qui frappe le monde entier. Alors que dans de très nombreux pays, dont la France, les lits de « réanimation » sont saturés et que la situation ne fait qu’empirer, les patrons de " Pfizer " profitent de la situation pour continuer " à s’en mettre pleins les poches ".

En effet, le vaccin " Pfizer " est le plus cher du marché, mais Albert Bourla estime que le prix reste encore bas. Dans ce sens, dans la même interview au journal " Les Échos " mentionnée plus haut, il soutient que " ces vaccins ont un prix inestimable, en milliers de milliards de dollars, ils sauvent des vies humaines, ils permettent de rouvrir les économies, mais nous les vendons au prix d’un repas ".

Et il continue : " Dans ces pays, les prix peuvent être un peu différents selon les volumes. Dans les pays à revenu intermédiaire, nous le vendons à la moitié de ce prix. Et dans les pays à faible revenu, en Afrique par exemple, nous le distribuons à prix coûtant ".

Cette information est non seulement invérifiable en raison des différentes clauses entre les " pharmaceutiques " et les différents gouvernements, mais elle est également facilement remise en question par le simple fait que ce vaccin nécessite une température de conservation extrêmement basse en raison de la technologie " ARN messager ", et que les pays les plus pauvres ne disposent pas de la technologie nécessaire pour la garantir.

Cette obsession totalement criminelle des grandes multinationales de tirer des profits économiques gigantesques des crises n’est pas nouvelle, mais elle devient de plus en plus insupportable.

L’irrationalité du « capitalisme » nous condamne littéralement à l’austérité et à une santé de plus en plus fragilisée, tandis que « les laboratoires » continuent d’accroître leurs richesses déjà incalculables.

Comme nous l’avons défendu dans la déclaration de la fraction " trotskiste " de la « Quatrième Internationale », face à l’irrationalité capitaliste : abolition des brevets et accès au vaccin pour toutes et tous !

Carla BIGULIAK

Revolutionpermanente.fr