« Hôpital public » : quatre syndicats de psychiatres appellent à une nouvelle grève ce mardi 29 novembre

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« Hôpital public » : quatre syndicats de psychiatres appellent à une nouvelle grève ce mardi 29 novembre

Mobilisation de la psychiatrie publique à Paris le 28 juin 2022. RICCARDO MILANI / HANS LUCAS VIA AFP

Quatre syndicats de psychiatres hospitaliers appellent à une nouvelle journée de mobilisation et de grève le 29 novembre contre " l’état de délabrement " de leur discipline. Les psychiatres, qui se mobilisent pour la deuxième fois en moins de six mois, réclament toujours davantage de moyens financiers, humains et matériels.

Nouvelle mobilisation de la " psychiatrie publique ".

" L’Intersyndicale de la défense de la psychiatrie publique " (IDEPP), le " Syndicat des psychiatres d’exercice public " (SPEP), le " Syndicat des psychiatres des hôpitaux " (SPH) et " l’Union syndicale de la psychiatrie " (USP) appellent à une nouvelle journée de mobilisation et de grève ce mardi 29 novembre. Les professionnels de la psychiatrie publique dénoncent " l’état de délabrement " de leur discipline et réclamant davantage de moyens financiers, humains et matériels.

" La discipline psychiatrique continue de traverser une crise sans précédent et, ce, dans un silence assourdissant des tutelles ", ont dénoncé les quatre syndicats du secteur dans un communiqué commun, qui indiquent se donner rendez-vous dès 11 heures devant le ministère de la Santé pour réclamer " un Ségur spécifique ".

" Aujourd’hui, nous pouvons parler d’abandon de la psychiatrie, de ses professionnels et de ses patients ", poursuivent les syndicats.

30 % DE POSTES VACANTS

Cette mobilisation fera suite à celle précédemment réalisée le 28 juin dernier. Les mêmes quatre syndicats de psychiatres hospitaliers avaient appelé à une " journée d’action et de grève " contre " l’effondrement " de leur discipline, " submergée " par la demande et en pénurie de soignants, au risque d’une " catastrophe de santé publique ".

Avec " plus de 30 % de postes vacants " chez les médecins et un " déficit de personnel soignant ", le secteur public subit des fermetures de lits et de services, tandis que les délais de consultation " ne cessent d’augmenter ", conduisant à un " engorgement des urgences " et une " dégradation des soins ", avaient alors dénoncé les professionnels de santé.

Depuis près de deux ans, les psychiatres des hôpitaux alertent quant à une surcharge de travail engendrée par l’épidémie de " Covid-19 " et la guerre en Ukraine, dont les " répercussions très importantes " se manifestent par " des vagues d’adolescents " admis " pour geste suicidaire, angoisse majeure, dépression, décompensation " avaient encore indiqué les syndicats de psychiatres.

La Rédaction

Marianne.fr