« {Histoire juive, religion juive : le poids de trois millénaires} » - " {Préjugés et supercherie} " (2)

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« Histoire juive, religion juive : le poids de trois millénaires » - " Préjugés et supercherie " (2)

" Le Cri des Peuples " traduit et publie progressivement un ouvrage majeur du Professeur Israël Shahak consacré au judaïsme et plus particulièrement aux lois talmudiques.

Il apporte un éclairage saisissant sur le dogme religieux et l’Histoire des communautés juives ou encore le traitement des « non-Juifs » par les Juifs, dont seuls les lecteurs de l’hébreu sont familiers.

Publié en anglais en 1994, il reste une lecture incontournable pour comprendre les fondements idéologiques de la politique israélienne et l’action des " lobbys pro-israéliens " dans le monde, en particulier aux États-Unis et en France : comme le montre l’auteur, « ni le sionisme, y compris sa partie apparemment laïque, ni la politique israélienne depuis la création de l’État d’Israël, ni en particulier la politique des partisans juifs d’Israël dans la diaspora, ne peuvent être compris sans prendre en compte l’influence plus profonde de ces lois talmudiques et la vision du monde qu’elles créent et expriment

Si les politiques israéliennes restent incompréhensibles pour les observateurs étrangers, c’est précisément parce qu’ils ne daignent pas s’intéresser au judaïsme tel qu’il est pratiqué et à " l’idéologie juive ", dont ils ne connaissent souvent rien d’autre que de grossières apologies. »

Avec l’adoption de « la loi fondamentale » faisant d’Israël « l’État-nation » du peuple juif en 2018, l’avènement de l’ultra-droite nationaliste et religieuse au pouvoir en Israël début 2019, la censure et la répression de plus en plus sévère de toute action de dénonciation et de boycott d’Israël au nom de la prétendue " lutte contre l’antisémitisme " et " la judéophobie ", et le projet « d’Accord du Siècle » qui doit définitivement liquider la cause palestinienne, tant de développements qui confirment les craintes et prédictions d’Israël Shahak, ce livre est même plus indispensable que jamais.

Israël Shahak espérait que son ouvrage, destiné au public occidental, serait un précurseur à des écrits authentiques sur l’Histoire et les réalités du judaïsme talmudique contemporain - surtout celui qu’incarnent Israël et ses partisans de « la diaspora » - dépourvus de mensonges par omission et de falsifications.

Malheureusement, mais de manière prévisible, ce livre a été soumis à une véritable omerta médiatique.

Aujourd’hui encore, on continue à rattacher spontanément l’État d’Israël à « l’Ancien Testament » alors que c’est le Talmud qui en compose le cœur, ce « Talmud » que des saltimbanques comme Léa Salamé ou Eric Zemmour prétendraient allégrement ignorer, tant ils en connaissent le caractère indéfendable, immoral et criminel.

Ils préfèrent disserter sur « l’arriération » alléguée de l’Islam et les pseudo-dangers inhérents à cette religion, alors que comme le souligne Israël Shahak en rappelant les propos racistes abjects que tient « le Talmud » au sujet « des Noirs », les assimilant littéralement à des singes, « sans la critique de toutes les parties, l’attaque contre l’Islam seul se réduit à de la simple diffamation. »

La focalisation des médias dominants sur l’Islam, et non sur ses branches extrémistes, vise effectivement à " diaboliser les musulmans " dans leur totalité et ne pas désigner clairement le « wahhabisme » des Saoud, allié majeur des États-Unis, d’Israël et des anciennes puissances coloniales européennes, qui sont « les parrains » des mouvements terroristes.

Le soutien de ces différents acteurs aux groupes « takfiris » en Syrie et leur complicité dans le génocide actuel au Yémen montrent bien leur proximité idéologique.

Comme le souligne Israël Shahak :

«  Israël en tant qu’État juif constitue un danger non seulement pour lui-même et ses habitants, mais pour tous les Juifs et pour tous les autres peuples et États du Moyen-Orient et au-delà.

Je considère également que d’autres États ou entités du Moyen-Orient qui se définissent comme " arabes " ou " musulmans ", tout comme Israël se définit en tant que " juif ", constituent également un danger.

Cependant, bien que le danger d’origine arabo-musulmane soit largement discuté, le danger inhérent au caractère juif de l’État d’Israël ne l’est pas.  »

Cette traduction vise à remédier à ce manque, en rendant aisément accessible au public français cette analyse objective et documentée du « talmudisme » et de son rôle dans le fondement et la politique d’Israël, tout à fait assimilables au « wahhabisme » et à l’Arabie Saoudite : pour reprendre le mot de Norman Finkelstein, « les djihadistes wahhabites d’Arabie Saoudite et les djihadistes juifs d’Israël » sont deux faces de la même pièce, de la fausse monnaie qui usurpe le nom de deux religions célestes millénaires.

De même qu’une dénonciation du « wahhabisme », du régime saoudien ou de « Daech » ne constitue pas une attaque globale contre l’Islam (au contraire, c’en est une défense nécessaire), il ne ne s’agira certes pas ici de critiquer ou de dénoncer « les Juifs » en tant que peuple ou « le judaïsme » en tant que religion révélée, ni les membres et adeptes de cette communauté : comme on le verra, ils ont longtemps été les principales victimes de cette idéologie raciste et le seront probablement à l’avenir.

Au contraire, nous croyons fermement, comme Israël Shahak, que « l’antisémitisme et le suprématisme juif ne peuvent être combattus que simultanément. »

L’ouvrage comporte six chapitres dont je publie ci-dessous le premier, qui fait office « d’introduction ».

Les prochains seront publiés progressivement durant les semaines à venir.

Les préfaces de Gore Vidal, Edward Said, Norton Mezvinsky et Ilan Pappe seront publiées en dernier.

Par la suite, un autre ouvrage majeur d’Israël Shahak sera traduit et publié en ligne : " Fondamentalisme juif en Israël ".

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Sayed Hasan


HISTOIRE JUIVE, RELIGION JUIVE : LE POIDS DE TROIS MILLÉNAIRES

PAR ISRAËL SHAHAK

Traduction : lecridespeuples.fr

https://lecridespeuples.fr/

Israël Shahak, né en 1933 à Varsovie et mort à Jérusalem en 2001, était un Professeur de chimie à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Il fut le Président de la « Ligue israélienne pour les droits humains et civils » de 1970 à 1990.

Rescapé des camps de concentration nazis, il fut un ardent militant pour la paix, extrêmement critique des gouvernements israéliens et de la société israélienne.

Chapitre II – " Préjugés et supercherie "

La première difficulté qui se présente lorsqu’on veut parler du judaïsme est que le terme « Juif » a été utilisé au cours des 150 dernières années avec deux significations assez différentes.

Pour comprendre cela, imaginons-nous en 1780.

A l’époque, le sens universellement accepté du terme « Juif » coïncidait essentiellement avec ce que les Juifs eux-mêmes comprenaient comme constituant leur propre identité.

Cette identité était avant tout religieuse, mais les préceptes de la religion régissaient tous les détails de la vie quotidienne dans tous ses aspects, à la fois sociaux et privés, chez les Juifs eux-mêmes ainsi que dans leurs relations avec les « non-Juifs ».

Il était alors littéralement vrai qu’un « Juif » ne pouvait même pas boire un verre d’eau chez un « non-Juif ». Et les mêmes lois fondamentales de comportement envers les « non-Juifs » étaient également valables du Yémen à New York.

Quel que soit le terme utilisé pour décrire les « Juifs » de 1780 – et je ne souhaite pas entrer dans une querelle métaphysique concernant des termes tels que « nation » et « peuple [1] » –, il est clair que toutes les communautés juives de cette époque étaient séparées des sociétés « non juives » au sein desquelles elles vivaient.

Cependant, tout cela a été modifié par deux processus parallèles qui ont commencé en Hollande et en Angleterre, se sont poursuivis dans la France révolutionnaire et dans des pays qui ont suivi l’exemple de la « Révolution française », puis dans les monarchies modernes du XIXe siècle : les « Juifs » ont acquis un niveau significatif de droits individuels (dans certains cas, une pleine égalité juridique) et le pouvoir juridique de la communauté juive sur ses membres a été détruit.

Il convient de noter que les deux développements ont été simultanés et que le dernier est encore plus important, bien que moins connu, que le premier.

Depuis la fin de l’empire romain, les communautés juives disposaient de pouvoirs juridiques considérables sur leurs membres.

Non seulement des pouvoirs résultant de la mobilisation volontaire de pressions sociales (par exemple, le refus de traiter de quelque manière que ce soit avec un Juif excommunié ou même d’enterrer son corps), mais également un pouvoir de coercition absolu : flageller, emprisonner, expulser – tout cela pouvait être infligé à n’importe quel Juif en toute légalité par les « tribunaux rabbiniques » pour des infractions de toutes sortes.

Dans de nombreux pays – l’Espagne et la Pologne en sont des exemples notables –, même la « peine capitale » pouvait être - et était - infligée, en utilisant parfois des méthodes particulièrement cruelles telles que la flagellation à mort.

Tout cela était non seulement autorisé, mais clairement encouragé par les autorités des pays tant chrétiens que musulmans, qui, outre leur intérêt général à préserver « la loi et l’ordre public », avaient aussi parfois un intérêt financier plus direct.

Par exemple, dans les archives espagnoles datant des XIIIe et XIVe siècles, de nombreux ordres détaillés émanant des très-fervents rois catholiques de Castille et d’Aragon recommandaient à leurs responsables non moins dévoués de coopérer avec les rabbins pour faire respecter « le sabbat » par les Juifs.

Pourquoi ?

Parce que chaque fois qu’un Juif se voyait infliger une amende par un « tribunal rabbinique » pour avoir violé le sabbat, les rabbins devaient en remettre les neuf dixièmes au roi – un arrangement très rentable et très efficace.

De même, on peut citer les " responsa " rédigées peu avant 1832 par le célèbre rabbin Moshe Sofer de Pressburg (aujourd’hui Bratislava), dans l’ancien royaume hongrois autonome de l’Empire autrichien, et adressées à Vienne, en Autriche même, où les Juifs s’étaient déjà vus accorder des droits individuels considérables [2].

Celui-ci y déplore le fait que depuis que la congrégation juive de Vienne a perdu son pouvoir de punir les coupables, les Juifs y sont devenus laxistes en matière « d’observance religieuse », et il ajoute : « Ici, à Pressburg, lorsqu’on me dit qu’un commerçant juif a osé ouvrir son magasin pendant les fêtes religieuses mineures, j’envoie immédiatement un policier pour l’emprisonner. »

C’était le fait social le plus important de l’existence juive avant l’avènement de l’État moderne : l’observance des lois religieuses du judaïsme, ainsi que leur inculcation par l’éducation, étaient imposées aux Juifs par la contrainte physique, à laquelle ils ne pouvaient échapper que par la conversion à la religion de la majorité, ce qui équivalait alors à une rupture sociale totale avec toute leur communauté – et même leur famille –, et pour cette raison était très peu faisable en pratique, sauf en cas de crise religieuse.

Tout cela est généralement omis dans l’historiographie juive traditionnelle, afin de propager le mythe selon lequel les Juifs ont préservé leur religion " par miracle " ou grâce à une force mystique particulière.

Cependant, une fois que l’État moderne a été créé, la communauté juive a perdu le pouvoir de punir ou d’intimider les individus Juifs.

Les liens de l’une des « sociétés closes » les plus fermées, de l’une des sociétés les plus totalitaires de l’histoire de l’Humanité, ont été rompus.

Cet acte de libération est venu principalement de l’extérieur ; bien que certains Juifs l’aient aidé de l’intérieur, ils étaient au début très peu nombreux.

Cette forme de « libération » a eu des conséquences très graves pour l’avenir.

Tout comme pour le cas de l’Allemagne (d’après l’analyse magistrale d’A. J. P. Taylor), il était facile d’allier la cause de la réaction au patriotisme, car dans les faits, les droits individuels et l’égalité devant la loi avaient été introduits en Allemagne par les armées de « la Révolution » et de Napoléon, et on pouvait donc qualifier la liberté de « non-germanique » ou « anti-germanique », car imposée par la force de l’envahisseur.

Il était donc très facile pour « les Juifs », en particulier en Israël, de lancer une attaque très efficace contre toutes les notions et idéaux de « l’humanisme » et de « l’état de droit » (pour ne pas dire de la démocratie) comme quelque chose de « non-juif » ou « anti-juif » – comme ils le sont effectivement au sens historique des termes –, et en tant que « principes » pouvant certes être instrumentalisés dans « l’intérêt des Juifs » (tel que déterminé par les rabbins), mais qui n’ont aucune validité contre « l’intérêt des Juifs », par exemple lorsque les Arabes invoquent ces mêmes principes.

Cela a également conduit – encore une fois, tout comme en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe centrale – à une historiographie juive trompeuse, " sentimentale " et ultra-romantique, de laquelle tous les faits gênants ont été expurgés.

C’est pourquoi on ne trouvera pas, dans les écrits volumineux d’Hannah Arendt, que ce soit au sujet du totalitarisme ou des « Juifs », ou des deux à la fois [3], le moindre indice de ce à quoi ressemblait réellement la société juive allemande au XVIIIe siècle : autodafés de livres « hérétiques », persécution d’écrivains, querelles sur les pouvoirs magiques des amulettes, interdiction de l’éducation « non juive » la plus élémentaire, telle que l’enseignement de l’allemand correct ou même de l’allemand écrit en alphabet latin [4].

On ne trouve pas non plus dans les nombreuses « Histoires du judaïsme » en langue anglaise les faits élémentaires concernant l’attitude du « mysticisme juif » (tellement en vogue actuellement dans certains milieux) envers les « non-Juifs », à savoir qu’ils sont considérés, littéralement, comme des « membres du corps de Satan », et que les quelques individus non sataniques parmi eux (c’est-à-dire ceux qui se convertissent au judaïsme) sont en réalité des « âmes juives » qui se sont perdues lorsque Satan a violé la Sainte Dame (" Shekhinah " ou " Matronit ", l’une des composantes féminines de la déité, sœur et épouse du jeune « Dieu mâle » selon « la cabale ») dans sa demeure céleste.

Les grandes autorités juives, telles que Gershom Scholem, ont prêté leur autorité à un système de supercherie et de falsifications dans tous les domaines « sensibles », les plus populaires étant les plus emplis de malhonnêteté et de falsifications, ce afin que les « non-Juifs » ne sachent rien de la manière infâmante dont ils sont considérés par « les Juifs ».

Mais la conséquence sociale de ce processus de libéralisation fut que, pour la première fois depuis les alentours de l’an 200 de notre ère [5], un « Juif » pouvait être libre de faire ce qu’il souhaitait, dans les limites du « Code civil » de son pays, sans avoir à payer pour cette liberté en se convertissant à une autre religion.

La liberté d’apprendre et de lire des livres dans les langues " modernes ", la liberté de lire et d’écrire des livres en hébreu non approuvés par les rabbins (tout livre en hébreu ou en " yiddish " devait auparavant obtenir un tel accord), la liberté de manger des aliments « non casher », la liberté d’ignorer les nombreux tabous absurdes qui régissent la vie sexuelle, même la liberté de penser – car les « pensées interdites » font partie des péchés les plus graves –, tous ces droits ont été accordés aux « Juifs » d’Europe (et par la suite à ceux d’autres pays) par des régimes européens « modernes », voire absolutistes, bien que ces derniers soient à la fois antisémites et oppresseurs.

Nicolas Ier de Russie était un antisémite notoire et avait promulgué de nombreuses lois contre les « Juifs » de son État. Mais il a également renforcé les forces de maintien de l’ordre en Russie – non seulement la police secrète, mais également la police régulière et la gendarmerie – avec pour conséquence qu’il devenait difficile d’assassiner des « Juifs » sur l’ordre de leurs rabbins, alors que dans la Pologne d’avant 1795, cela était assez facile.

L’histoire juive « officielle » le condamne donc pour ces deux chefs d’accusation.

Par exemple, à la fin des années 1830, le « rabbin saint » (Tzadik) d’une petite ville juive d’Ukraine avait ordonné qu’un hérétique soit assassiné en étant jeté dans l’eau bouillante des bains de la ville, mais les sources juives contemporaines notaient avec étonnement et horreur que la corruption n’était « plus efficace », et que non seulement les auteurs du meurtre, mais également le « Saint-Homme », furent sévèrement châtiés.

Le « régime de Metternich » de l’Autriche d’avant 1848 était notoirement réactionnaire et assez hostile aux « Juifs », mais il ne permettait pas que quiconque, même des rabbins juifs libéraux, soit empoisonné.

En 1848, lorsque le pouvoir du régime fut temporairement affaibli, la première chose que firent les dirigeants de la communauté juive de la ville galicienne de Lemberg (aujourd’hui Lvov) avec leur liberté retrouvée fut d’empoisonner le rabbin libéral de la ville, que le minuscule groupe juif local non-orthodoxe avait importé d’Allemagne.

L’une de ses plus grandes hérésies avait, d’ailleurs, été de défendre et de célébrer la cérémonie de " la Bar Mitzvah ", qui venait d’être récemment inventée – et qui est aujourd’hui centrale dans le judaïsme.

Libération depuis l’extérieur

Au cours des 150 dernières années, le terme « Juif » a donc pris un double sens, à la grande confusion de certaines personnes bien intentionnées, notamment dans les pays anglophones, qui s’imaginent que les « Juifs » qu’elles rencontrent socialement sont « représentatifs » des Juifs « en général ».

Dans les pays d’Europe de l’Est ainsi que dans le « monde arabe », les « Juifs » ont été libérés de la tyrannie de leur propre religion et de leurs propres communautés par des forces extérieures, trop tard et dans des conditions trop défavorables pour permettre un véritable changement social intériorisé.

Dans la plupart des cas, et en particulier en Israël, l’ancien concept de société, la même idéologie – en particulier vis-à-vis des « non-Juifs » – et la même conception totalement fausse de l’Histoire ont été préservés.

Cela s’applique même à certains « Juifs » qui ont rejoint les mouvements « progressistes » ou de gauche. Un examen des partis radicaux, " socialistes " et " communistes " peut fournir de nombreux exemples de chauvinistes et de racistes juifs déguisés, qui ont adhéré à ces partis simplement pour des raisons « d’intérêt juif » et qui sont, en Israël, de fervents partisans d’une discrimination « anti-Goys ».

Il suffit de vérifier combien de " socialistes " « juifs » ont réussi à publier des milliers de pages sur « le kibboutz » sans se soucier de mentionner qu’il s’agit d’une institution raciste dont les citoyens « non-Juifs » d’Israël sont rigoureusement exclus, pour voir que le phénomène auquel nous faisons allusion n’est pas du tout rare [6].

En évitant " les étiquettes " basées sur l’ignorance ou l’hypocrisie, nous voyons donc que le mot « Juif » et les mots apparentés désignent deux groupes sociaux différents et même opposés, et du fait de la politique israélienne actuelle, leur contiguïté est en train de disparaître rapidement.

D’une part, il y a la signification totalitaire « traditionnelle » évoquée ci-dessus ; d’autre part, il y a des Juifs " par descendance " qui ont intériorisé le complexe d’idées que Karl Popper a appelé « la société ouverte ».

Il y a également certains « Juifs », en particulier aux États-Unis, qui n’ont pas intégré ces idées, mais s’efforcent de les afficher ostensiblement.

Il est important de noter que toutes les prétendues « caractéristiques juives » – par lesquelles j’entends les traits que les pseudo- intellectuels en Occident attribuent aux « Juifs » – sont des caractéristiques modernes, inconnues durant la plus grande partie de l’Histoire des « Juifs » et sont apparues seulement lorsque la communauté juive totalitaire a commencé à perdre son pouvoir.

Prenez, par exemple, le fameux " sens de l’humour juif ".

Non seulement l’humour est-il très rare dans la littérature hébraïque avant le XIXème siècle et ne se trouve que pendant quelques périodes, dans les pays où la classe " supérieure " juive était relativement libre du joug rabbinique - comme l’Italie entre le XIVe et le XVIIe siècle ou l’Espagne musulmane - mais l’humour et les plaisanteries sont strictement interdits par la religion juive – sauf, de manière significative, les railleries contre les autres religions.

La satire contre les rabbins et les dirigeants de la communauté n’a jamais été intériorisée par le judaïsme, pas même dans une faible mesure, contrairement à ce qu’on peut observer pour le christianisme latin.

Il n’y avait pas de « comédies juives », tout comme il n’y avait pas de comédies à Sparte, et ce pour une raison similaire [7]. Ou prenez « l’amour du savoir » et de l’apprentissage.

À l’exception d’un savoir purement religieux, qui était lui-même dans un état dégradé et dégénéré, les « Juifs » d’Europe (et dans une moindre mesure également ceux des pays arabes) étaient dominés, avant 1780 environ, par un mépris et une haine absolus pour toute connaissance ou apprentissage à l’exclusion du " Talmud " et du mysticisme juif.

De grandes parties de « l’Ancien Testament », toute la poésie hébraïque non liturgique, et la plupart des ouvrages sur la philosophie juive n’étaient pas lus, et leurs noms mêmes ont souvent fait l’objet d’anathèmes.

L’étude de toutes les langues était strictement interdite, de même que l’étude des mathématiques et des sciences.

La géographie [8] et l’Histoire – même l’Histoire juive – étaient complètement inconnues.

Le sens critique, qui est censé être si caractéristique des « Juifs », était totalement absent et rien n’était plus interdit, craint et donc persécuté que l’innovation la plus modeste ou la critique la plus innocente.

C’était un monde plongé dans les superstitions les plus abjectes, le fanatisme et l’ignorance, un monde dans lequel la préface du premier ouvrage de géographie en hébreu (publié en 1803 en Russie) pouvait se plaindre du fait que de nombreux rabbins de tout premier plan niaient l’existence du continent américain en disant que c’était « impossible ».

Entre ce monde et ce que l’on prend souvent en Occident pour " caractériser " les « Juifs », il n’y a rien de commun, à part un malentendu sur la dénomination.

Cependant, un grand nombre de « Juifs » d’aujourd’hui sont nostalgiques de ce monde, de leur " paradis perdu ", de la société fermée et confortable dont ils n’ont pas tant été libérés qu’expulsés.

Une grande partie du mouvement sioniste a toujours voulu le restaurer – et cette partie a pris le dessus. La plupart des motivations de la politique israélienne qui, en Occident, déconcertent tant les malheureux et confus « amis d’Israël », s’expliquent parfaitement dès lors qu’elles sont considérées simplement comme une réaction, une « réaction » au sens politique que ce mot a depuis deux cents ans : un retour forcé, et à bien des égards novateur - et donc illusoire - à la société close du passé juif.

Obstacles à la compréhension

Historiquement, il est possible de démontrer qu’une société close n’est pas intéressée par une description d’elle-même, sans doute parce que toute description est en partie une forme d’analyse critique et peut donc encourager des « pensées interdites » critiques.

Plus une société devient « ouverte », plus elle est intéressée à réfléchir, d’abord de manière descriptive, puis de manière critique, sur elle-même, sur son fonctionnement présent et sur son passé.

Mais que se passe-t-il lorsqu’une faction " d’intellectuels " désire ramener une société, qui s’est déjà considérablement « ouverte » sur l’extérieur, à son ancienne condition totalitaire et close ?

Alors, les moyens mêmes du progrès et des avancées effectuées – la philosophie, les sciences, l’histoire et surtout la sociologie – deviennent les instruments les plus efficaces de la « trahison des clercs ».

Ils sont pervertis afin de servir de dispositifs de mystification, et ils dégénèrent dans ce processus.

Le judaïsme " classique " [9] avait peu d’intérêt à se décrire ou à s’expliquer lui-même auprès des membres de sa propre communauté, qu’ils soient " instruits " (aux études talmudiques) ou pas [10].

Il est significatif que l’écriture de l’Histoire juive, même dans le style annalistique le plus sec, a complètement cessé depuis l’époque de Flavius ​​ Josèphe (fin du Ier siècle) et jusqu’à « la Renaissance », où elle a été relancée pour une courte période en Italie et dans d’autres pays où les « Juifs » étaient soumis à une forte influence italienne [11].

De manière caractéristique, les rabbins craignaient l’Histoire juive encore plus que l’Histoire " générale ", et le premier livre d’Histoire " moderne " publié en hébreu (au XVIe siècle) était intitulé " Histoire des rois de France et des rois ottomans ".

Il a été suivi de quelques recueils d’Histoire traitant uniquement des persécutions subies par « les Juifs ». Le premier livre sur l’Histoire juive proprement dite [12] (traitant des " temps anciens ") fut promptement interdit et réprimé par les plus hautes autorités rabbiniques, et ne reparut pas avant le XIXème siècle.

En outre, les autorités rabbiniques de l’Europe de l’Est décrétèrent que toutes les études non talmudiques devaient être interdites, même quand on ne trouvait rien de particulier en elles qui méritât un anathème, car elles empiétaient sur le temps qu’il faudrait consacrer à l’étude du " Talmud " ou à gagner de l’argent… qui devrait être employé à subventionner les autorités talmudiques.

La seule exception à la règle concernait le temps que même un « Juif » pieux doit obligatoirement passer dans " les lieux d’aisance " – WC.

Dans cet endroit impur, les études sacrées sont interdites et il était donc permis d’y lire des livres d’Histoire, à condition qu’ils soient rédigés en hébreu et parfaitement séculiers, ce qui signifiait dans les faits qu’ils devaient être exclusivement consacrés à des sujets « non-juifs ».

On peut imaginer que les quelques « Juifs » de cette époque qui – sans doute tentés par Satan – ont développé un intérêt pour l’Histoire des rois de France se plaignaient constamment à leurs voisins de la constipation dont ils souffraient...

En conséquence, il y a deux cents ans, la grande majorité des « Juifs » était dans l’ignorance la plus noire non seulement quant à l’existence de l’Amérique, mais également quant à l’Histoire juive et à l’état contemporain de la communauté juive et ils étaient pleinement satisfaits de leur condition.

Une Histoire totalitaire

Il y avait cependant un domaine dans lequel ils n’étaient pas autorisés à rester dans l’autosatisfaction : le domaine des attaques chrétiennes contre ces passages du " Talmud " et de la littérature talmudique qui sont spécifiquement anti-chrétiens ou plus généralement « anti-Goys ».

Il est important de noter que ce défi est apparu relativement tard dans l’Histoire des relations entre « Chrétiens » et « Juifs », à partir du XIIIe siècle.

Avant cette époque, les autorités chrétiennes attaquaient le judaïsme en utilisant soit des arguments bibliques, soit des arguments généraux, mais semblaient absolument ignorants du contenu du " Talmud ".

La campagne chrétienne contre " le Talmud " a apparemment été provoquée par la conversion au christianisme de « Juifs » qui étaient bien versés dans " le Talmud " et qui furent souvent attirés par le développement de la philosophie chrétienne, avec son fort caractère aristotélicien et donc universel [13].

Il faut admettre d’emblée que " le Talmud " et la littérature talmudique – indépendamment de la tendance générale « anti-Goys » qui les traverse et qui sera examinée plus en détail au chapitre 5 de cet ouvrage – contiennent des déclarations et des préceptes très choquants visant spécifiquement le christianisme.

Par exemple, en plus d’une série d’allégations sexuelles calomnieuses et infâmes contre Jésus, " le Talmud " déclare que « sa punition en enfer » sera d’être plongé dans des excréments bouillants – une déclaration qui n’est pas exactement de nature à attacher les chrétiens dévots au " Talmud ".

On peut aussi citer le précepte selon lequel les « Juifs » ont le devoir de brûler, si possible publiquement, toute copie du « Nouveau Testament » qui tombe entre leurs mains.

Non seulement ce précepte est-il toujours en vigueur, mais il est encore pratiqué aujourd’hui. Ainsi, le 23 mars 1980, des centaines d’exemplaires du « Nouveau Testament » ont été brûlés publiquement et cérémonieusement à Jérusalem sous les auspices de " Yad Le’akhim ", une organisation religieuse juive subventionnée par le ministère israélien des cultes.

Quoi qu’il en soit, une attaque puissante et pertinente sur de nombreux points, contre le « judaïsme talmudique » s’est développée en Europe à partir du XIIIe siècle.

Nous ne nous référons pas ici à des calomnies ignorantes, telles que les accusations de meurtres rituels contre les « Juifs », propagées par des moines incultes dans des petites villes de province, mais à des discussions et débats contradictoires publics tenus devant les meilleures universités européennes de l’époque et menées dans l’ensemble de la manière la plus équitable qui puisse être en contexte médiéval [14].

Quelle fut la réponse juive – ou plutôt « rabbinique » ?

La plus simple était l’ancienne arme de la corruption et des manigances de toutes sortes.

Dans la plupart des pays européens, à toutes les époques - ou presque - il n’y avait pas de problème qui ne pût être résolu par un " pot-de-vin ".

Nulle part cette maxime n’a été aussi vraie que dans la Rome des Papes de la Renaissance. L’édition originale de la version intégrale du « Code de loi talmudique », le " Mishneh Torah de Maïmonide " , regorge non seulement des préceptes les plus offensants contre tous les « non-Juifs », mais également d’attaques explicites contre le christianisme et Jésus - chaque fois que l’auteur cite ce nom, il ajoute pieusement : « périsse le nom de l’infâme » –, a été publié dans une version non expurgée à Rome en 1480 sous Sixte IV, un pape très actif politiquement qui avait un besoin constant et urgent d’argent.

Quelques années auparavant, l’unique édition ancienne de " L’âne d’or " d’Apulée, d’où l’attaque violente contre le christianisme n’avait pas été expurgée, avait également été publiée à Rome.

Alexandre VI Borgia était également très libéral à cet égard.

Même au cours de cette période, comme avant celle-ci, il y avait toujours des pays dans lesquels une vague de persécussions " anti-Talmud " déferlait çà et là.

Mais un assaut général et bien plus conséquent contre " le Talmud " prit forme avec « la Réforme » et la « Contre-Réforme », qui amenèrent les lettrés chrétiens à des critères d’honnêteté intellectuelle plus rigoureux et à une meilleure connaissance de l’hébreu.

À partir du XVIe siècle, toute la littérature talmudique, y compris " le Talmud " lui-même, fut soumise à la censure chrétienne dans divers pays.

En Russie, cela a duré jusqu’en 1917. Certains censeurs, comme en Hollande, étaient plus laxistes, d’autres plus sévères ; et les passages offensants étaient supprimés ou modifiés.

Toutes les études modernes sur le « judaïsme », en particulier celles effectuées par des « Juifs », ont évolué à partir de ce conflit et portent à ce jour les marques indiscutables de leur origine : la tromperie, la polémique apologétique ou hostile, l’indifférence ou même l’hostilité active pour la recherche de la vérité.

Presque toutes les soi-disant " Études juives " sur le judaïsme, depuis cette époque jusqu’à nos jours, sont une polémique contre un ennemi extérieur plutôt qu’un débat interne.

Il est important de noter que c’était initialement le caractère de l’historiographie dans toutes les sociétés connues à l’exception de « la Grèce antique », dont les premiers historiens libéraux ont été attaqués par des sophistes ultérieurs pour leur manque de patriotisme !

C’était le cas des premiers historiens catholiques et protestants, qui ont polémiqué les uns contre les autres.

De même, les premières Histoires nationales européennes sont imprégnées du nationalisme le plus grossier et d’un véritable mépris pour tous les autres pays ou nations voisins. Mais tôt ou tard, il y a un moment où l’on tente de comprendre son adversaire national ou religieux et en même temps de critiquer certains aspects profonds et importants de l’Histoire de son propre groupe et ces deux développements vont de pair.

Ce n’est que lorsque « l’historiographie » devient – comme l’a si bien dit Pieter Geyl – un « débat sans fin » plutôt que la continuation de la guerre par des moyens " historiographiques ", qu’une historiographie humaine - qui vise à la fois l’exactitude et l’équité - devient possible et elle se transforme alors en l’un des instruments les plus puissants de « l’humanisme » et de l’auto-éducation.

C’est pour cette raison que les régimes totalitaires modernes réécrivent l’Histoire ou punissent les historiens.

Les exemples staliniens et chinois sont suffisamment connus.

Cependant, en ce qui concerne le totalitarisme nazi, il convient de mentionner que la persécution d’historiens allemands honnêtes a commencé très tôt [15].

La situation en Israël est analogue : les pires attaques contre moi ont été provoquées non pas par les termes violents que j’emploie dans mes condamnations du sionisme et de l’oppression des Palestiniens, mais par un de mes articles précoces sur le rôle des « Juifs » dans le « commerce des esclaves », dans lequel la dernière affaire citée datait de 1870.

Cet article a été publié avant la guerre de 1967 ; aujourd’hui, sa publication serait impossible.

Quand une société entière tente de revenir au totalitarisme, une Histoire totalitaire s’écrit, non pas sous l’effet d’une coercition venue " d’en haut ", mais sous une pression venue " d’en bas ", ce qui est beaucoup plus efficace.

C’est ce qui s’est passé dans l’Histoire juive et c’est le premier obstacle qu’il nous faut surmonter.

Mécanismes de défense

Quels étaient précisément les mécanismes - autres que la corruption - employés par les communautés juives, en coopération avec des forces extérieures, afin de parer aux attaques contre " le Talmud " et contre le reste de la littérature religieuse juive ?

Plusieurs méthodes peuvent être distinguées, toutes ayant des conséquences politiques importantes reflétées dans les politiques israéliennes actuelles.

Il serait fastidieux de fournir dans chaque cas le parallèle chez Menahem Begin ou chez le " Parti Travailliste " sioniste, mais je suis sûr que les lecteurs qui connaissent un peu les détails de la politique au Moyen-Orient pourront eux-mêmes remarquer la ressemblance.

Le premier mécanisme que je vais aborder est celui de la défiance sournoise, combinée à une conformité extérieure.

Comme expliqué ci-dessus, les passages talmudiques dirigés contre le christianisme ou contre les « non-Juifs » [16] devaient être modifiés ou supprimés – la pression était trop forte.

C’est ce qui a été fait : quelques-uns des passages les plus choquants ont été physiquement supprimés de toutes les éditions imprimées en Europe après le milieu du XVIe siècle.

Dans tous les autres passages, les expressions « Gentil » (" goy "), « non-Juif » (" einoyehudi ") ou « étranger » (" nokhri ") – qui apparaissent dans tous les plus anciens manuscrits et imprimés ainsi que dans toutes les éditions publiées dans les pays islamiques – ont été remplacées par des termes tels qu’ « idolâtre », « païen » ou même « cananéen » ou « samaritain », termes pouvant être justifiés aux yeux des profanes, mais qu’un lecteur « Juif » reconnaissait aisément comme des euphémismes pour les anciennes expressions.

Au fur et à mesure que l’attaque montait, la défense devenait plus élaborée, avec parfois des résultats tragiques et durables.

Pendant certaines périodes, la censure tsariste russe devenait plus stricte et ayant percé à jour les euphémismes susmentionnés, elle les interdisait également.

Les autorités rabbiniques leur ont alors substitué les termes « arabe » ou « musulman » (en hébreu, " Yishma’éli " – qui a les deux sens) ou occasionnellement « égyptien », en calculant à juste titre que les autorités tsaristes ne s’opposeraient pas à ce genre d’abus.

Dans le même temps, des listes « d’Omissions talmudiques » ont été distribuées sous forme de manuscrit, expliquant tous les nouveaux termes et signalant toutes les omissions et tous les passages supprimés.

Parfois, un démenti général était imprimé devant la page de titre de chaque volume de littérature talmudique, déclarant solennellement, parfois " sous serment ", que toutes les expressions hostiles de ce volume ne visaient que « les idolâtres » de l’Antiquité, voire les « Cananéens » disparus de longue date, plutôt que « les peuples sur les terres desquels nous vivons ».

Après la conquête de l’Inde par les Britanniques, certains rabbins ont recouru au subterfuge de prétendre que toute expression particulièrement désobligeante ou outrageante qu’ils utilisaient était uniquement destinée aux Indiens.

De temps en temps, les aborigènes d’Australie ont également été ajoutés à la liste des boucs émissaires.

Inutile de dire que tout ceci était un mensonge calculé du début à la fin ; et après la création de « l’État d’Israël », une fois que les rabbins se sont sentis " en sécurité ", tous les passages et expressions offensants ont été restaurés sans hésitation dans toutes les nouvelles éditions.

En raison du coût énorme qu’implique une nouvelle édition, une grande partie de la littérature talmudique, y compris " le Talmud " lui-même, est encore réimprimé à partir d’anciennes éditions.

C’est pour cette raison que les omissions talmudiques susmentionnées ont maintenant été publiées en Israël dans une édition imprimée bon marché, sous le titre " Hesronot Shas ".

Ainsi, maintenant, on peut lire assez librement – et on l’enseigne effectivement aux enfants « Juifs » – des passages comme celui qui [17] commande à chaque « Juif », lorsqu’il passe près d’un cimetière, de prononcer une bénédiction si le cimetière est « juif », mais de maudire les mères des morts [18] s’il n’est pas « juif ».

Dans les anciennes éditions, la malédiction était omise ou l’un des euphémismes était substitué à « non-Juif ». Mais dans la nouvelle édition israélienne du rabbin Adin Steinsalz (pourvue de notes explicatives et de la traduction inter-linéaire en hébreu des passages araméens de l’original, afin que les écoliers n’aient aucun doute sur ce qu’ils sont censés dire), les mots sans équivoque « non-Juifs » et « étrangers » ont été restaurés.

Sous des pressions extérieures, les rabbins ont éliminé ou modifié de manière trompeuse certains passages mais pas les pratiques réelles qui y sont prescrites. Il faut savoir - et en particulier les « Juifs » eux-mêmes doivent savoir - que depuis des siècles, notre société juive totalitaire utilise des coutumes barbares et inhumaines pour « empoisonner l’esprit » de ses membres, et qu’elle le fait toujours.

Ces coutumes inhumaines ne peuvent pas être expliquées comme une simple réaction à l’antisémitisme ou à la persécution des « Juifs » ; elles constituent une barbarie gratuite dirigée contre chaque être humain.

Un « Juif » pieux arrivant pour la première fois en Australie, par exemple, et pouvant passer près d’un cimetière aborigène, doit – comme acte d’adoration de « Dieu » – maudire les mères des morts qui y sont enterrées.

Sans affronter ce fait social réel, nous devenons tous partie prenante de la tromperie et complices du « processus d’empoisonnement » des générations présentes et futures, avec toutes les conséquences que cela entraîne.

La supercherie continue

Les savants modernes du judaïsme ont non seulement poursuivi la supercherie, mais ils ont encore " amélioré " les anciennes méthodes rabbiniques, à la fois dans l’impudence et dans le mensonge.

Je laisse ici de côté les diverses histoires de « l’antisémitisme », indignes de considération sérieuse, et ne donnerai que trois exemples « particuliers » et un exemple « général » des tromperies « savantes » plus modernes.

En 1962, une partie du « Code de Maïmonide » susmentionné, le « Livre de la connaissance », qui contient les règles les plus élémentaires de la foi et de la pratique juives, a été publiée à Jérusalem dans une édition bilingue ; la traduction anglaise faisant face au texte hébreu [19].

La version en hébreu a été restaurée dans sa pureté d’origine et le commandement d’exterminer les Juifs « infidèles » y figure dans son intégralité : « C’est un devoir de les exterminer de ses propres mains. »

Dans la traduction anglaise, ce propos est adouci comme suit : « C’est un devoir que de prendre des mesures actives pour les détruire. »

Mais ensuite, le texte hébreu précise les principaux exemples d’ « infidèles » qui doivent être exterminés : « Comme Jésus de Nazareth et ses disciples, Tzadoq et Baitos [20] et leurs disciples, périsse le nom des infâmes. »

Pas un mot de cela n’apparaît dans le texte anglais de la page en regard (78a). Et, ce qui est encore plus significatif, en dépit de la large diffusion de ce livre parmi les érudits des pays anglophones, aucun d’entre eux n’a, à ma connaissance, protesté contre cette supercherie flagrante.

Le deuxième exemple vient des États-Unis, encore d’une traduction anglaise d’un livre de Maimonide. En plus de son travail sur la codification du " Talmud ", il était également philosophe et son " Guide des égarés " est considéré à juste titre comme la plus grande œuvre de la philosophie religieuse juive, et est largement lu et utilisé même de nos jours.

Malheureusement, en plus de son attitude envers les « non-Juifs » en général et les chrétiens en particulier, Maïmonide était également un raciste " anti-noir ".

Vers la fin du « Guide », dans un chapitre crucial (livre III, chapitre 51), il explique comment diverses parties de l’Humanité peuvent atteindre la valeur religieuse suprême, le véritable « culte de Dieu ».

Parmi celles qui sont incapables de s’en approcher, on trouve « certains Turcs [i.e. la race mongole] et les nomades du Nord, les " Noirs " et les nomades du Sud, ainsi que ceux qui leur ressemblent dans nos climats.

Et leur nature est semblable à la nature des animaux muets et, à mon avis, ils ne sont pas au niveau des êtres humains ; leur niveau parmi les choses existantes est inférieur à celui de l’Homme et supérieur à celui du singe, car ils ont davantage l’image et la ressemblance de l’Homme que le singe. »

Maintenant, que fait-on avec un tel passage dans un ouvrage du judaïsme extrêmement important et incontournable ?

Allons-nous faire face à la vérité et à ses conséquences ?

A Dieu ne plaise ! Allons-nous admettre (comme l’ont fait tant de savants chrétiens, par exemple, dans des circonstances similaires) qu’une autorité juive très importante avait également des vues " anti-Noirs " farouches et par cet aveu, s’efforcer de s’éduquer à une véritable humanité ?

Qu’une telle pensée périsse !

Je peux presque imaginer les autorités juives aux États-Unis se consulter à ce sujet : « Que faire ? »

Car ce livre devait absolument être traduit en raison du déclin de la connaissance de l’hébreu chez les « Juifs » américains. Que ce soit par consultation ou par inspiration individuelle, une « solution » heureuse a été trouvée : dans la traduction américaine populaire du « Guide » écrite par un certain Friedlander, publiée pour la première fois en 1925 et reproduite depuis dans de nombreuses éditions, dont plusieurs en " format de poche ", le mot hébreu " Koushim ", qui signifie « Noirs », a simplement été transcrit par « Koushites », un mot qui n’avait aucun sens pour ceux qui ne connaissaient pas l’hébreu ou à qui un rabbin obligeant ne donnerait aucune explication orale [21].

Pendant toutes ces années, pas un mot n’a dénoncé la supercherie initiale ou les faits sociaux sous-jacents à sa perpétuation – et cela tout au long de la période exaltée des campagnes de Martin Luther King, qui ont été soutenues par tant de rabbins, sans parler d’autres personnalités juives, dont certaines devaient bien avoir conscience de l’attitude raciste " anti-Noirs " qui fait partie de leur héritage juif.

On peut supposer que bon nombre des partisans rabbiniques de Martin Luther King étaient soit des racistes " anti-Noirs " qui le soutenaient pour des raisons tactiques d’ « intérêt juif » (visant à obtenir le soutien « des Noirs » pour le judaïsme américain et la politique d’Israël, soit des hypocrites accomplis, jusqu’à la schizophrénie, capables de passer très rapidement des jouissances secrètes d’un racisme forcené à un attachement proclamé à une lutte antiraciste – et vice-versa.

Entre parenthèses, un fait supplémentaire peut être mentionné à cet égard.

Il était parfaitement possible, et apparemment respectable, pour un spécialiste « juif » de l’Islam, Bernard Lewis (qui enseignait autrefois à Londres et enseigne maintenant aux États-Unis) de publier un article dans " Encounter ", où il souligne de nombreux passages de la littérature islamique qui sont " anti-Noirs " à ses yeux, mais dont aucun n’est ne serait-ce que lointainement comparable en gravité au passage cité ci-dessus.

Il serait tout à fait impossible pour quiconque, maintenant ou dans les trente dernières années, de discuter dans toute publication américaine réputée ce passage ouvertement raciste du " Talmud " ou les nombreux autres passages talmudiques " anti-Noirs ". Mais sans la critique de toutes les parties, l’attaque contre " l’Islam " seul se réduit à de la simple diffamation.

Le troisième exemple provient d’un travail qui n’a pas de si hautes prétentions – mais qui en est d’autant plus populaire : " Les joies du yiddish " de Leo Rosten.

Cet ouvrage léger – publié pour la première fois aux États-Unis en 1968 et reproduit dans de nombreuses éditions, y compris à plusieurs reprises sous forme de " livre de poche " de la collection " Penguin " – est une sorte de glossaire de mots " yiddish " souvent utilisés par les « Juifs » ou même les « non-Juifs » dans les pays anglophones.

Pour chaque entrée, outre une définition détaillée et des anecdotes plus ou moins amusantes illustrant son utilisation, il existe également une étymologie énonçant (de manière assez exacte dans l’ensemble) la langue d’origine de ce mot, avant son entrée dans le " yiddish " et sa signification dans cette langue.

L’entrée " Shaygets " – dont la signification principale est « un enfant ou jeune homme Goy » – fait exception : l’étymologie y énonce de manière cryptique « origine hébraïque », sans donner la forme ou la signification du mot hébreu original.

Cependant, sous l’entrée " Shiksa " – la forme féminine de " Shaygets " –, l’auteur donne le mot hébreu original, " sheqetz " (ou, dans sa translittération, " sheques ") et définit sa signification en hébreu comme « souillure, imperfection ».

C’est un mensonge éhonté, comme le sait quiconque parle l’hébreu. Le " Megiddo Modern Hebrew-English Dictionary ", publié en Israël, traduit correctement " sheqetz " comme suit : « Animal impur. Créature répugnante, abomination. Fam. (prononcé shaygets) : misérable, jeune indiscipliné. Jeune Goy. »

Mon dernier exemple, plus « général », est - si possible - encore plus choquant que les autres.

Il concerne l’attitude du mouvement « hassidique » envers les « non-Juifs ».

Le " hassidisme " – une continuation et un avilissement du mysticisme juif – est toujours un mouvement vivant, avec des centaines de milliers d’adhérents actifs qui sont fanatiquement dévoués à leurs « rabbins sacrés », dont certains ont acquis une influence politique tout à fait considérable en Israël, parmi les dirigeants de la plupart des partis et plus encore dans les échelons supérieurs de l’armée.

Quelles sont donc « les vues » de ce mouvement au sujet des « non-Juifs » ?

A titre d’exemple, prenons le célèbre " Hatanya ", livre fondamental du mouvement " Habbad ", l’une des branches les plus importantes de « l’Hassidisme ». D’après ce livre, tous les « non-Juifs » sont des créatures totalement sataniques « dans lesquelles il n’y a absolument rien de bon ».

Même un embryon « non-juif » est qualitativement différent d’un embryon « juif ». L’existence même d’un « non-Juif » est « non essentielle », alors que toute la Création a été créée uniquement dans l’intérêt des « Juifs ».

Ce livre est diffusé dans d’innombrables éditions et ses idées sont également propagées dans les nombreux « discours » du " Führer héréditaire " actuel de " Habbad ", le soi-disant rabbin Loubavitch, M. M. Schneurssohn, qui dirige cette puissante organisation mondiale depuis son siège à New York.

En Israël, ces idées sont largement diffusées auprès du « grand public », dans les écoles et au sein de l’armée.

Selon le témoignage de Shulamit Aloni, membre de « la Knesset », cette propagande d’" Habbad " a été particulièrement renforcée avant l’invasion du Liban par Israël en mars 1978, afin d’inciter les médecins et les infirmiers militaires à refuser l’aide médicale aux « non-Juifs blessés ».

Ce conseil digne des Nazis ne se référait pas spécifiquement aux Arabes ou aux Palestiniens, mais simplement aux « non-Juifs », (les " Goyim ").

Un ancien Président israélien, Shazar, était un ardent adepte de " Habbad ", et de nombreux hauts responsables politiques israéliens et américains – dirigés par le " Premier ministre " Begin – l’ont publiquement courtisé et soutenu. Et tout cela malgré l’impopularité considérable du rabbin Loubavitch – il est largement critiqué en Israël parce qu’il refuse de venir en " Terre Sainte " même pour une simple visite et se maintient à New York pour des raisons messianiques obscures, alors qu’à New York, son attitude " anti-Noirs " est notoire.

Le fait que, malgré ces difficultés pragmatiques, " Habbad " puisse être publiquement soutenu par tant de personnalités politiques de " premier plan ", doit beaucoup au traitement totalement mensonger et trompeur de presque tous les érudits qui ont écrit sur le mouvement " hassidique " et sa branche " Habbad ".

Ceci s’applique particulièrement à tous ceux qui ont écrit ou écrivent à ce sujet en anglais. Ils suppriment les preuves flagrantes des anciens textes " hassidiques " ainsi que leurs implications politiques d’aujourd’hui, qui " crèvent les yeux " de n’importe quel lecteur occasionnel de la presse israélienne hébraïque, où le rabbin Loubavitch et d’autres dirigeants " hassidiques " publient constamment les déclarations et exhortations sanguinaires les plus enragées contre tous les Arabes.

A ce propos, Martin Buber fut l’un des plus grands " artisans du mensonge " et un bon exemple de la puissance de la supercherie.

Ses nombreuses œuvres faisant l’éloge de l’ensemble du mouvement " hassidique " (y compris " Habbad ") ne font à aucun moment ne serait-ce qu’une allusion aux véritables doctrines du " hassidisme " concernant les « non-Juifs " ».

Sa supercherie est d’autant plus criminelle que les ouvrages de Buber faisant l’apologie de " l’Hassidisme " ont été publiés pour la première fois en allemand au cours de la période de la montée du nationalisme allemand et de l’accession du nazisme au pouvoir.

Mais tout en s’opposant ostensiblement au nazisme, Buber glorifia un mouvement qui enseignait et professait des doctrines sur les « non-Juifs » similaires aux doctrines nazies sur « les Juifs ».

On pourrait évidemment soutenir que les Juifs " hassidiques " d’il y a soixante-dix ou cinquante ans étaient les victimes et qu’un « pieux mensonge » en faveur d’une victime est excusable. Mais les conséquences de cette supercherie sont incalculables.

Les œuvres de Buber ont été traduites en hébreu, sont devenues un élément puissant de l’éducation hébraïque en Israël, ont considérablement augmenté le pouvoir des leaders " Hassidiques " assoiffés de sang, et ont ainsi été un facteur important dans la montée du chauvinisme israélien et de la haine de tous les « non-Juifs ».

Si nous pensons aux nombreux êtres humains morts de leurs blessures parce que les infirmiers de l’armée israélienne, incités par la propagande " hassidique ", ont refusé de les soigner, une lourde part de responsabilité en incombe à Martin Buber.

Je dois préciser ici que, dans son adulation du " hassidisme ", Buber dépassait de loin les autres érudits « juifs », en particulier ceux qui écrivaient en hébreu (ou, autrefois, en " yiddish ") ou même dans les langues européennes, mais exclusivement pour un public « juif ».

Dans les questions internes d’intérêt « juif », il y avait eu jadis beaucoup de critiques justifiées contre le mouvement " hassidique ".

Leur misogynie bien plus extrême que celle commune à tous les orthodoxes « juifs », le fait qu’ils s’adonnent à l’alcool, leur culte fanatique de leurs « rabbins sacrés » héréditaires qui leur extorquaient de l’argent, les nombreuses superstitions qui leur sont propres – ces spécificités et bien d’autres traits négatifs - ont été commentés de façon critique.

Mais le « romantisme sentimental » et trompeur de Buber a triomphé, en particulier aux États-Unis et en Israël, car il était en accord avec l’admiration totalitaire de tout ce qui était « véritablement juif », et parce que certains cercles " de gauche " dans lesquels Buber avait une influence particulièrement grande ont adopté cette position.

Buber n’était pas seul dans son attitude, bien qu’à mon avis il soit de loin le pire dans le mal qu’il a propagé et l’influence qu’il a laissée derrière lui.

Il y avait le très influent sociologue et érudit de la Bible, Yehezkiel Kaufman, qui préconisait un génocide sur le modèle du " Livre de Josué " ; le philosophe " idéaliste " Hugo Shmuel Bergman, qui, dès les années 1914-15, prônait déjà l’expulsion de tous les Palestiniens vers l’Irak, et bien d’autres encore.

Tous étaient extérieurement des « colombes », mais utilisaient des formules qui pouvaient être interprétées dans le sens " anti-arabe " le plus extrême, ils avaient tous tendance à ce mysticisme religieux qui encourage la propagation de supercheries, et ils semblaient tous être des personnes " douces " qui, même lorsqu’elles préconisaient l’expulsion, le racisme et le génocide, semblaient incapables de " faire du mal à une mouche " et justement pour cette raison, l’effet de leurs manipulations était d’autant plus grand.

C’est contre la glorification de « l’inhumanité », proclamée non seulement par les rabbins mais par ceux qui sont supposés être les plus grandes et certainement les plus influentes autorités du judaïsme, que nous devons lutter.

Et c’est contre ces successeurs modernes des faux prophètes et des prêtres malhonnêtes que nous devons répéter – même face à une opinion presque unanime en Israël et au sein de la majorité des « Juifs » de pays comme les États-Unis – la mise en garde de Lucrèce contre le désir de soumettre son jugement aux déclamations des chefs religieux : " Tantum religio potuit suadere malorum " – « La religion peut mener les hommes à commettre les plus grandes atrocités. »

La religion n’est pas toujours (comme l’a dit Marx) " l’opium du peuple ", mais elle peut souvent l’être et quand elle est utilisée dans ce sens en tergiversant et en représentant de manière erronée sa vraie nature, les autorités et les " intellectuels " qui accomplissent cette tâche deviennent effectivement assimilables à des « trafiquants d’opium ».

Mais nous pouvons déduire de cette analyse une autre conclusion, plus générale, au sujet des moyens les plus efficaces et les plus horribles pour contraindre à faire le mal, à tricher et à tromper, et, tout en gardant soi-même " les mains propres ", à corrompre des peuples entiers et à les entraîner à l’oppression et au meurtre.

Car il ne peut plus y avoir le moindre doute sur le fait que les actes d’oppression les plus horribles qui sont commis en Cisjordanie soient motivés par le fanatisme religieux juif.

La plupart des gens semblent supposer que le pire totalitarisme emploie la contrainte physique et feraient référence à l’imagerie de " 1984 " d’Orwell pour un modèle illustrant un tel régime.

Mais il me semble que cette vue, quoique répandue, est grandement erronée, et que l’intuition d’Isaac Asimov, dont les ouvrages de « Science-fiction » présentent toujours la pire oppression de manière « intériorisée », est plus fidèle aux dangers inhérents à « la nature humaine ».

Contrairement aux " intellectuels " dociles de Staline, les rabbins – et plus encore « les érudits » que j’attaque ici, et avec eux toute " la basse-cour " également silencieuse des écrivains, des journalistes et des personnalités publiques qui mentent et trompent encore plus qu’elles – ne font pas face au danger de mort ou d’internement en camp de concentration, mais " seulement " à une pression sociale.

Ils mentent par " patriotisme " parce qu’ils croient que c’est leur devoir de mentir pour ce qu’ils conçoivent être « l’intérêt juif ».

Ce sont des « menteurs patriotiques » et c’est le même « patriotisme » qui les réduit au silence face à la discrimination et à l’oppression infligées aux Palestiniens.

Dans le cas présent, nous sommes également confrontés à une autre « loyauté de groupe », mais qui vient de l’extérieur du groupe et qui est parfois même plus malfaisante.

Un grand nombre de « non-Juifs » (parmi lesquels des « chrétiens », qu’il s’agisse du clergé ou de simples pratiquants, ainsi que certains marxistes de toutes appartenances) adoptent l’opinion curieuse qu’une manière de « racheter » la persécution des « Juifs », c’est de ne pas dénoncer le mal perpétré par les « Juifs », mais de participer aux « pieux mensonges » à leur sujet.

L’accusation grossière d’antisémitisme (ou, dans le cas de Juifs, de « haine de soi ») contre quiconque proteste contre la discrimination des Palestiniens ou qui souligne tout fait sur la religion juive ou le passé juif qui est en conflit avec la « version approuvée » s’accompagne d’une hostilité et d’une force plus grandes de la part des non-Juifs « amis des Juifs » que des Juifs eux-mêmes. C’est l’existence et la grande influence de ce groupe dans tous les pays occidentaux, et en particulier aux États-Unis [et en France] (ainsi que dans les autres pays anglophones) qui a permis aux rabbins et aux autorités du judaïsme de propager leurs mensonges non seulement sans opposition mais avec une aide considérable.

En fait, beaucoup d’ « anti-staliniens » autoproclamés ont simplement substitué une autre idole à leur culte, et ont tendance à soutenir le racisme et le fanatisme juifs avec une ardeur et une malhonnêteté encore plus grandes que celles des staliniens les plus dévoués du passé.

Bien que ce phénomène de soutien aveugle et " stalinien " à tout mal, tant que celui-ci est « juif », soit particulièrement marqué à partir de 1945, lorsque la vérité sur l’extermination de la communauté juive européenne est devenue connue, c’est une erreur de supposer que cela a commencé seulement à ce moment-là.

Au contraire, cela remonte à très loin, en particulier dans les milieux " sociaux-démocrates ". L’un des premiers amis de Marx, Moses Hess, largement reconnu et respecté comme l’un des premiers " socialistes " en Allemagne, s’est révélé par la suite comme un raciste et extrémiste juif, dont les idées sur la « race juive pure » publiées en 1858 ne sont pas sans comparaison avec les billevesées sur la « race aryenne pure ».

Mais les " socialistes " allemands, qui ont lutté contre le racisme allemand, sont restés silencieux sur leur racisme juif.

En 1944, au cœur de la lutte contre Hitler, le " parti travailliste " britannique approuva un plan d’expulsion des Palestiniens de Palestine, similaire aux premiers projets d’Hitler (jusqu’à environ 1941) concernant « les Juifs ».

Ce plan a été approuvé sous la pression exercée par des membres « Juifs » de la direction du parti, dont beaucoup ont ouvertement adopté, envers toutes les politiques israéliennes, le principe de « solidarité clanique », et cela dans une plus grande mesure que leurs homologues conservateurs partisans de Ian Smith l’ont jamais fait.

Mais les tabous staliniens à gauche sont plus forts en Grande-Bretagne qu’à droite, et il n’y a pratiquement pas de discussion sur le soutien des " travaillistes " à Israël, même lorsqu’il s’agit de soutenir le gouvernement de Begin.

Aux États-Unis, une situation similaire prévaut et, encore une fois, les « libéraux » américains sont les pires. [On peut dire la même chose pour les " socialistes " français, bien que la soumission à Israël soit solidement ancrée de l’extrême droite à la pseudo-" extrême gauche "].

Ce n’est pas le lieu d’explorer toutes les conséquences politiques de cette situation, mais nous devons faire face à la réalité : dans notre lutte contre le racisme et le fanatisme de la religion juive, nos plus grands ennemis ne seront pas seulement les racistes « Juifs » (et les thuriféraires du racisme) mais aussi les « non-Juifs » qui, dans d’autres domaines, sont réputés – à tort selon moi – comme des « progressistes ».

A venir : Chapitre III – « Orthodoxie et interprétation »

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NOTES :

[1] Les « Juifs » eux-mêmes se sont universellement décrits comme une communauté religieuse ou, pour être plus précis, une nation religieuse. « Notre peuple n’est un peuple qu’à cause de la Torah (loi religieuse) ». Ce dicton de l’une des plus hautes autorités juives, le rabbin Sa’adia Hagga’on, qui vivait au Xème siècle, est devenu proverbial.

[2] Par l’Empereur Joseph II en 1782.

[3] Par exemple, dans ses " Origines du totalitarisme ", dont une partie considérable est consacrée aux « Juifs ».

[4] Avant la fin du XVIIIème siècle, les « Juifs » allemands n’étaient autorisés par leurs rabbins à écrire en allemand qu’en lettres hébraïques, sous peine d’être excommuniés, flagellés, etc.

[5] Quand par un accord entre « l’empire romain » et les dirigeants « juifs » (la dynastie des Nesi’im) tous les « Juifs » de l’Empire ont été soumis à l’autorité fiscale et disciplinaire de ces dirigeants et de leurs « tribunaux rabbiniques », qui de leur côté s’engagèrent à faire régner l’ordre chez les « Juifs » ...

[6] Je ne suis pas socialiste. Mais j’honore et respecte les personnes qui ont des principes avec lesquels je suis en désaccord, si elles font un effort honnête pour être fidèles à leurs principes.

En revanche, il n’y a rien de plus abject que l’utilisation malhonnête de principes universels, vrais ou faux, pour les fins égoïstes d’un individu ou, pire encore, d’un groupe.

[7] En fait, de nombreux aspects du judaïsme orthodoxe ont apparemment été dérivés de Sparte, à travers l’influence politique funeste de Platon. Sur ce sujet, voir les excellents commentaires de Moses Hadas, " Hellenistic Culture, Fusion and Diffusion ", Columbia University Press, New York, 1959.

[8] Y compris la géographie de la Palestine et son emplacement même. C’est ce que montre l’orientation de toutes les synagogues dans des pays tels que la Pologne et la Russie : les « Juifs » sont censés prier face à Jérusalem et les « Juifs » européens, qui n’avaient qu’une vague idée de l’endroit où se trouvait Jérusalem, ont toujours supposé qu’elle était " plein Est ", alors que pour eux, elle était plutôt au Sud.

[9] Tout au long de ce chapitre, j’utilise la formule « judaïsme classique » pour désigner le judaïsme rabbinique tel qu’il est apparu après environ l’an 800 et a duré jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. J’évite de parler de « judaïsme normatif », formule que beaucoup d’auteurs utilisent avec à peu près le même sens, car à mon avis, elle a des connotations injustifiées.

[10] Les œuvres de « juifs hellénistiques », comme Philon d’Alexandrie, constituent une exception. Ils ont été écrits avant que le judaïsme classique ait atteint une position d’hégémonie exclusive. En effet, ils ont été subséquemment réprimés et censurés chez les « Juifs », et ont survécu uniquement parce que les moines chrétiens les ont trouvés " plaisants ".

[11] Pendant toute la période allant de l’an 100 à 1500, les lettrés « juifs » n’ont produit que deux ouvrages (de ce type) : un livre de voyage et une histoire des études talmudiques – un livre court, inexact et aride, composé en outre par un philosophe méprisé (Abraham ben-David, Espagne, 1170).

[12] Me’or ‘Eynayim par’ Azarya de Rossi de Ferrare, Italie, 1574.

[13] Les cas de conversion les plus connus eurent lieu en Espagne ; par exemple (pour utiliser les noms chrétiens qu’ils ont adopté) Maître Alfonso de Valladolid, converti en 1320, et Paul de Santa Maria, converti en 1390 et nommé " évêque de Burgos " en 1415. Mais de nombreux autres cas peuvent être cités partout en Europe occidentale.

[14] Le ton de ces disputes et leurs conséquences étaient assurément largement préférables à ce qui se passait dans le cas des chrétiens accusés « d’hérésie » ; voir, par exemple, les controverses qui aboutirent à la condamnation d’Abélard ou des franciscains de stricte observance.

[15] En 1874, H. Ewald, un professeur à Göttingen, a été emprisonné pour avoir exprimé des vues « incorrectes » sur les conquêtes de Frédéric II cent ans plus tôt

[16] En fin de compte, quelques autres passages ont également dû être supprimés, tels que ceux qui semblaient théologiquement absurdes (par exemple, où Dieu est décrit comme s’adressant des prières à lui-même, ou pratiquant physiquement certaines des pratiques requises du " Juif individuel ") ou ceux qui ont célébré trop librement les frasques sexuelles d’anciens rabbins.

[17] Tractate Berakhot, p. 58b.

[18] « Ta mère sera couverte de confusion, Celle qui vous a enfantés rougira de honte... », Jérémie, 50:12.

[19] Publié par " Boys Town ", Jérusalem et édité par Moses Hyamson, l’un des savants les plus réputés du judaïsme en Grande-Bretagne.

[20] Les supposés fondateurs de la secte " sadducéenne ".

[21] Je suis heureux d’annoncer que, dans une traduction récente (Chicago University Press), le mot « Noirs » apparaît, mais ce volume très lourd et très coûteux risque peu, pour l’instant, de tomber en de « mauvaises » mains.

De même, en Angleterre au début du XIXe siècle, les livres radicaux (tels que ceux de l’anarchiste William Godwin) étaient autorisés à paraître, à condition qu’ils soient publiés dans des éditions très onéreuses.