Guerre aux chômeurs : Macron veut conditionner le RSA à un minimum d’activité !

, par  DMigneau , popularité : 0%

Guerre aux chômeurs : Macron veut conditionner le RSA à un minimum d’activité !

© AFP/Ludovic MARIN

Ce mardi, Gabriel Attal a annoncé qu’en cas de réélection Macron pourrait conditionner le RSA à un niveau d’activité minimal. Cette nouvelle " promesse électorale " confirme à nouveau l’ampleur de la guerre sociale que prépare Macron pour 2022.

Invité sur " France 2 " ce mardi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement Macron, a déclaré qu’il n’était pas à exclure que Macron propose de conditionner le RSA à un minimum d’activité s’il était réélu.

" La logique qu’on porte, c’est celle de dire que les devoirs ouvrent les droits, et non l’inverse. Ce ne sont pas les droits qui ouvrent les devoirs " a-t-il déclaré.

En " ligne de mire ", les chômeurs, à qui Emmanuel Macron semble décidé à mener la guerre après 2022 dans la continuité de son premier quinquennat et de la réforme de " l’assurance-chômage ".

Comme l’a revendiqué Attal lui-même, cette nouvelle annonce n’est pas sans rappeler le récent " Contrat engagement jeunes " de 500 euros maximum qui prévoit un revenu pour les jeunes à " ramener sur le chemin de l’emploi "… " à condition qu’ils réalisent un certain nombre d’heures de formation  ».

La nouvelle promesse " macronienne " partage en tout cas le même objectif : poursuivre la dynamique « néolibérale » de contractualisation des aides sociales et d’institutionnalisation de la précarité.

En arrière-plan, il s’agit de rejouer la traditionnelle partition " pro-patronale " de l’assistanat prétendu des classes populaires dans la droite lignée de l’attaque sans précédent que constituait déjà la réforme de " l’assurance chômage ".

Comprenez, la trop grande " générosité " du système de chômage serait un frein à la recherche de l’emploi. Une rhétorique scandaleuse qui vise à " responsabiliser " les chômeurs de leur " non recrutement " et à faire oublier que le taux de chômage reste massif.

Cette fois c’est près de 1,91 millions de foyers – selon le relevé de la « Caisse nationale des allocations familiales » en 2021 - qui seraient concernés. Rappelons, à ce propos, que les personnes bénéficiant du " Revenu de Solidarité Active " vivent déjà bien en deçà du « Seuil de pauvreté ».

Ce dernier s’élevant à 1 102 euros par mois en France, quand que le RSA est de 565 euros par mois.

Après avoir communiqué sa volonté " de nous faire travailler plus longtemps ", en reculant l’âge de la retraite à 65 ans, le gouvernement ne compte pas reculer dans son sprint « néolibéral ».

Dans une logique de " devoirs " offrant des " droits ", le porte-parole de Macron, reprend une nouvelle fois à son compte le vocable de la droite « conservatrice » dure et un triptyque " travail, mérite et responsabilité ".

Du côté du patronat, on devrait se féliciter de pareille mesure, tant elle sonne comme la promesse d’emplois précaires et de salariés à bas coût.

Cette nouvelle attaque anti-sociale vient réaffirmer la ligne profondément anti-sociale et « néolibérale » du gouvernement Macron.

En pleine séquence électorale, le " candidat des riches ", multiple les gages adressés à la bourgeoisie et les promesses d’attaques contre les travailleurs et le chômeurs.

Alors que le coût de la vie augmente chaque jour un peu plus, il est nécessaire de dénoncer fermement et massivement ces attaques et de préparer dès aujourd’hui la contre-offensive, en affirmant " haut et fort " que non, ce n’est pas aux plus précaires de payer la crise !

Nathan ERDEROF

Revolutionpermanente.fr