Amélie de Montchalin à l’OCDE : ces postes d’ambassadeurs français dont vous ignoriez l’existence

, par  DMigneau , popularité : 0%

Amélie de Montchalin à l’OCDE : ces postes d’ambassadeurs français dont vous ignoriez l’existence

Le diplomate Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France aux Nations unies. Getty Images via AFP

Avec la nomination de l’ex-ministre de " la Transformation et de la Fonction publique " à la représentation de la France à l’OCDE, « l’Organisation de coopération et de développement économiques », certains ont découvert l’existence d’un poste d’ambassadeur. En effet, la France est non seulement présente dans 163 pays, mais elle est aussi représentée dans 27 organisations internationales.

Ambassadrice de quoi ?

Ce mercredi 23 novembre, l’ancienne « Secrétaire d’État » aux " affaires européennes ", Amélie de Montchalin, a été nommée " ambassadrice de France " à l’OCDE, « l’Organisation de coopération et de développement économiques », succédant ainsi à Muriel Pénicaud – ancienne ministre " du Travail ".

Un poste méconnu par beaucoup de Français et pourtant très convoité par les diplomates, en raison notamment de ses responsabilités, de sa localisation à Paris et de sa rémunération.

Rappelons que l’OCDE a pour mission de promouvoir les politiques qui améliorent le " bien-être économique et social " partout dans le monde. Le rôle de la France est donc de représenter la position et les intérêts français ; débattre des affaires politiques et stratégiques et prendre part au processus de décision multilatéral.

L’ambassadeur à l’OCDE peut aussi porter certaines mesures. Muriel Pénicaud a notamment été à l’initiative du " Programme international pour l’action sur le climat " (IPAC) pour aider les pays à mesurer et mettre en œuvre leurs " engagements climatiques " en prenant en compte leurs dimensions écologiques, économiques et sociales.

En plus de ses 163 ambassades à l’étranger, la France compte ainsi 27 délégations dans des organisations internationales

Les diplomates français, qui changent de poste tous les trois ou quatre ans peuvent à chaque nouvelle " phase de vœux ", sélectionner des organisations internationales.

Des postes généralement très prisés en raison du haut niveau de responsabilités qu’ils impliquent, de leurs localisations – dans des grandes villes – et des rémunérations qui les accompagnent.

En 2019, deux membres de la " commission des finances " du Sénat, le " centriste " Vincent Delahaye et le " socialiste " Rémi Féraud se sont penchés sur les rémunérations du ministère des Affaires étrangères.

Dans leur rapport fouillé, ils expliquent que dans les capitales européennes, un chef de poste diplomatique perçoit entre 16 000 et 17 000 euros de salaire brut par mois.

ONU, UE, FMI…

Les ambassadeurs de France dans les organisations internationales ont donc vocation à relayer la position des autorités françaises lors des réunions – officielles ou informelles –, ou d’un processus décisionnel, par exemple.

Ils sont, comme dans les ambassades à l’étranger, accompagnés d’une équipe de diplomates pour les aider : des représentants permanents adjoints, des conseillers et en fonction des missions, de services spécialisés (affaires juridiques, économiques, culturelles…).

Parmi ces postes, l’un des plus connus en dehors de l’OCDE est sans doute celui de la France aux Nations unies.

Depuis 2019, cette place est occupée par Nicolas de Rivière qui siège au « Conseil de sécurité » – dont la France est l’un des cinq membres permanents – et dans tous les organes où la France est représentée, notamment « l’Assemblée générale » des Nations unies.

Une autre délégation prestigieuse et " rêvée " des agents du Quai d’Orsay est celle de « l’Union européenne », située à Bruxelles – soit à 1 h 30 de Paris en train. Son rôle est central dans « la conduite des négociations au sein des instances du " Conseil de l’Union européenne " et les relations avec les autres institutions, en particulier le " Parlement européen " et la " Commission européenne " », peut-on lire sur le site « Internet » de la délégation.

Plus précisément, la représentation dirigée par Philippe Léglise-Costa, ancien conseiller du président François Hollande, participe à l’élaboration et à la conduite de l’ensemble des politiques de « l’Union européenne » (marché intérieur, agriculture, pêche, consommation, tourisme, transports, santé, relations extérieures…).

Les Français sont également représentés à « l’Organisation mondiale du commerce » (OMC). Supervisée par Étienne Oudot de Dainville, elle œuvre sur la politique commerciale unilatérale au sein de la communauté diplomatique genevoise et relaie l’avis de la France.

« L’Hexagone » a aussi une représentation auprès du " Fonds monétaire international " (FMI), de " l’Organisation de l’Union africaine " (OUA) à « l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture » (Unesco) et de la " Banque internationale pour la reconstruction et le développement " (BIRD) notamment.

Mathilde KARSENTI

Marianne.fr