Une étudiante en médecine " jette l’éponge " pour ne pas participer au massacre de la médecine

, par  DMigneau , popularité : 0%

Une étudiante en médecine " jette l’éponge " pour ne pas participer au massacre de la médecine

Je n’ai pas mentionné son nom, bien sûr.

Comme les « soignants » suspendus, qui étaient les plus consciencieux de la profession, c’est encore un des meilleurs éléments qui est perdu pour la médecine.

Ne restera-t-il pour prendre la relève que les moins scrupuleux ? Ceux qui s’arrangent avec leur conscience et avec le « Serment d’Hippocrate » ?

Ceux-là pensent-ils que cette confiance que nous avions acquise auprès de nos patients au cours des siècles à coup de sagesse et de dévouement est un bien impérissable qu’aucune lâcheté ou vilénie ne saurait remettre en question ?

Le réveil sera brutal, j’en fais la prophétie.

Comme disait Kant : " Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t’écrase avec le pied. "

Respect, Mademoiselle " l’ex-étudiante en médecine ". Vous méritez d’aller loin, même si ce n’est pas sur cette planche pourrie que devient (qu’est devenue ?) la médecine.


XY, étudiante en 4ème année à la faculté de médecine de Grenoble

Au Président et membres du « Conseil de l’Ordre des Médecins de l’Isère »

Bât A, 1 BD de la Chantourne

38700 La Tronche

Objet : Demande d’un RDV pour échanger sur les raisons qui me font arrêter mes études de médecine

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux, Chers Professeurs, Chers Docteurs, Chers Maîtres,

Etudiante en 4 ème année de médecine à la rentrée 2021/2022, j’ai reçu récemment un courrier de la scolarité de la " Faculté de Médecine " de Grenoble relatif à la fin de ma " période de césure " (sollicitée suite à la promulgation de la " Loi du 5 aout 2021 ").

J’ai répondu au Doyen de la « Faculté » en le remerciant très sincèrement de m’avoir accordé ce temps de réflexion et pour la bienveillance dont il avait fait preuve à mon égard ; puis en lui annonçant, avec un profond regret, ma décision de ne pas poursuivre mes études de médecine, après ces 3 années et quelques mois, passés au sein de sa " Faculté ".

Voici l’essentiel de mes propos.

C’est vraiment à contrecœur que je prends cette décision, mais en pleine conscience - et je l’espère - avec bon sens, sagesse et rationalité : Je m’étais, en effet, engagée " en médecine " avec pour ambition de soigner mon prochain, d’agir toujours " en conscience ", avec probité et honnêteté vis-à-vis de lui, sans jamais déroger au code d’honneur du « Serment d’Hippocrate », un serment sur lequel tout le monde jure sans toutefois, j’en ai le sentiment, en mesurer l’importance, les conséquences, et sans être prêt à en respecter tous les engagements, en toutes circonstances, et " quoi qu’il en coûte ".

J’aime profondément étudier. J’aime apprendre comment fonctionne le corps et l’esprit humain, comprendre les pathologies et aller chercher quelles sont les récentes avancées médicales, scientifiques et technologiques pour trouver celles qui vont pouvoir profiter à mon patient.

J’aime me réjouir avec les patients qui guérissent et écouter, accompagner tous ceux qui en ont besoin. J’étais prête à faire face aux difficultés qui jalonnent le parcours d’un médecin.

Malheureusement, aujourd’hui, je ressens que " soigner " comme on me demandera de le faire, ne sera pas en accord avec mes convictions, et que je ne serai pas en mesure de respecter le « Serment d’Hippocrate » qu’on me demandera de prêter à l’issue de mes études.

Je croyais que « la Médecine » avait avant tout pour ambition suprême de soigner toutes les personnes, " coûte que coûte ", et qu’en tant que « médecin » je serais libre d’agir dans le seul intérêt de mon patient, dans le respect du recueil de son consentement libre et éclairé, et guidée par mes connaissances, la sagesse acquise lors de mes formations et de mes expériences, et ma capacité de discernement.

Les deux ans qui viennent de s’écouler m’ont montré que " la médecine ", telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui - et le sera de plus en plus - n’est pas " en phase " avec l’idée que je m’en faisais.

J’ai toujours pensé pouvoir exercer ma vocation, sans pression d’aucune sorte et surtout en toute indépendance des " lobbies financiers ", croyant naïvement que la " mission de soigner " résistait à " l’appât de l’argent ", à " l’appel du pouvoir " et à la satisfaction de l’égo tel que le souligne notre serment : " Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. "

Nous devons également jurer : " Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. "

Comment comprendre alors le refus de soin imposé pendant ces deux années ?

En effet, comment a-t-on pu " déconseiller " voire interdire à des gens qui avaient besoin de soins de se rendre chez leur médecin ?

Comment a-t-on pu leur dire, sans prendre le temps de les ausculter, de rester - ou de retourner - chez eux juste avec du " Doliprane " ?

Comment accepter tout cela lorsque l’on sait que le simple fait d’accueillir, écouter et accompagner avec compassion le patient participe significativement à sa guérison et à son " mieux être " ?

Nous devons aussi prononcer : " Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. "

Mais comment concilier cette promesse avec l’obligation faite aux patients de disposer d’un " Pass sanitaire " ou de s’être administré au préalable une molécule sur laquelle il y a peu de recul pour avoir le droit de " se faire soigner " ?

Dans l’état actuel des données scientifiques, est-il raisonnable d’exiger ce geste des patients, des « professionnels de santé », a fortiori des étudiants des filières " Santé ", dont le jeune âge aurait mérité que s’applique un élémentaire principe de précaution ?

J’ai aussi très mal vécu de voir en septembre 2021 des collègues soignants " suspendus ", sans aucune considération ni égard pour leurs états de service antérieurs, leur dévouement aux patients et leur loyauté à leur institution.

Pouvons-nous supporter de les voir toujours sans aucun revenu pour avoir refusé d’aller à l’encontre de leurs convictions ou de leurs arguments médicaux ?

Ces « soignants » étaient pourtant prêts à d’autres mesures de protection au contact des malades.

De voir tous ces professionnels, qui se sont dévouées pendant tant d’années pour le bien de leurs prochains, perdre leur travail, leur statut social, parfois ne plus pouvoir subvenir aux besoins de leur famille voire manger à leur faim a été pour moi d’une grande violence.

(J’ai personnellement vu des soignants se servir de la nourriture issue des poubelles)

Comment proclamer encore : « J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. »... et dans le même temps précipiter de force, sous l’influence de la peur, vers une thérapie expérimentale des millions de personnes, en abusant de la confiance aveugle qu’ils ont dans « la Médecine » et la science représentée par certains " experts ".

Quelle folie s’est emparée de la " communauté médicale " pour accepter tout ça sans sourciller, au mépris de tous les principes qui faisaient consensus avant 2020 ?

Comment prononcer les mots suivants : " Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. "

Ou encore : " Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. ", alors que nous avons tous pu constater durant ces deux années à quel point le milieu politique et médical est parfois corrompu et ce au " plus haut niveau ", par les laboratoires pharmaceutiques et les " cabinets de conseil " privés ?

Qu’il n’y ait pas de méprise : je ne doute pas de la probité et de l’honnêteté de la majorité des médecins et des « soignants » en France.

En revanche, je doute désormais de la capacité du plus grand nombre à prendre du recul et à assumer avec courage le serment qu’ils ont prononcé dès lors que la situation devient un peu compliquée et que leurs intérêts personnels soient en jeu.

Je crains, malheureusement, qu’une petite poignée de gens bien placés, suffisent à corrompre l’ensemble d’un système.

Comment a-t-il été rendu possible d’en venir à expliquer à nos patients que nous pouvions leur imposer des soins inutiles pour eux-mêmes - comme l’est le " vaccin " contre le " covid " sur pour les personnes non à risque de forme grave, notamment les enfants, les adolescents et les jeunes adultes) et inutiles pour protéger les autres (puisqu’avec ou sans " vaccins ", il n’y a pas de différence dans la transmission), tout en laissant l’industrie qui les produit engranger 36,8 milliards d’euros sur ce seul et unique produit ?

Enfin, comment pourrai-je oser jurer : " Je ne provoquerai jamais la mort délibérément " et accepter de laisser des gens sans soins, des personnes âgées mourir loin de leurs proches et dans la solitude la plus abjecte.

Non, décidément, cette " médecine " qu’on nous propose " d’exercer " n’est vraiment pas celle que j’avais envisagée. Des lits ferment, des services d’urgence ferment, des collègues souffrent, des patients meurent, de maladie ou d’abandon ...

Ce n’est pas ma définition de « la Médecine ».

Je n’ai pas signé pour cela.

Pas pour abandonner, tromper ou laisser mourir.

Pas pour être le " bouc émissaire " de décisions qui ne sont plus motivées par notre mission de soins et le respect de notre serment, mais on dirait bien par la seule ambition dévorante ou la folie de certains individus.

Alors ma décision, je la prends avec regret, car j’aime profondément " la Médecine ". C’est ma vocation, mais je la prends avec la sagesse que m’inspire " l’Ecclésiaste " : " Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir ".

Je reste reconnaissante pour tous les enseignements reçus pendant ces trois belles années. Ils ont été intellectuellement riches et demeureront un bagage de connaissances et de principes utiles qui continueront de m’accompagner.

En vous remerciant de votre attention, et en espérant que ma lettre saura susciter en vous des interrogations ou des éclairages à m’apporter, je suis pour ma part à votre entière disposition pour un échange constructif et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux mes sincères et respectueuses salutations.

XY, Etudiante en 4e année à la " Faculté de Médecine " de Grenoble,

Le 6 juin 2022

Doctorix,

complotiste

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