Soutien de Taubira puis de Mélenchon : la " Primaire populaire " fait son " mea culpa "

, par  DMigneau , popularité : 0%

Soutien de Taubira puis de Mélenchon : la " Primaire populaire " fait son " mea culpa "

Un constat d’échec, alors que le vote, qui a réuni plus de 392 000 participants, avait été présenté comme un « big bang démocratique » par ses créateurs, Samuel Grzybowski et Mathilde Imer. Thomas COEX / AFP

Le collectif à l’origine de la " Primaire populaire ", remportée par Christiane Taubira, à " présenté ses excuses " dans un long message. Alors que l’ex-« garde des Sceaux » a dû " jeter l’éponge " faute de parrainages, la " Primaire populaire " a finalement apporté son soutien à Jean-Luc Mélenchon dans la course à l’Élysée, suscitant divisions et départs au sein du mouvement.

Après son " explosion " en plein vol, la " Primaire populaire " à tenu à faire une mise au point. Dans un long courriel adressé ce mercredi 16 mars à ses soutiens, le " collectif citoyen " a fait son " mea culpa ", justifiant par ailleurs les raisons qui l’ont poussé à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

" La façon dont a été prise cette décision a généré tout autant d’enthousiasme que de colère, de compréhension que de défiance, de remerciements que de haine.

Nous présentons toutes nos excuses à celles et ceux qui ont été déçus par cette décision ou par la manière dont elle a été prise ", a fait savoir l’équipe de la " Primaire populaire " aux votants qui ont participé au scrutin " en ligne ".

Le ralliement au chef de file de " la France Insoumise " le 5 mars dernier avait en effet provoqué de vives réactions après l’abandon de Christiane Taubira, – déclarée " gagnante " de la " primaire " –, dans la course à l’Élysée, faute de parrainages suffisants.

Jean-Luc Mélenchon, arrivé en troisième position à l’issue du vote fin janvier, a été préféré à " l’écologiste " Yannick Jadot, pourtant arrivé deuxième place. Une décision du " conseil d’administration " de la " Primaire populaire " qui a suscité l’incompréhension, notamment au sein du mouvement.

" NOUS N’AVONS PAS RÉUSSI À RASSEMBLER "

Un constat d’échec, alors que le vote, qui a réuni plus de 392 000 participants, avait été présenté comme un " big bang démocratique " par ses créateurs, Samuel Grzybowski et Mathilde Imer.

Pari raté et dont l’équipe précise qu’une nouvelle consultation aurait été impossible à mettre en œuvre à un mois de l’élection.

" À celles et ceux qui n’ont pas compris pourquoi nous abandonnions le rassemblement : nous n’avons pas réussi à rassembler, les partis politiques en sont responsables. (...)

À celles et ceux qui se sont sentis trahis par cette décision : nous avons renoncé à une nouvelle consultation trop longue et coûteuse à mettre en œuvre à un mois de l’élection ", se justifie désormais le collectif.

Mais pour les moins amers d’entre eux, la " Primaire populaire " les invite à rejoindre l’équipe des " Victoires populaires ", nouveau collectif destiné à faire campagne pour le candidat de " la France Insoumise ", expliquant qu’ " il s’agit désormais de parier sur le candidat le plus à même d’arriver au second tour et faire gagner les justices sociales et environnementales en 2022, avec enthousiasme et indépendance ", ont-ils écrit dans le courriel.

Hakim MOKADEM

Marianne.fr