Remaniement : Jean Castex présente la démission de son gouvernement

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Remaniement : Jean Castex présente la démission de son gouvernement

Jean Castex lors de son dernier conseil des ministres, le 11 mai.
Ludovic MARIN / AFP

C’est le coup d’envoi du remaniement. Jean Castex a présenté, ce lundi 16 mai, sa démission et celle de son gouvernement à Emmanuel Macron. La nomination de son ou sa successeure devrait désormais intervenir sous peu.

Ça y est ! Jean Castex vient officiellement de " démissionner " de son poste de « Premier ministre », ouvrant la voie à la nomination d’un nouveau gouvernement, ce lundi 16 mai.

Sa lettre de démission était prête depuis plusieurs jours. " C’est une nouvelle ère qui s’ouvre ", a commenté dimanche auprès du " Parisien " Jean Castex. Celui qui s’est autoproclamé " Premier ministre de l’intendance " a affirmé partir " sans remords, ni regret ", après vingt mois à Matignon.

Les yeux se tournent désormais vers le chef de l’État Emmanuel Macron, qui reçoit le président du « Conseil européen » Charles Michel pour le déjeuner.

Il avait assuré, il y a une semaine à Berlin, qu’il connaissait déjà le nom de son prochain « Premier ministre », doté selon lui d’un profil " social ", " écologique " et " productif ".

Depuis, les rumeurs vont bon train même si très peu de personnes sont dans " le secret des dieux ". Seule certitude, croit savoir son entourage, ce sera une femme. D’autant que 74 % des Français sont " pour ", selon un sondage « Ifop » publié dans le " Journal du dimanche ".

Spéculations

Plusieurs noms ont émergé ces dernières semaines. Après ceux de la ministre du Travail Élisabeth Borne et de l’ex-ministre de la Santé Marisol Touraine, le nom qui revient avec insistance est celui de la méconnue Catherine Vautrin, ancienne ministre de la " Cohésion sociale " de Jacques Chirac, qui avait apporté son soutien à Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle.

Problème : cette ancienne députée " LR ", qui avait milité contre le mariage homosexuel en 2012 et 2013, hérisse " à gauche " et au sein de la majorité.

Pointe aussi le nom de la vice-présidente du Sénat Valérie Létard, estampillée " bébé Borloo " pour avoir débuté en politique à Valenciennes au côté du " centriste " Jean-Louis Borloo, avant d’être " secrétaire d’État " chargée des " technologies vertes " dans son ministère de l’Écologie de 2009 à 2010, au sein du gouvernement Fillon.

Elle coche aussi la " case sociale " puisqu’elle a été secrétaire d’État à " la Solidarité " dans le même gouvernement Fillon de 2007 à 2009.

Le mystère devrait être levé dans les prochaines heures.

La Rédaction

Marianne.fr