Psychodrame chez " EELV " après la quasi-bousculade Piolle-Rousseau

, par  DMigneau , popularité : 0%

Psychodrame chez " EELV " après la quasi-bousculade Piolle-Rousseau

Eric Piolle, Delphine Batho, Sandrine Rousseau et Yannick Jadot. AFP

Julien Bayou, secrétaire général d’ " EELV ", a mené l’enquête sur la bousculade survenue en présence d’Éric Piolle et de Sandrine Rousseau aux " universités d’été " du parti. Dans un message interne adressé au " Conseil fédéral " d’ " EELV ", il joue les " juges de paix ", quitte à gonfler dans des proportions un rien ridicules un accroc regrettable mais anecdotique.

Personne n’était disponible au SRPJ. Pour résoudre " l’affaire de la bousculade " entre Sandrine Rousseau et Éric Piolle, qui a éclaté jeudi dernier lors de l’ouverture des " universités " d’ " Europe Ecologie-Les Verts " de Poitiers, c’est donc " l’inspecteur " Julien Bayou, secrétaire général d’ " EELV ", qui s’est chargé des investigations et a joué les " juges de paix ", dans un message interne adressé au " Conseil fédéral " d’ " EELV ".

L’unité du parti avant tout, quitte à gonfler dans des proportions un rien ridicules un accroc regrettable mais anecdotique.

Rappelons le déroulement des événements : vendredi 20 août, " Le Figaro " rapporte que le maire de Grenoble, Éric Piolle, aurait " bousculé " la veille sa rivale à la " primaire écologiste " en vue de l’élection présidentielle, Sandrine Rousseau.

https://www.lefigaro.fr/politique/chez-les-ecologistes-les-balles-sifflent-en-silence-20210820

" C’était très violent. Cela prouve un peu de fébrilité et de manque de confiance ", aurait déclaré cette dernière au quotidien. L’entourage d’Éric Piolle dénonce immédiatement une " pure invention ".

Dans la soirée, Sandrine Rousseau explique sur " Twitter ", dans un message depuis supprimé, que " ce n’[était] pas une invention " et que « ce n’était pas " très " violent ».

" Libération " donne le fin mot de l’histoire samedi : « En réalité, Sandrine répondait à des journalistes quand Piolle est arrivé avec une " horde " de micros et de caméras. Ils n’ont pas changé de trajectoire malgré la présence de Sandrine, ça a créé une bousculade. La violence était plutôt symbolique  », explique l’entourage de la candidate à nos confrères.

https://www.liberation.fr/politique/sandrine-rousseau-bousculee-par-eric-piolle-le-figaro-dementi-par-la-candidate-20210821_SX42S3S43FG4DMKUCVJVMNU4AU/

Entre-temps, plusieurs vidéos ont montré que, si " bousculade " il y a eu, Éric Piolle n’était pas impliqué dans l’incident. Sandrine Rousseau publie - quant à elle - une photo où elle pose tout sourire aux côtés d’Éric Piolle, légendée " la love ecology ".

https://twitter.com/sandrousseau/status/1428812037258350597?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1428812037258350597%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fpolitique%2Fecolos%2Fpsychodrame-chez-eelv-apres-la-quasi-bousculade-piolle-rousseau

APPEL À LA VIDÉO

Fin du psychodrame ?

Pas du tout ! Comme nous l’expliquions plus haut, Julien Bayou, pour " calmer la tempête dans un verre d’eau ", s’est fendu d’un long message interne, diffusé sur " Twitter " et que le secrétaire national a reconnu avoir envoyé auprès de " Marianne ".

" Il vaut mieux un gros stop qu’une rumeur militante qui persiste. C’est précisément parce que Sandrine Rousseau a refusé de clarifier que nous avons dû sortir le mail ", nous explique son entourage.

Le mail en question vaut le détour : « Évidemment en tant que Secrétaire national d’ " EELV ", je ne peux laisser passer un signalement de violence physique sans réagir. Et en tant que garant du bon déroulement de la " primaire " je ne peux pas laisser non plus passer l’idée qu’un candidat aurait été violent quand ça n’est pas le cas. J’ai donc mené une enquête. Elle conclut à l’innocence d’Éric Piolle  », écrit " l’instructeur de bac à sable ", lequel s’estime dans l’obligation de partager publiquement " les éléments qui dédouanent entièrement Éric Piolle ".

Mais le recours à la VAR pour arbitrer ce " litige " plonge le secrétaire général dans des abîmes de perplexité. " On voit qu’Éric Piolle change de trajectoire, salue les trois et me rencontre juste derrière ", constate-t-il. Mais il ne faudrait surtout pas minimiser les faits : " Évidemment, je ne peux, en tant qu’homme, juger du caractère de violence symbolique que constitue le fait d’interrompre une candidate en pleine interview pour la saluer avant de continuer son chemin ", écrit Julien Bayou.

Ce qui constitue une agression caractérisée, c’est bien connu.

Les " nœuds dans la tête " ne s’arrêtent pas là : " Ne pas se saluer eut été problématique également, d’autant qu’Eric n’a pas manqué de saluer les hommes également en pleine interview ", remarque ainsi Julien Bayou.

Pauvre Éric Piolle ! Quoi qu’il fasse, le maire de Grenoble aurait donc commis un impair. Soucieux de sortir de cette crise " par le haut ", Julien Bayou conclut son message par cette exhortation : " Tout le monde nous regarde. Soyons à la hauteur. "

Il serait temps.

Louis NADAU

Marianne.fr