NOMOPHOBIE : Le mal du siècle ?

, par  DMigneau , popularité : 0%

NOMOPHOBIE : Le mal du siècle ?

La " nomophobie ",

Un mot de plus en plus commun qui désigne la peur d’oublier et d’être éloigné de son " smartphone ". Cet oubli provoque une grande anxiété pouvant aller jusqu’à des crises de panique.

Ce trouble représenterait 22 % de la population mondiale.

Le téléphone mobile n’est plus un " objet de communication ", mais un réel partenaire du quotidien " multifonction " avec ses avantages et ses dangers.

Les études révèlent que plus de la moitié des utilisateurs ont une anxiété plus ou moins sévère lorsque leur appareil est " à court de batterie ", la crainte de ne pas avoir de " réseau Internet " pour une connexion optimale ou de ne pas être " joignable " en toutes circonstances.

Contrairement aux jeux d’argent qui sont reconnus dans le " Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux " comme une addiction (DSM V), la " nomophobie " n’est pas considérée en tant que telle.. mais plutôt associé à une phobie.

Pour ce faire les scientifiques n’ont pas assez de recul sur les méfaits d’une utilisation à outrance. Pour autant, ce trouble gagne du terrain sur le confort de nos vies et altère nos relations sociales.

Les " technologies d’information et de communications " ne s’utilisent plus dans le seul et unique but d’apprentissage, de recherche ou d’un usage ciblé mais de manière plus passive pour une grande majorité d’individus et particulièrement les 16-24 ans.

Pour les plus jeunes, on parlera plutôt de " navigation aléatoire " sans but précis et vont privilégier le partage de photos, vidéo et messages.

La " socialisation virtuelle " s’incruste dans les modes de vie à en oublier les relations sociales réelles.

" L’ hyper-connexion " modifie les relations familiales, sociales et amoureuses quotidiennement et de manière significative les relations « à l’Autre ».

Une littératie numérique (apprentissage àa l’usage du numérique) de la part des parents, soignants, éducateurs serait de bonne augure pour un accompagnement et une prise en charge adaptée.

Apprentissage, accompagnement, prévention et exemplarité seront les clés d’une pratique raisonnée et bienveillante.

Laisser une personne vulnérable sur la toile - « Internet » et ses " réseaux sociaux ") sans accompagnement, c’est aujourd’hui l’équivalent de laisser errer un enfant seul la nuit dans une grande mégapole.

Chris GREL

AgoraVox.fr