Les vautours planent déjà sur le charnier LR

, par  DMigneau , popularité : 0%

Les vautours planent déjà sur le charnier LR

Desservie par une mauvaise campagne et la désertion de plusieurs " ténors " de la droite, Valérie Pécresse voit, semaine après semaine, ses chances de qualification pour le 2e tour de l’élection présidentielle se réduire comme " peau de chagrin ".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_P%C3%A9cresse

Une défaite annoncée qui n’est pas pour déplaire à certains " vautours " de sa famille politique, prêts à fondre le moment venu sur le cadavre fumant des " Républicains " pour s’en repaître.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_R%C3%A9publicains

Mais d’autres " rapaces nécrophages " pourraient également s’inviter au festin...

À 26 jours du " 1er tour " de la présidentielle, le moins que l’on puisse dire est que " ça sent le roussi " pour la candidate " Les Républicains ".

Mal à l’aise tant dans sa gestuelle que dans son expression orale en meeting, par trop hautaine et " technocrate " lors de ses interventions dans les médias ponctuées de pathétiques " Moi, je... ", Pécresse est indiscutablement à la peine dans cette campagne.

Et l’on voit mal ce qui pourrait " la tirer d’affaire " : rien de ce qu’elle entreprend ou de ce qu’elle annonce ne semble " imprimer " dans l’électorat du " centre " et de la droite qu’elle dispute d’un côté à Macron, de l’autre aux candidats " populistes " de la droite radicale.

Créditée de 11 à 12 % par les instituts de sondage, Pécresse pointe actuellement entre la 3e et la 5e position selon les instituts, loin de Le Pen, la mieux placée à ce jour pour affronter Macron lors de la finale du 24 avril.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_Le_Pen

Après l’échec en 2017 d’un Fillon plombé par sa cupidité dans l’affaire du " Penelopegate ", une élimination de la candidate " LR " dès le 1er tour de la présidentielle cinq ans après la cuisante défaite du Sarthois serait à coup sûr un désastre pour " Les Républicains ", synonyme probable d’une mise à mort du parti dans sa configuration actuelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Fillon

Qu’à cela ne tienne, une telle débâcle offrirait également une opportunité à ceux qui, " tapis en embuscade " aussi bien au sein de " LR " qu’hors du parti, comptent bien " tirer les marrons du feu ".

Du côté des " Républicains ", c’est évidemment vers Éric Ciotti et Laurent Wauquiez que se tournent les regards.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Ciotti

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Wauquiez

Après avoir obligé la gagnante de la primaire " LR " à s’aligner très largement sur leur ligne " sécuritaire " et "identitaire " pour l’emporter, ces deux-là ont d’ores et déjà fait une croix sur les chances de victoire de la Versaillaise.

Et cela sans en ressentir la moindre amertume.

Il est vrai que ces " duettistes " sont on ne peut plus prévisibles : la victoire de Pécresse, ils n’y ont jamais cru, eu égard à sa trop grande proximité idéologique avec un Macron qui, quoi qu’on en dise, a toujours gardé un socle électoral solide.

Et si Ciotti a donné " le change " en se tenant aux côtés de la candidate " LR " – tel un prudent agnostique qui va à la messe en se disant : " On ne sait jamais... " –, Wauquiez s’est très vite mis en retrait de cette campagne.

L’un et l’autre, l’œil rivé sur 2027, ont clairement pour objectif la prochaine présidentielle.

Ils ne sont pas les seuls.

Éric Zemmour et Marion Maréchal lorgnent également sur la dépouille des " Républicains " avec un appétit aiguisé.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Zemmour

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marion_Mar%C3%A9chal

Il est vrai qu’en 2027, Le Pen étant " retraitée " et Macron empêché de postuler à un 3e mandat, l’occasion sera belle de tenter de conquérir le " Graal élyséen ".

Ce qui imposera dès les prochains mois de rassembler autour de soi une droite radicale recomposée.

Objectif : une fusion des éléments compatibles des " Républicains " et du " Rassemblement national " sur des bases « libérales », « identitaires » et catholiques débarrassées des scories extrémistes par trop voyantes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rassemblement_national

Des ambitions qui pourraient converger dans un premier temps avec celles, idéologiquement proches, de Ciotti et Wauquiez. Mais nul ne peut sérieusement penser qu’elles puissent déboucher sur une unité inoxydable tant elles sont foncièrement porteuses du venin délétère de la rivalité.

Du côté du " centre-droit ", c’est évidemment la majorité présidentielle de Macron qui – si le sortant est réélu – devrait tirer un avantage substantiel de la prévisible déroute de Pécresse et du non moins prévisible schisme des " Républicains ".

À cet égard, il ne fait aucun doute que des dizaines d’élus et de personnalités " LR " rallieront, dès les prochaines législatives, cette majorité présidentielle.

Par proximité idéologique « néo-libérale », mais plus encore pour continuer d’exister et, de cette manière, éviter le sort de nombreux caciques et députés du " Parti socialiste " qui ne se sont jamais relevés de la Bérézina de 2017.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_(France)

Nul doute que là aussi " les crocodiles " s’agiteront dans les eaux troubles du marigot. Mais gare à ceux qui auraient l’outrecuidance de vouloir disputer le futur " leadership " de ce bel ensemble à celui qui en rêve à chaque fois qu’il taille sa barbe bicolore : Édouard Philippe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Philippe

Fergus

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