L’obésité progresse encore...

, par  DMigneau , popularité : 0%

L’obésité progresse encore...

Je ne sais pas si vous l’avez constaté comme moi : on voit de plus en plus de personnes obèses ou en surpoids dans la rue... et souvent ce sont des jeunes...

En Europe, près d’un adulte sur quatre est obèse. « L’Organisation mondiale de la santé » (OMS) n’hésite pas à parler " d’épidémie ".

" On est souvent montré comme des coupables, comme des gens qui ne font pas attention à nous, qui passons notre temps à ne pas bouger, à manger, alors que bien souvent, c’est le contraire ", témoigne une personne obèse.

" En France, 21,6 % des adultes sont en situation d’obésité. Par ailleurs, 10,4 % des enfants âgés de 5 à 9 ans sont obèses et 6,9 % des adolescents le sont. En Europe, cet excès de poids touchait moins de 10 % des adultes en 1975 pour plus de 23,3 % aujourd’hui. "

L’obésité se développe et se répand dans nos sociétés d’abondance : c’est aussi un problème de santé publique.

Et « c’est dans les campagnes paupérisées que l’épidémie progresse le plus rapidement, touchant même les pays " en voie de développement ". » révèle Sandra Salazar dans un article paru sur " Marianne ". Les jeunes enfants sont touchés aussi.

Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, de nombreuses pathologies sont liées à l’obésité.

L’industrie agroalimentaire, la " malbouffe ", les aliments ultra-transformés sont souvent à l’origine de cette épidémie.

Il suffit de regarder les rayons de nos supermarchés : une surabondance de produits sucrés, gras, ou trop salés...

Le sucre a envahi notre alimentation, il est présent partout : biscuits, gâteaux, desserts de toutes sortes, yaourts, flans, sodas, boissons, sirops, confitures etc.

Le gras n’est pas en reste : burgers, frites, mayonnaise... la mode des " fast-foods " favorise ce phénomène.

L’obésité est souvent liée à la pauvreté. Le pauvre est devenu le gros, le " mal nourri ", voué à une nourriture grasse, peu chère, bourrée de sucre et de sel. Le pauvre n’a pas accès à l’alimentation " bio ", trop chère....

Le pauvre se fournit dans les magasins " discount ", à bas prix et n’a pas la possibilité de diversifier son alimentation.

Avec la hausse des prix des fruits et légumes, cette tendance risque encore de s’aggraver...

Ainsi, les magasins " bio " connaissent une désaffection de plus en plus grande... La filière " bio " devient un secteur en difficulté. Le déclin a commencé après le premier confinement et l’inflation galopante, conséquence de la guerre en Ukraine, n’arrange rien. Des magasins ferment et certaines grandes enseignes abandonnent même leurs espaces dédiés.

Une régression dangereuse pour la planète...

Rosemar

AgoraVox.fr