Guadeloupe : La dose de trop… !

, par  DMigneau , popularité : 0%

Guadeloupe : La dose de trop… !

" Celui qui aime tuer doit aimer mourir ! " Proverbe créole.

Depuis le mois de janvier 2020, au moment même où les chinois avertissaient le monde de la dangerosité du virus du " COVID ", le gouvernement était encore " rassuriste " au point de qualifier la pandémie de " simple grippette ".

Depuis, sont passés des mois d’erreurs et de décisions incohérentes aboutissant à des scandales et à la mise en danger permanente des citoyens et des soignants.

Les rares scientifiques ou intellectuels qui ont eu la lucidité de s’interroger, voire de critiquer, ont connu le bannissement social.

La dernière " trouvaille magique " de nos " apprentis sorciers " dirigeants est l’essai clinique à base d’ " ARN messager " ou à vecteur viral – nouvelles " bio-technologies " ultra rentables financièrement mais nous plongeant dans l’inconnu sanitaire - que l’on nous a présenté comme étant LA solution ultime à plus de 90 % dès le début, puis à moins de 50 % jusqu’à advenir juste une " protection des formes graves " et finalement mutant en obligation absolue pour les « soignants » et, de manière à peine voilée, habilement " conseillé " à tout un chacun.

Le problème est que, voulant aller trop vite pour imposer cette " nouvelle technologie vaccinale ", les autorités de tous les pays occidentaux ont commis l’erreur d’interdire à la médecine de faire ce qu’elle sait faire depuis toujours : soigner.

Nous faisons face à une véritable gestion idéologique tant sur le choix économique de la réponse " thérapeutique " que sur le choix des contraintes de mise en place pour faire " passer la pilule ".

En Guadeloupe, la situation est bien plus complexe et noble que ne laisse entrevoir le mépris néo-colonialiste au travers des propos qui nous qualifient de " vodouïsants " ou " d’alcooliques " pour expliquer notre rétivité.

La situation est complexe parce que les événements sont multi-factoriels et noble parce que nous avons à faire à une population dans une rectitude qui surprend même les plus « révolutionnaires ».

Nous avons connu bien plus par le passé et nous nous en sommes toujours sortis. L’effet " sidération " terminé, l’ile a repris goût à la vie contre les pulsions de mort " covidiennes " nonobstant toutes les tentatives officielles de lui maintenir " la tête sous l’eau ".

Depuis le 17 juillet et chaque samedi, des organisations syndicales, politiques et associatives diverses ont pris le pari de marcher dans les quatre coins de l’ile et de s’expliquer face à la population, seul moyen massif pour contrebalancer la propagande et les mensonges officiels.

D’ailleurs, tous les tenants de la parole officielle n’en reviennent toujours pas de cette extraordinaire réussite qui déconstruit leurs puissants moyens : les sondages tordus, les publicités " vaccinales " et les attaques médiatiques hors normes.

C’est tout un système propagandiste qui est mis en échec. C’est la raison pour laquelle les mensonges de " bas étage " fusent désormais, démasquant les autorités.

Ainsi, nous faut-il prendre les faits par le commencement pour bien comprendre la colère populaire et le mouvement social en Guadeloupe.

Notre économie est fondée sur les mêmes modalités coloniales et " post-esclavagistes " depuis 1848, ce qui induit un fonctionnement social qui respecte les mêmes lois d’antan en termes, non seulement de classes, mais aussi de " races " en dépit des tentatives libérales et " néo-gauchistes " à faire croire qu’il suffit de supprimer les termes de " l’ancien " pour qu’apparaissent le nouveau.

Le décor étant planté, il faut rappeler les luttes et autres tentatives du passé qui ont été menés, successivement, par :

- le « marronnage »,

- la résistance solidaire et hermétique des " sociétés noires ",

- le " socialisme noir " mené par Hégésippe Légitimus (1868-1944), arrière-grand-père du comédien connu,

- la dissidence plurielle qui rejoignit les « Forces françaises libres » (FFL) pour libérer la France des " Nazis ",

- le mouvement « communiste »,

- le mouvement " autonomiste ",

le mouvement " indépendantiste " et, bien-entendu, le mouvement syndical divers qui commença avec la " fraternité ouvrière ".

Tous ces mouvements et actions collectives conditionnent le comportement rebelle, tant sur le point collectif qu’individuel, de la Guadeloupe.

Ce n’est pas un " roman national " mais un constat sociologique qui doit conduire à ne pas considérer la Guadeloupe comme un " enfant râleur " mais comme une terre de résistance à l’injustice, d’ailleurs le terme créole – " Pwofitasyon " – est la traduction par excellence de cet état de fait.

Ce terme exprime ce qu’il y a de plus détestable dans l’imaginaire locale : l’abus du plus fort sur le plus petit.

A ce propos, le mouvement populaire de 2009, lancé presque dans les mêmes conditions, s’était donné pour but de mettre un terme à la " pwofitation " du système néo-colonial qui perdurait à l’encontre de « l’intérêt général » de l’ile.

Ce mouvement a été très long - 44 jours - et a abouti à un accord avec une liste très longue de points sociaux à régler urgemment, préliminaire à un vrai " plan de développement " du territoire. Mais c’était trop beau pour être vrai ; " chassez le naturel et il revient au galop " puisque les responsables politiques locaux et nationaux n’ont jamais respecté l’essence même de cet accord.

Le déni de la parole donnée et de la signature apposée fera germer une frustration légitime, surtout dans la tête des enfants de ceux qui ont milité et marché...

Beaucoup de ces enfants sont sur les barrages.

Les derniers évènements qui ont focalisé la colère collective sont :

- la vie chère (mouvement de 2009),

- le scandale de l’eau potable inaccessible (toujours d’actualité),

- le scandale sanitaire du " chloredécone " (toujours d’actualité mais qui risque de bénéficier d’un " non-lieu judiciaire "),

- le scandale du manque de moyens sanitaires et des restructurations hospitalières sur un archipel à multirisques,

- et enfin la gestion hasardeuse et mortifère de la pandémie du " COVID ".

Ceux qui ont réduit cette colère à un état d’esprit " magico-religieux " ont fait montre d’une inculture et d’un mépris de " classe-race " équivalents à la fameuse réplique de Marie-Antoinette.

En 1851, un médecin étasunien a cru bon de qualifier de " Drapétomanie " l’envie de liberté des " Noirs " mis en servilité. Pour le Dr Samuel Cartwright – " aliéniste " convaincu – " la folie de l’esclave qui s’enfuit ", définition du terme, était la seule explication des comportements rebelle des " Noirs " de l’époque.

En " psychiatrisant " un fait naturel et humain, ce " médecin " faisait déjà " le lit " de ceux qui utilisent la Science comme " champ de bataille " utilitaire.

De nos jours, c’est la " folie des citoyens refusant la vaccination ARNm ", sous le concept fourre-tout de " complotiste ", qui est pointée du doigt par des individus de même stature cachant leur opportunisme ou leurs liens d’intérêts derrière la Science et la médecine.

Peu nous en chaut !

La Guadeloupe n’a jamais attendu d’être notée par l’extérieur pour penser, parler et agir n’en déplaise à ses propres enfants qui vont brailler sur les médias nationaux pour tenter de cacher leurs indignités en discréditant leurs compatriotes.

C’est ainsi que nous avons pu assister à un incroyable déballage d’un sénateur Guadeloupéen du Parti " Socialiste ", oubliant de préciser avant toutes choses que son parti avait été financé par l’un des laboratoires ayant intérêt à la vaccination obligatoire.

Le refus de la vaccination obligatoire et du " passe sanitaire ", par la très grande majorité de la population Guadeloupéenne, n’est pas donc pas un ultime " caca nerveux " d’enfants gâtés mais un positionnement réfléchi et rationnel qui surprend " l’ingénierie sociale " systémique.

Ce qui surprend le système c’est « l’auto-détermination sanitaire » de cette population qui regarde, amusée mais vigilante, passer les mensonges et les erreurs du gouvernement.

Les autorités ont pris du temps à comprendre ce phénomène et ont perdu, désormais, leur sang-froid localement mais aussi leur rationalité, si tant est ils en ont jamais eu, sur le plan national.

Il faut, maintenant, faire un petit rappel de près de deux années de gestion idéologique de cette pandémie :

- Ils se sont moqués des avertissements des chinois au début du " COVID ", dès le mois de décembre 2019 et tout le mois de janvier 2020, en minimisant le virus, traitant de " grippette " le " COVID " et de " complotistes " les rares personnes sensées qui craignaient le pire, dont les organisations syndicales et les « soignants » sur le terrain.

- Ils ont interdit toutes initiatives des médecins de ville voire « hospitaliers » – avec le renfort de " l’Ordre des Médecins " – alors qu’il fallait dépister et traiter en amont.

Aujourd’hui, ils vont jusqu’à interdire d’excellents médecins d’exercer s’ils n’acceptent pas l’injection " ARN " (14 % des médecins de l’ile en dépit du manque cruel de médecins).

- Ils ont obligé les « soignants », accompagnants " médico-sociaux " et " aides à domicile " à prendre des risques inconsidérés dans les " vagues " précédentes, sans moyens, sans protections, combien ont été contaminés et ont transmis ou sont morts ?

Aujourd’hui, ils les " suspendent " quoiqu’il en coûte aux travailleurs, aux familles et à la société.

Pourtant, l’injection " ARN " n’empêche pas la transmission du virus, même si les « professionnels » l’acceptent, cela ne protégera en rien les patients, contredisant l’argument officiel.

- Ils ont triché en présentant, dans un journal scientifique de renommée internationale, un faux en écriture sur le traitement proposé par un éminent virologue de renommée internationale.

Aujourd’hui, tous les pays qualifiés de " sous-développés " – et même la Chine – utilisent des molécules repositionnées et gagnent la bataille contre la pandémie.

Dans les pays de la Caraïbe et d’Amérique centrale, un simple " kit de molécules repositionnées " est distribué aux patients " positifs "...

Le résultat est que la Guadeloupe paye le plus lourd tribut de la région, largement devant Haïti malgré le dernier tremblement de terre.

- Ils ont imposé un dangereux médicament (le " Remdésivir "), 500 000 doses à 2 300 $ c’est-à-dire des milliards pour un de leurs financeurs électoraux (" GILEAD "), qui a dû être retiré en vitesse, après avoir tué nombre de patients.

- Ils ont continué à " fermer des lits " en pleine crise sanitaire, c’est-à-dire 5 700 lits sur toute la France rien qu’en 2020, les réformes « néo-libérales » doivent continuer à leurs yeux.

Aujourd’hui, ils s’amusent à offrir des séjours " all inclusive " à des « soignants » de « l’Hexagone » pour " remplacer " des « soignants » du pays suspendus... 3 500 € pour une « I.D.E. » débutant, contre toute logique statutaire.

- Ils ont menti en affirmant que la " vaccination ARN " ne pouvait être obligatoire et que le " laissez-passer " ne pouvait interférer avec la vie sociale.

Aujourd’hui, « l’étau » se resserre sur tout le monde pour imposer un contrôle des citoyens digne de la dictature de Pinochet au Chili.

- Ils font pression sur les plus faibles pour augmenter leurs statistiques vaccinales, bafouant tout principe. Ainsi, affirment-ils sans sourcilier que 85 % des « soignants » seraient " vaccinés ".

Pourquoi alors faire appel à des soignants extérieurs et imposer, contre la réglementation, des plannings en 12 heures ?

- Ils ne respectent même pas leur signature apposée sur des traités et conventions internationaux, quand on sait que le « Conseil de l’Europe » et l’OMS ont refusé " l’obligation vaccinale ".

- Ils mentent en se référant aux vaccins obligatoires existants mais qui ne sont pas à l’ " ARN " et qui ont eu besoin de 15 à 20 ans de recul avant cette obligation.

- Face aux réserves exprimées par les sceptiques à l’inclusion dans un essai clinique de " phase III " à grande échelle, ils ont martelé sur les ondes que les essais étaient terminés et que le “ vaccin ” - dans le cas contraire - n’aurait pas obtenu d’AMM, misant ainsi sur la crédulité des personnes ayant le respect des discours officiels, en veillant à omettre de préciser qu’il s’agissait d’une AMM conditionnelle délivrée en l’absence d’autres thérapeutiques " sûres ".

- Ils mentent en affirmant que l’injection " ARN " (qui ne répond pas à la définition du vaccin conventionnel et qui fait appel à la thérapie génique) est la seule " porte de sortie ".

- Ils ont bafoué les règles du « consentement éclairé » en faisant abstraction de certaines informations concernant liées aux protocoles d’essais cliniques, notamment sur la notion d’essais en " double-aveugle " incluant la présence de placébo.

- Ils parlent déjà d’une troisième dose voire plus pour ceux qui l’ont déjà pris, ce qui démontre l’inefficacité de ce produit qui coûte très cher à la dépense publique pour peu d’effet.

- Des vaccins conventionnels existent déjà - ou sont en passe de l’être - Cubains, Chinois, Russes, indiens et même Européens, mais ils refusent de les homologuer alors que c’est la solution la plus efficace et la moins coûteuse.

Ils préfèrent mener une guerre économique pour imposer la thérapie génique comme " avancée technologique " sur la Chine, notamment, qui a fait le choix de vaccins conventionnels.

C’est donc une gestion idéologique au profit de « l’argent » pour un petit nombre et non de " la santé pour tous ".

- Il est désormais et scientifiquement reconnu que l’injection " ARN " n’est pas efficace comme attendu, que " l’immunité collective " est un leurre et que l’immunité naturelle de ceux qui ont eu le " COVID " est de loin bien meilleure que celle " acquise " par injection " ARN ".

Pourtant, même ceux qui ont eu le " COVID " devraient avoir une dose d’ " ARN ", où est « La Science » dans cette terrible absurdité ?

- Sur le plan international, des constats scientifiques sérieux ont contraint des gouvernements à revoir leur politique de " vaccination " à base d’ " ARN ". Le « Royaume-Uni » a même financé un vrai vaccin français (" Valnéva ") et libérer la population des mesures contraignantes.

- Pour nous convaincre, ils affirment qu’il y a 5 milliards d’individus vaccinés, mais oublient sciemment de préciser que dans le lot, il y a 2 milliards de Chinois et 2 autres milliards d’autres pays qui ont fait le choix de vaccins " classiques " ou à « vecteur virale » (avec " adénovirus humain ", bien loin d’ " Astrazeneca " qui utilise un adénovirus de chimpanzé) : Cuba – Russie – une partie de l’Inde – Iran – plusieurs iles de la Caraïbe – plusieurs pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et autres...

Bien entendu, ces chiffres concernent en grande partie les premières injections !

- Contrairement à leurs affirmations, il n’y a aucun consensus scientifique sur ces produits " ARN ". Il y a même un dissensus grandissant sur le plan international. La Science et la Médecine ont été utilisées plus à des fins financières qu’à des fins sanitaires.

- La Guadeloupe a perdu entre 400 et 800 de ses enfants, non pas parce qu’ils n’étaient pas " vaccinés " mais par manque de moyens sanitaires que nous dénonçons depuis tantôt, par manque de soins précoces, par manque d’anticipation de l’ " ARS " et surtout par la volonté farouche de ce gouvernement de nous punir d’être méfiants envers l’ " ARN ".

Parmi ces morts, la majorité avait des comorbidités sévères et beaucoup avaient pris l’injection " ARN ", selon les croisements d’informations que nous avons en notre possession et contrairement aux affirmations officielles.

Des « soignants » de « l’Hexagone », venus en " renfort ", ont témoigné de " sélection à la vie " et de " maltraitance sanitaire ".

- Ils tentent d’opposer ceux qui ont fait le choix de prendre l’ " ARN " à ceux qui refusent. Cela prouve qu’ils ne sont pas confiants mais nous avons réussi à ne pas tomber dans leur piège en divisant nos familles et nos amitiés sur un choix strictement personnel.

Il est vrai qu’une part infime et " opportuniste-hédoniste " de la Guadeloupe, très active aux côtés du discours officiel, a tenté de nous y ramener sans succès.

- Nul ne connait les conséquences à moyens et/ou à long terme de cette « expérience génique » à grande échelle...

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! ".

- Ils n’ont tiré aucune leçon de leurs erreurs, bien au contraire ! Ils continuent et ont décidé de reconduire " l’entrée en masse " du virus, comme en juin et juillet, en ouvrant grande la saison touristique aux " vaccinés " alors que l’on sait que ces derniers peuvent contracter, véhiculer, transmettre ce virus et même " en tomber malade ".

Ce n’est donc pas un hasard si la population s’est mobilisée au début de la saison touristique. Ceux qui y voient un " suicide économique " sont incapables de comprendre la douleur qui a été la nôtre aux mois de juillet et août face à l’importation du virus.

- Pour passer en force, ils n’ont que le mépris et le " peloton d’exécution médiatique " contre nous. Il fallait entendre les " bien-pensants " nous traiter de " vodouisants ", " d’alcooliques ". Mais malgré tout, nous sommes " à la verticale " et ils en deviennent fous de colère.

- Nos politiciens sont d’une inanité lamentable, se cachant soi-disant derrière l’avis de " scientifiques " qui nous font " tourner en rond " depuis près de deux années.

Leur faut-il être plombier pour différencier un bidet d’une cuvette de W.C. ?

- Aujourd’hui, nous ferions pire en une semaine de barrages qu’eux en près de deux ans de désintégration sociale. Ils se focalisent sur des incidents sur les barrages pour " dénoncer " notre irresponsabilité...

Du culot au kilo !

Dès le début de la pandémie, ce sont les organisations syndicales, d’abord dispersées puis unitaires, qui ont pris la charge du combat contre toutes les dérives et toutes leurs analyses et avertissements ont été confirmés par les faits.

Le problème fondamental est la « technocratie » au pouvoir, on constate bien que l’engagement des syndicats insupporte de manière terrifiante les " technocrates " malgré l’évidence, d’autant que ce que nous disions se vérifient et arrivent à percer la propagande officielle jusqu’à mobiliser la grande majorité de la population.

Ce n’est pas, en soit, une spécificité Guadeloupéenne que des " technocrates " vouent une méfiance, voire une haine, envers les syndicalistes et singulièrement ceux qui jouent leur rôle de défenseurs des masses laborieuses.

Il faut se rappeler de l’extraordinaire création institutionnelle qu’est la « Sécurité Sociale », un " Etat dans l’Etat " pensé par des syndicalistes ouvriers qui étaient motivés par leur seule volonté d’émanciper leurs pairs de leurs problématiques sanitaires.

Cette institution, toujours malmenée par " l’élite " politique et financière mais encore debout, est désormais en grand danger si l’abonnement à la " Box-Vax " reste inscrit dans l’esprit des citoyens.

Depuis fort longtemps, les organisations syndicales n’ont eu de cesse de dénoncer la marche forcée vers la falaise. Ce sont les réformes, prétendument " nécessaires ", et la " prise d’otage " technocratique des services qui relevaient de l’engagement associatif (" social " et " médico-social ") ou du service public (hôpitaux) qui nous ont conduits à l’impasse d’aujourd’hui.

Une véritable crise systémique, au profit du capitalisme sauvage qui se présente sous le doux nom de " néo-libéralisme ", générée par la cupidité et l’avidité de politiciens et de " hauts fonctionnaires " plus ou moins corrompus.

Les pseudos " décentralisations locales ", dans un premier temps, suivis des " re-centralisations " déguisées au niveau de « l’Union Européenne » via le démantèlement progressif des services déconcentrés, dans un deuxième temps, en sont les armes fatales.

La création des " A.R.S. " en est l’exemple suprême de cette orientation malfaisante envers « l’intérêt général ». L’esprit " D.D.A.S.S " n’est plus de mise et ce sont, donc, de véritables " préfectures de santé " mais sous le modèle " étasunien ", qui agissent désormais pour " restructurer " la politique sanitaire locale selon les critères définis par les tenants du libéralisme économique.

Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve les mêmes, politiciens et " hauts fonctionnaires " - " Enarques " ou " Polytechniciens " - depuis trois décennies à la manette et, quelques fois, " par osmose ".

L’arrivée de Macron à la présidence en est emblématique quand on connait son parcours et son " non-encrage " politique sur le terrain. Il y a, donc, très longtemps que la « République » – chose publique – est prise en otage par des intérêts privés mais toute révolte populaire est qualifiée " d’anti-républicaines " par ceux qui ont organisé et qui tirent profit de cette " prise d’otage ".

L’éloignement de la Guadeloupe du centre de décision politique - plus de 7 000 km - a toujours produit des contradictions d’intérêts et des incohérences décisionnelles mais dans le cas du " COVID ", c’est " la goutte de trop ".

Il faut rappeler que nous sommes balayés régulièrement par des épidémies virales, Grippe – Dengue – Zika – Chikoungounia, la peur du " COVID " n’a donc pas été de même nature qu’en Europe. Ce constat est identique pour quasiment tous les pays tropicaux et plus particulièrement pour « l’Afrique ».

Notre perception " relativiste " mais aguerrie peut surprendre au point d’inciter certains au jugement, cependant, elle nous instille un comportement d’affrontement même face à un " ennemi invisible " que l’on qualifie de " COVID ".

L’erreur de " l’ingénierie sociale " qui se cache derrière ce gouvernement et ses relais locaux, est d’insister à nier notre capacité de nous suffire de peu pour être libre, à rester unis et à résister.

Nous n’avons besoin ni de cinémas, ni de restaurants, ni de cafés pour enfin nous sentir libres.

Ils nous ont confiné et " reconfiné ", sans compter les couvre-feux, sans aboutir à leur fin.

Beaucoup de tentatives de division ont été entreprises, à commencer par le clivage " pro-vax " contre " anti-vax " qui a fonctionné un temps, mais le travail du collectif a mis des mots sur les interrogations légitimes et " le vent a tourné ".

Il y a même des individus d’origine " Européenne " qui nous vomissent des propos injurieux, racistes et " néo-coloniaux " sur les « réseaux ». Mais la force de ce mouvement est d’être très hétéroclite, ce qui rend difficile de nous conduire sur des terrains glissants.

Pourtant, les revendications n’ont jamais été aussi claires dès le départ :

- Nous ne sommes pas " anti-vaccins ", ce qui serait le comble pour des « soignants ». Nous sommes prudents sur l’essai clinique à base d’ " ARN " que l’on qualifie de " vaccin ". Et l’actualité nous a donné raison quand on se rend compte que deux " vaccins " sur quatre homologués restent en piste mais avec une efficacité limitée à la " protection des formes graves " et à six mois de péremption que l’on qualifie " d’immunité ".

- Nous sommes pour qu’advienne un vaccin qui réponde à la définition connue et des essais prometteurs sont en cours.

- Nous sommes pour la liberté de chacun d’accepter - ou non - l’essai clinique à base d’ " ARN " ou le « vecteur viral ».

- Nous sommes contre la division de la population entre " vaccinés " et " non-vaccinés " ou " pro-vaccins " et " anti-vaccins ". Nous devons respecter l’avis de chacun et ne pas tomber dans le piège de Macron : " Diviser pour mieux régner ".

Nous devons mobiliser tout le monde sur un principe.

- Nous sommes contre le " passe sanitaire " qui est une attaque aux libertés publiques après les attaques aux droits sociaux.

- Nous sommes pour les " précautions sanitaires ", les moyens et les traitements éprouvés et moins couteux, notamment les « repositionnements » de molécules connues et éprouvés qui fonctionnent, contrairement aux affirmations officielles.

- Nous dénonçons l’amalgame fait avec la solidarité pour nous culpabiliser, ceux qui font cet amalgame sont les mêmes qui sont partisans des réformes qui détruisent les moyens pour les hôpitaux.

Ce sont surtout les mêmes qui ne payent pas leurs impôts et leurs cotisations sociales pour financer la solidarité nationale et les hôpitaux publics.

La demande est donc très explicite, mais rien à faire, il faut faire croire que ce qui est, n’est pas et que ce qui n’est pas, " est ".

La dernière rencontre entre des élus locaux et le gouvernement a démontré les limites du " pouvoir " des premiers et la perversion des seconds. Il en est sorti, entre autres, que le gouvernement s’engage à mettre à disposition des " vaccins " autres qu’à " ARN messager "...

Sauf que " La substitution " se fera avec les deux produits, à « vecteur viral », qui ont déjà posé problème dont l’ " Astrazénéca ".

Deux produits, aussi acheté à la hâte, qu’il faut apparemment liquider " coûte que coûte ".

Nous constatons, malgré tout, que « les autorités » persistent à nous refourguer ces produits au nom de la " vaccination obligatoire ", soit ! Mais s’il y a " vaccination obligatoire ", pourquoi ces autorités n’offrent-ils pas une panoplie plus large en y incluant les vaccins conventionnels plus efficaces et moins chers ?

C’est bien la première fois, depuis des années, que le choix est porté sur le " plus disant " alors qu’on nous rétorque toujours qu’il faille " faire des économies ".

C’est aussi la première fois que l’on fait une obsession sur un produit peu, voire " non-efficace " en définitive.

Évidemment, exiger les vaccins du voisin Cubain, plus sûr et plus efficace, serait un " caprice ".

De même, qu’exiger des traitements en amont comme dans les autres pays de la Caraïbe, serait un une marque de " sous-développement ".

Bref, il ne nous appartient pas de choisir après près de deux années d’erreurs gouvernementales, mais c’est justement le centre de la question ; nous devons négocier autour d’une table et non " dialoguer ".

Le syndicalisme ne connait que la négociation, la notion de " dialogue social " étant une escroquerie « néo-libérale ».

Parce qu’ils connaissent bien cette escroquerie, les travailleurs de « l’Hexagone » auraient tort de croire que c’est un combat circonscrit à la Guadeloupe.

Si les ingrédients de la résistance sont " endémiques ", la cause elle-même ne l’est pas au regard du caractère international du positionnement du Gouvernement.

Il y a eu trois options principales de gestion de cette pandémie en fonction des pays, certains ont eu les moyens de la gérer comme on a toujours géré une pandémie, d’autres ont fait avec " les moyens du bord " et enfin, le dernier tiers a fait le choix délibéré d’en profiter pour restructurer « Economie » et « Société ».

Ce dernier tiers est principalement constitué par le bloc dit " occidental ", dont la France.

Les deux premiers groupes ont réussi, vaille que vaille, à sortir de la pandémie même avec " les moyens du bord ".

Le bloc " occidental " tente de se refaire une " santé impériale " en sacrifiant sa population sur " l’hôtel " de la nouvelle " bio-technologie ", en en faisant des cobayes dans un laboratoire " à ciel ouvert ".

Il y a dans le choix des autorités, une volonté manifeste de positionnement économique et technologique, peu en importe le coût financier si ce n’est " humain ". Car, en effet, tout est fait pour minimiser ou cacher les effets secondaires de ces produits malgré des faits plus que troublants dont une mortalité inquiétante.

Il fut un temps où c’était la " raison d’État " qui dominait même avec ses graves erreurs, il semble que « l’État » soit désormais le " bras armé " de la " raison économique ", avec de plus graves erreurs.

Dire qu’aux Philippines, le " Dengvaxia " fut banni après 600 morts pour seulement 250 Millions d’habitants. C’est précisément là que les travailleurs de « l’Hexagone » doivent cesser de croire que le gouvernement prend des décisions sur des bases scientifiques pour " protéger " la population.

Tout est fait pour " déconstruire " définitivement l’action collective sous quelque forme que ce soit et le système hérité du « C.N.R. », au nom d’un virus facilement traitable.

Notre réaction et notre détermination n’était certainement pas " au programme ", mais elles posent problème. La rage les gagne, désormais, au point que nous serions de " grands manipulateurs " du peuple et de la jeunesse...

Éléments de langage qui prouvent que leurs auteurs sont enfermés dans " leur bulle " aseptisée et présomptueuse. En fait, ils ont misé sur l’essoufflement du mouvement qui dure depuis le 17 Juillet dernier, mais sont surpris de sa " croissance " pour employer leur concept fétiche.

La peur gagne le pouvoir central qui craint l’effet " boule de neige " jusqu’à « l’Hexagone » au point qu’il tergiverse à annoncer l’obligation et la généralisation vaccinale, déjà prévue dans le calendrier envers et contre l’avis de l’OMS.

Se cacher derrière une " communauté scientifique ", bien absente du vrai débat scientifique, rappelle les guerres destructives menées contre la Libye, entre autres, au nom d’une autre " communauté " dite " internationale " mais composée de 5 ou 6 pays voyous.

Alors les " chiens de garde " ont pris le relai, comme d’habitude, pour marteler des insanités sur la Guadeloupe et « l’outre-mer » en général. Il faut les entendre affirmer que nous devrions être contents de bénéficier des impôts des Français pour avoir le " vaccin " gratuit.

Ces déclarations de haines néo-colonialistes ne sont pas nouvelles, nous les avons connus en 2009, mais ce continuum raciste et stupide démontre à quel point la propagande systémique paye très cher pour des vomissures.

Mais nous avons, aussi, droit à des affirmations officielles qui relèvent purement de la " désinformation " et de la propagande pour justifier les choix et erreurs des autorités, tout en se focalisant sur ce qu’elles prétendent relever de " grave " au sein du mouvement populaire et social.

C’est ainsi que nous avons droit à des déclarations de chiffres dont nul ne peut vérifier la véracité mais qui contredisent la réalité dysfonctionnelle des établissements.

On affirme que plus de 90 % du personnel hospitalier serait " vacciné " sans préciser que la grande majorité de ce personnel répertorié est en " première dose ", pour un quart, ou " rétabli du COVID ", pour deux-quarts, les " schéma complet " faisant le quart restant.

Ce dernier quart est lui-même constitué de " convaincus ", certes, mais surtout de « contraints » pour raisons économiques.

Par contre, la conséquence du manque de personnel que l’on masque par ces chiffres est qu’on ferme des services et on impose, illégalement, les 12 heures de travail continue pour pallier au manque de personnel mais, un coup, " tout va très bien " et, un autre coup, " c’est à la faute au mouvement ".

Ces « soignants » suspendus se sont donné, corps et âmes et sans protections, lors des premières vagues pendant que nos « technocrates » se planquaient par peur de mourir.

Il semble même que beaucoup ont, soit simulé d’avoir le " COVID " pour " faire fun ", soit ont été soignés à coup de molécules repositionnés, dont " l’ivermectine ".

Mais ça, c’était avant qu’arrive le Dieu " ARN ".

Depuis, nos « technocrates » ont décidé de passer " l’arme à gauche " et de " tirer sur tout ce qui bouge " contre leur nouveau Dieu. Les " mauvaises langues " disent même que la directrice de l’ " ARS " serait " bloquée " à Paris...

En attendant que " les sauvages " se pacifient quelque peu, mais ce ne sont que de " mauvaises langues ".

Nous avons vu, de nos propres yeux, comment nos « technocrates » ont géré " la vague " de juillet – août et nous craignons le pire pour l’avenir.

Contrairement à ce qui est dit - et répété - dans les médias, et après analyses des faits par " croisements d’informations " notamment venant des familles des décédés, il ne s’agissait pas que de personnes " non-vaccinés " ; 95 % des cas avaient des comorbidités, sachant que c’est le cas pour environ un quart de la population.

Par ailleurs, nous avons pu constater la chasse qui a été faite contre les traitements tant chez les « médecins de ville » que des officines de pharmacie. Ces éléments nous permettent de récuser la version officielle qui n’a pas hésité à mettre en scène les morts et l’arrivée de " soignants sauveurs " de « l’Hexagone » pour, vraisemblablement brouiller les pistes.

Heureusement que nous sommes un peuple qui a su mettre en place des mécanismes de défense, ce qui nous permet de résister au nez et à la barbe des impétueux dirigeants politiques qui ne semblent avoir comme " boussole " que l’argent.

Nous, ce qui nous intéresse, c’est « l’Humain » avant tout et l’avenir de nos enfants.

Des incertitudes sont prégnantes pour nous dans la programmation gouvernementale, voilà pourquoi nous disons haut et fort NON à " l’insignifiance individuelle " et au " non-sens commun ".

Nous exigeons des négociations pour redéfinir une gestion sanitaire adaptée et cela passe par une dérogation législative, du même genre que celle utilisée pour nous imposer le " Chlordécone ".

Cette gestion a accéléré la " déliaison sociale " de par les confinements et la litanie sémantique du genre " gestes-barrières " ou " distanciation sociale " et, bien-entendu, la sidération produite par les injonctions politiques paradoxales.

Pourtant, le C.T.I.H. (organisme très officiel en France) vient de nous affirmer que le " COVID " n’a occupé que 2 % des hospitalisations en 2020 et " Eudravigilance " (organisme très officiel en Europe) souligne une propension exponentielle d’effets secondaires graves et de mortalités dus à ces produits.

Il va pourtant falloir qu’un tribunal – pourquoi pas " exceptionnel " et " populaire " – se prononce, tôt ou tard, sur cette gestion idéologique, scabreuse et funeste.

Aujourd’hui, " la justice " est expéditive avec la jeunesse mobilisée dans la rue et sur les barrages, mais elle est d’une lenteur à traiter " l’affaire Jean-Pierre " – cet homme mort entre les mains de deux gendarmes, il y a tout juste un an.

De même, plainte a été déposée par une des organisations syndicales contre les responsables de cette " gestion sanitaire ", cette plainte est restée pour l’heure " sans suite ".

En tout, les responsabilités doivent clairement être déterminées car " Celui qui aime tuer doit aimer mourir ! " et " Drapétomaniaques " ou " complotistes ", à la guise de chacun, nous ne lâcherons rien !

Nos revendications sont :

- La " non-application " de la loi du 5 août 2021.

- La réintégration de tous les professionnels du " publics ", du " paramédical " et du " libéral ".

- La « liberté de soigner » pour les médecins de ville.

- La mise à disposition de traitements existants (" ivermectine "...).

- La mise à disposition de vaccins conventionnels (" soberana "...).

- L’arrêt des poursuites judiciaires des militants et citoyens.

- Un véritable " plan sanitaire " tenant compte de la réalité archipélagique et des risques multiples de la Guadeloupe.

- Un véritable " plan de développement territorial " plaçant la jeunesse au centre du projet.

Philippe BELAIR,

Secrétaire Général de la " FSAS-CGTG " (" Fédération Santé et Action Sociale " – " Confédération Générale de Travailleurs de la Guadeloupe ")

Le Grand Soir.fr