Esther Benbassa accusée de harcèlement par d’anciens collaborateurs, la CGT réagit

, par  DMigneau , popularité : 0%

Esther Benbassa accusée de harcèlement par d’anciens collaborateurs, la CGT réagit

Eshter Benbassa lors du débat sur la prolongation de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, le 27 janvier 2021 à Paris. NurPhoto via AFP

La sénatrice " Europe Ecologie-Les Verts " Esther Benbassa est accusée par huit anciens collaborateurs et six anciens étudiants qu’elle employait à " l’École pratique des hautes études " de menaces, humiliations et de pressions, dans un article publié jeudi par le site d’information " Mediapart ". Esther Benassa conteste ces faits, mais la " CGT - Collaborateurs parlementaires " a apporté son soutien à " celles et ceux qui ont brisé l’omerta ".

Les " principes " défendus par Esther Benbassa sont-ils à " géométrie variable " ?

Dans une enquête publiée jeudi 8 juillet sur le site d’informations " Mediapart ", 14 anciens collaborateurs ou étudiants de la sénatrice EELV rapportent une ambiance de travail particulièrement délétère.

Selon ces témoignages, la sénatrice d’ " Europe Ecologie-Les Verts " fait subir des menaces au licenciement, des humiliations et des reproches constants à ses collaborateurs.

L’élue, dépeinte comme une personne colérique aux propos violents, s’adresse à ses collaborateurs en ces termes : " Vous avez tous les défauts des chercheurs de pays dits émergents ", " Chaque chose que vous faites devient un fardeau pour moi. (...) Je désespère ".

Ou encore : " Comme vous y en a des dizaines ! Des dizaines qui ne savent pas écrire une lettre et qui n’ont pas leur place au Sénat ".

Agacée par la réponse, pourtant courtoise, d’une collaboratrice, Esther Benbassa se fend même d’une attaque étonnante pour une femme " de gauche " : " Ne me donnez pas des réponses de syndicaliste ".

Dans les documents et échanges rendus publics par " Mediapart ", la sénatrice semble également manquer d’une humanité élémentaire. Au décès du père d’une de ses collaboratrices, la sénatrice répond, par exemple : « Je comprends et je suis très triste, mais moi je n’ai personne au bureau à part Anaïs * puisque Asma est en congé maladie. Je n’ai même pas quelqu’un pour me préparer mon dossier pour l’hémicycle. Vous auriez dû m’avertir ce matin pour que je m’organise (...) Bon courage ".

Interrogée par " Mediapart ", Esther Benbassa, qui reconnaît des " moments de colère ", mais répète n’avoir aucun souvenir de ces altercations.

" Quand ils écrivent correctement ça va, sinon je les corrige. Je leur fais des remarques - c’est vrai - mais je ne les dénigre pas ", assure-t-elle à " Mediapart ".

https://twitter.com/cgt_cp/status/1413146860265431041?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1413146860265431041%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fpolitique%2Fecolos%2Festher-benbassa-accusee-de-harcelement-par-danciens-collaborateurs-la-cgt-reagit

La " CGT - Collaborateurs parlementaires " a publié un communiqué de presse pour apporter son soutien aux personnes ayant témoigné dans l’enquête.

Elle appelle à mettre en place des instruments de lutte contre le harcèlement des collaborateurs des députés et sénateurs.

" La CGT-CP tient à rappeler son plein soutien aux victimes de faits de harcèlement qui sont reprochés à la sénatrice Esther Benbassa et à celles et à ceux qui ont témoigné et brisé l’omerta qui règne au sein de l’institution ", déclare le syndicat.

Magazine " Marianne "