Élisabeth Borne a remis sa démission, Emmanuel Macron la refuse… et consulte

, par  DMigneau , popularité : 0%

Élisabeth Borne a remis sa démission, Emmanuel Macron la refuse… et consulte

Élisabeth Borne, " Première ministre ". LUDOVIC MARIN / POOL/EPA/MaxPPP

La « Première ministre » a remis sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a refusée " afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours ", annonce ce mardi 21 juin " l’Élysée ".

Même si son départ est souhaité ici et là dans les rangs de l’opposition, Élisabeth Borne reste pour l’heure à son poste.

La « Première ministre » Élisabeth Borne a remis sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a refusée " afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours ", a annoncé ce mardi matin « l’Élysée ».

Le chef de l’État va mener " les consultations politiques nécessaires (...) afin d’identifier les solutions constructives envisageables au service des Français ", a précisé la présidence, avant une série de rendez-vous avec les chefs de parti mardi et mercredi à « l’Élysée ».

Il est de tradition après les élections législatives que le chef du gouvernement propose sa démission. Cette démarche revient à une nouvelle légitimation du « Premier ministre », aussitôt renommé à son poste par le président.

Mardi, Emmanuel Macron a choisi à l’inverse de refuser cette démission rituelle, alors que se profile pour lui un " tunnel d’obligations internationales " (" Conseil européen ", « G7 », sommet de l’Otan) à partir de jeudi.

« L’exécutif » réuni à Matignon cet après-midi

Élisabeth Borne va réunir l’ensemble du gouvernement à Matignon mardi en début d’après-midi, a annoncé son entourage à l’AFP.

Parmi les membres du gouvernement attendus rue de Varenne figureront bien la ministre de " la Transition écologique et de la Cohésion des territoires " Amélie de Montchalin, la ministre de " la Santé " Brigitte Bourguignon, et la « secrétaire d’État » à la Mer Justine Bénin, a précisé l’entourage d’Élisabeth Borne.

Toutes trois battues dimanche au second tour des législatives, elles devront quitter le gouvernement.

Le président, qui a déjeuné lundi avec Élisabeth Borne et les ténors " d’Ensemble ! " Édouard Philippe et François Bayrou, a repris l’initiative face aux risques de blocage de ses réformes à « l’Assemblée », en invitant des responsables des partis politiques.

Six d’entre eux seront reçus successivement mardi à « l’Élysée » : Christian Jacob (" LR ") ouvre la marche à 10 heures, avant Olivier Faure (" PS ") à 11 heures, François Bayrou (" Modem ") à 14 heures, Stanislas Guerini (" LREM ") à 15 heures, Marine Le Pen (" RN ") à 17 heures 30 et Fabien Roussel (" PCF ") à 18 heures 30, avant d’autres mercredi comme le chef du parti " EELV " Julien Bayou.

« La " Première ministre " a plaidé pour rester afin d’avoir les outils pour faire face à la situation et aux urgences des Français, ce qu’on ne pouvait pas faire avec un gouvernement démissionnaire et en gestion des affaires courantes », explique-t-on dans son entourage.

« Il y a beaucoup de décrets à prendre dans les jours à venir, dont la revalorisation du point d’indice, la deuxième phase de " Parcoursup ", le " bonus/malus " auto, la mise en œuvre des mesures d’urgence de la mission Braun (sur les soins urgents et non programmés, N.D.L.R.), les primes à l’apprentissage  », précise cette source qui estime qu’on " ne peut pas se permettre d’avoir un gouvernement qui ne gère pas cela ".

La Rédaction

Marianne.fr