Candidat des riches. Zemmour millionnaire et " pro " de " l’optimisation fiscale "

, par  DMigneau , popularité : 0%

Candidat des riches. Zemmour millionnaire et " pro " de " l’optimisation fiscale "

Ce jeudi, une enquête publiée par " Libération " révélait " l’optimisation fiscale " mise en place par Éric Zemmour, ainsi que les millions empochés par le probable candidat « d’extrême droite » pour les présidentielles de 2022.

« Derrière le candidat " antisystème " se cache […] un mondain qui fricote avec des banquiers d’affaires, un " patriote " millionnaire qui s’adonne à " l’optimisation fiscale ". ».

Menée par " Libération ", une enquête publiée jeudi 14 octobre dévoile les rouages de « l’optimisation fiscale » ficelée par Zemmour à son compte, ainsi que ses liens étroits avec des « grandes fortunes » qui pourraient bien financer sa campagne présidentielle engagée, s’il se déclarait officiellement candidat.

Millions et " optimisation fiscale " : Zemmour, énième nouveau candidat des riches

L’exposé est simple.

" Chroniqueur " pour " le Figaro ", " CNews " ou encore " RTL ", jusqu’en 2019, Zemmour empochait jusqu’alors " au moins 20 000 euros par mois " selon " Libération ".

Outre son activité de polémiste « d’extrême droite » sur les plateaux, le probable candidat pour les présidentielle de 2022 est aussi connu pour la publication de ses livres dès 1995.

Une affaire qui lui rapporte gros puisque comme le détaille l’enquête, celui-ci en aurait touché 2,7 millions d’euros (avant impôt) avant même la parution de " La France n’a pas dit son dernier mot ", son dernier ouvrage dont la recette dépasse à ce jour le million d’euros.

Des sommes toujours plus faramineuses que Zemmour fructifie par une " optimisation fiscale " arrangée avec sa société, " Rubempré ", avec laquelle il " s’auto-édite " aujourd’hui.

En effet, après la rupture en juin dernier avec la maison " Albin Michel ", qui éditait Zemmour depuis 2012, ce dernier a décidé de modifier le statut de sa société pour en faire sa nouvelle maison d’édition.

" Rubempré " possède deux actionnaires : Zemmour, majoritaire à 225 parts, et sa femme, l’avocate Mylène Chichportich, à 25 parts.

Par cette manoeuvre, les revenus de " Rubempré " ont triplé : lui reviennent désormais les 15 % de " droits d’auteur " - directement touchés par Zemmour - ainsi que les 30 % pour " l’éditeur ".

Une part que " Rubempré " " redistribue - ou pas - au prolifique auteur, chaque année, tout ou partie des bénéfices engrangés, sous forme de salaires ou de dividendes, selon une optimisation fiscale légale mais millimétrée ".

Ce montage financier repose sur un impôt payé par " Rubempré " sur la société plutôt que sur le revenu, dont le taux de fiscalisation est bien plus faible.

Enfin, grâce à cet appareil «  Zemmour se contente donc de déclarer sur sa feuille d’impôts " classique " ce qu’il perçoit chaque année de sa société et allège ainsi largement son avis d’imposition.  » expose " Libération ".

Par ailleurs, l’enquête met en lumière le lien de Zemmour avec de « grandes fortunes » issues des " hautes sphères ". Les nouveaux noms s’ajoutent à une liste qui n’est pas nouvelle.

Le 21 septembre, le millionaire " évadé fiscal " Charles Gave annonçait son prêt de 300 000 euros à Zemmour pour sa présumable " campagne présidentielle ".

La tribune laissée depuis des années à Zemmour sur " CNews ", mais aussi ces derniers mois sur d’autres chaînes possédées par Vincent Bolloré traduit aussi le soutien sans faille du milliardaire au polémiste « d’extrême droite ».

Cette investigation démontre une fois de plus que celui qui défend " le rassemblement des classes populaires et d’une bourgeoisie " patriote " » et qui clamait en 2014 " être le porte-voix des classes populaires est ma plus grande fierté  », n’est rien d’autre qu’un énième candidat des riches.

Milliardaires, fraudeurs, « grands patrons » sont les premiers soutiens de Zemmour qui défend un projet politique à leur image. Il n’est pas une seconde " l’allié " des classes populaires " blanches " qu’il drague à coup de discours identitaires, xénophobes et racistes, et de " théorie du grand rempacement ", comme réponse à la précarité et à la désolation politique qui traverse cette classe.

Une perspective radicalement opposée à ces idées, anti-raciste, ouvrière et révolutionnaire est plus que jamais nécessaire pour notre camp : c’est celle que nous défendons avec la candidature d’Anasse Kazib à la présidentielle de 2022.

Lili Krib

Revolutionpermanente.fr