Beyrouth : au moins 50 morts et 2.750 blessés dans deux explosions géantes

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Beyrouth : au moins 50 morts et 2.750 blessés dans deux explosions géantes

La déflagration a eu lieu dans le secteur du port de la ville, et a été entendue à des kilomètres à la ronde. - STR / AFP

Deux explosions ont eu lieu ce mardi 4 août dans la capitale libanaise, tuant au moins cinquante personnes.

Corps gisant au sol, carcasses de voitures et entrepôts aplatis. Au port de Beyrouth, deux énormes explosions ont provoqué ce mardi 4 août des scènes de dévastation, faisant au moins 50 morts et 2 750 blessés dans la capitale libanaise.

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Dans une première déclaration d’un responsable au sujet de l’origine des déflagrations, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a indiqué qu’elles étaient peut-être dues à des " matières explosives confisquées depuis des années ", mais ajouté attendre la fin de l’enquête.

GIGANTESQUE CHAMPIGNON

En fin d’après-midi, une première explosion a été entendue suivie d’une autre très puissante qui provoque un gigantesque champignon dans le ciel. Les immeubles ont tremblé et les vitres ont été brisées à des kilomètres à la ronde.

Le souffle a été ressenti jusqu’à l’île de Chypre à environ 200 km de là.

Plusieurs heures après le drame, des hélicoptères continuaient de déverser des trombes d’eau pour tenter d’éteindre les flammes. Dans les rues, des soldats évacuaient des habitants abasourdis, certains couverts de sang, leur T-shirt autour du crâne pour panser leurs blessures.

Des volontaires aidaient d’autres à trouver de l’assistance. Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, les ambulances aux sirènes hurlantes et les pompiers.

Le président Michel Aoun a convoqué une " réunion urgente " du « Conseil supérieur de la Défense » et le Premier ministre Hassan Diab a décrété un jour de « deuil national ».

Sans mentionner les causes exactes du drame, Hassan Diab a affirmé que les responsables de cette " catastrophe " devraient " rendre des comptes ".

A l’étranger, la France a annoncé l’acheminement des " secours et moyens français " à Beyrouth et les Etats-Unis se sont dit prêts à proposer " toute aide possible ".

Magazine " Marianne "