Un aéroport 100% solaire en Inde !

, par  DMigneau , popularité : 64%

Un aéroport 100% solaire en Inde !

La ville de Cochin a confié la gestion de son aéroport à un opérateur privé qui vient de mettre fin aux émissions de CO2 de la plateforme. L’équivalent de trois millions d’arbres replantés. Joli symbole pour l’Inde alors que se rapproche la conférence de Paris sur le réchauffement climatique : l’aéroport de Cochin, au Kerala, vient de passer entièrement à l’énergie solaire.

C’est un cas unique au monde.

Avec ses 46.000 panneaux solaires implantés sur un terrain avoisinant, d’une superficie de 182.000 mètres carrés, l’aéroport dispose désormais pour son propre usage d’une capacité de production d’électricité de 12 mégawatts.

Concrètement, son installation produit de l’énergie que le gestionnaire privé de l’aéroport vend dans la journée à l’électricien public local, Kerala State Electricity. Et la nuit, il rachète à ce dernier le courant dont il a besoin pour ses activités. Au cours des vingt-cinq prochaines années, ce dispositif permettra d’éviter les émissions de CO2 qu’aurait induit le charbon des centrales thermiques de la région pour la même quantité d’électricité. “ C’est comme si nous avions planté trois millions d’arbres ”, affirment les autorités.

Si d’autres aéroports d’Asie se sont convertis à l’énergie solaire, comme celui de Kuala Lumpur en Malaisie (avec un équipement de 19 mégawatts) ou celui d’Osaka au Japon (12 mégawatts), ils ne l’utilisent que partiellement.

Pour l’Inde, l’exemple de Cochin est loin d’être anecdotique. Il s’inscrit en réalité dans une politique résolument volontariste en la matière. Au mois de juin, le gouvernement de Narendra Modi s’est ainsi fixé pour objectif de construire une capacité de production d’énergie solaire de 100.000 mégawatts à l’horizon de 2022, ce qui représente un tiers de la capacité installée actuelle du pays.

Actuellement, la capacité installée dépasse à peine les 4.000 mégawatts. Une ambition naturellement liée aux conditions climatiques particulièrement favorables dans le sous-continent, lequel bénéficie chaque année de deux cent cinquante à trois cents jours d’ensoleillement. Reste à financer tout cela : l’investissement nécessaire est évalué à 6.000 milliards de roupies (près de 80 milliards d’euros).

Guillaume Delacroix

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