Ukraine : 1 - Grèce : 0

, par  DMigneau , popularité : 64%

Ukraine : 1 - Grèce : 0

Intransigeant avec la Grèce, le FMI n’est pas toujours aussi regardant avec tous les pays auxquels il accorde ses " largesses ". Un exemple avec l’Ukraine et sa ministre des Finances, une ex-membre du département d’Etat américain qui a reçu la nationalité ukrainienne la veille de sa prise de fonction.

Au sein de la troïka qui règne en Grèce, le Fonds monétaire international n’est pas le moins intransigeant. Cet organisme au-dessus de tout soupçon fait dépendre tout nouveau prêt à la mise en œuvre d’un tour de vis dont chacun sait qu’il aboutira à creuser encore plus l’endettement. Avant de débourser le moindre dollar, les boys de Christine Lagarde exigent des coups de ciseau dans les budgets publics, des privatisations en cascade, des efforts supplémentaires pour les plus pauvres et des allègements fiscaux pour les plus riches. On connaît la musique. Elle est désormais aussi célèbre que le sirtaki, quoique moins enjouée.

Le FMI n’est pas aussi regardant en d’autres contrées. Il a accordé une aide d’urgence de 1,2 milliard de dollars à l’Irak sans contrepartie. De même, il s’est engagé à verser 17,5 milliards de dollars à l’Ukraine sur quatre ans, certes en échange d’un plan drastique, mais les premiers fonds ont été alloués après de simples paroles verbales d’un pouvoir corrompu et soumis à la loi des oligarques. Il est vrai que la ministre des Finances de Kiev, Natalie Jaresko, est une ex-membre du Département d’Etat américain qui a reçu la nationalité ukrainienne la veille de sa prise de fonction. Pour obtenir les bonnes grâces du FMI, Alexis Tsipras devrait nommer comme ministre des Finances un ancien de la banque Goldman Sachs ayant aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour entrer dans l’Europe. Tout s’arrangerait.

Jack Dion

Marianne