Tuerie raciste à Buffalo : au moins dix morts, le président Joe Biden sur place dès mardi

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Tuerie raciste à Buffalo : au moins dix morts, le président Joe Biden sur place dès mardi

L’assaillant, lourdement armé, a été immédiatement arrêté. SCOTT OLSON / Getty Images via AFP

Un " suprémaciste blanc " de 18 ans a ouvert le feu ce samedi 14 mai dans un supermarché de Buffalo aux États-Unis, faisant au moins dix morts, en majorité " noirs ". Le président américain Joe Biden se rendra ce mardi 17 mai dans cette ville de l’État de New York, dans le nord-est du pays.

Le dernier bilan fait état d’au moins dix morts. Samedi 14 mai, un homme " blanc " de 18 ans a ouvert le feu dans un supermarché de Buffalo, dans l’État américain de New York, situé dans le nord-est du pays. Les autorités ont dénoncé une nouvelle tuerie à caractère raciste d’un " suprémaciste blanc ", dont la plupart des victimes sont des " Afro-Américains ".

Lourdement armé, le tueur a été immédiatement arrêté et incarcéré. Il est poursuivi pour " meurtre avec préméditation "​​​​​​. Ce jeune homme " blanc " était équipé d’une " arme d’assaut ", d’un gilet pare-balles, d’une tenue de type militaire, d’un casque et d’une caméra pour diffuser son crime en direct sur « Internet ».

Le chef de la police de Buffalo, Joseph Gramaglia, a fait état de " dix personnes tuées " et de trois autres blessées. Onze étaient des personnes " noires " et deux étaient des " blancs ", dans ce quartier majoritairement afro-américain.

D’après le commissaire, le tueur a d’abord tiré sur quatre personnes sur le parking du supermarché Tops, tuant trois d’entre elles, avant d’entrer dans le commerce et d’y commettre un carnage.

Là, un garde de sécurité, policier à la retraite, a tiré sur l’assaillant mais ce dernier, protégé par son gilet pare-balles, n’a pas été blessé et a abattu le garde.

Crime sur " Twitch "

Lorsque la police est arrivée sur les lieux, le jeune homme a retourné son arme contre lui, au niveau de son cou, avant de se rendre aux " forces de l’ordre ", selon le commissaire Gramaglia. Cette attaque est " un crime motivé par la haine et raciste ", perpétrée par " le mal incarné ", a fustigé le shérif du comté d’Erié, John Garcia.

Le " crime motivé par la haine " désigne aux États-Unis un acte dirigé contre une personne visée en raison d’éléments de son identité comme la " race ", la religion, la nationalité, l’orientation sexuelle ou un handicap.

Considéré comme une infraction fédérale aux circonstances aggravantes, il entraîne des condamnations plus dures.

Interrogé pour savoir si le tireur risquait la peine de mort à l’échelon fédéral, le représentant local du parquet du ministère américain de la Justice a répondu que " toutes les options étaient sur la table ".

L’assaillant, qui portait une caméra, a commencé à diffuser son crime sur la plateforme " Twitch ", laquelle s’est déclarée " dévastée " et a promis une " tolérance zéro contre toute forme de violences ".

D’après le « réseau social », le contenu a été supprimé " deux minutes " après le début de sa diffusion, le compte de l’assaillant a été " suspendu définitivement " et " tous les comptes susceptibles de rediffuser ce contenu sont sous surveillance ".

Des médias américains ont également évoqué un " manifeste " à caractère raciste diffusé sur « Internet ». Selon le " New York Times ", citant ce " manifeste ", le suspect a été " inspiré " par des crimes commis par des " suprémacistes blancs ", notamment le massacre en 2019 de 51 fidèles dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le chef de l’ONU " consterné "

La « Maison Blanche » a annoncé la venue ce mardi 17 mai du président américain Joe Biden à Buffalo.

" Le président et la première dame vont se rendre à Buffalo pour partager la douleur d’une communauté qui a perdu dix des siens dans une tuerie de masse horrible et insensée ", a précisé la présidence américaine dans un communiqué.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fermement condamné la tuerie.

" Le secrétaire général est consterné par le meurtre de dix personnes après un acte ignoble d’extrémisme raciste et violent à Buffalo ", a précisé le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq, dans un communiqué.

Antonio Guterres a également présenté ses condoléances aux familles et aux proches des victimes, tout en exprimant l’espoir que justice soit rendue très vite.

La Rédaction

Marianne.fr