Stratégie de Manipulation des masses en 10 points - Sylvain Timsit

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Stratégie de Manipulation des masses en 10 points - Sylvain Timsit

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STRATÉGIE DE LA MANIPULATION OU « MOUTONISATION » DES MASSES EN 10 POINTS -

Sylvain TIMSIT

Pour un état ou structure se voulant comme tel, il est important d’avoir un certaine maîtrise un « contrôle » de son opinion publique afin que celles-ci puisse toujours légitimer ses actions et décisions politiques même les plus sordides comme l’intervention en Irak, Côte d’Ivoire, Libye et plus récemment le Mali.

Ces " structures étatiques " - je les aie appelées ainsi car beaucoup d’états ne sont que des exécutants de décisions qui se prennent hors des institutions officielles - ont besoin d’une sorte d’aval de leur opinion publique.

Et pour s’assurer cet aval, voici quelques-unes des stratégies ou stratagèmes mis en place depuis des décennies pour ne pas dire des siècles par ces structures étatiques contre - oui, je pèse mes mots - leurs propre populations.

1° / La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie " de la diversion " consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

La stratégie " de la diversion " est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie et de la cybernétique.

« Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. »

Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2° / Créer des problèmes, puis offrir des solutions.

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ».

On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter.

Par exemple : laisser se développer la violence urbaine ou organiser des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des Services publics.

3° / La stratégie de la dégradation.

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement , en « dégradé », sur une durée de 10 ans.

C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles - néolibéralisme - ont été imposées durant les années 1980 à 1990.

Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4° / La stratégie du différé.

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire » en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur.

Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat.

D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.

Ensuite, parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.

Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5° / S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.

Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Pourquoi ?

« Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura - avec une certaine probabilité - une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ».

6° / Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle et donc le sens critique des individus.

De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements

7° / Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise.

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

« La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ».

Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8° / Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte

9° / Remplacer la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités ou de ses efforts.

Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action.

Et sans action, pas de révolution !…

10° / Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes.

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.

Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement.

Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

christophecroshouplon

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