Soupçons d’emploi fictif : Penelope Fillon triplement mise en examen

, par  DMigneau , popularité : 69%

Soupçons d’emploi fictif : Penelope Fillon triplement mise en examen

A l’issue de son audition, l’épouse du candidat à la présidentielle a été mise en examen le 28 mars pour " complicité et recel de détournement de fonds publics ", " complicité et recel d’abus de biens sociaux " et " recel d’escroquerie aggravée ".

Penelope Fillon lors de " L’émission politique " de son époux. - chamussy / sipa

L’audition de Penelope Fillon au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris se sera bien déroulée le 28 mars, durant plusieurs heures. Son mari, lui, avait pu décaler la date de son audition afin d’éviter les nuées de caméra et avait lu une simple déclaration, refusant de répondre aux questions.

Dans l’affaire des emplois fictifs présumés qui les lie, l’épouse du candidat à la présidentielle a été mise en examen pour " complicité et recel de détournement de fonds publics ", " complicité et recel d’abus de biens sociaux " et " recel d’escroquerie aggravée ".

Madame Fillon aura été interrogée sur plusieurs points : son travail réel auprès de son époux en tant qu’ " assistante parlementaire ", de 1998 à 2002, puis dans la continuité auprès du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud, lui aussi mis en examen, de 2002 à 2007.

La période de 2012 à 2013, lors du retour de François Fillon à l’Assemblée nationale, est également scrutée.

De nouveau " assistante parlementaire ", Penelope Fillon a cumulé un temps plein à la " Revue des deux mondes ". Des documents ont montré que le couple Fillon n’avait déclaré au Palais Bourbon que 14 heures de travail mensuel pour le magazine afin de rester dans les clous de la loi qui interdit de travailler au-delà d’un certain nombre d’heures par mois.

Un brouillon fait - quant à lui - état de " 30 heures ", le parquet national financier se demandant s’il pourrait s’agir d’un " faux " ou d’une " escroquerie ". Les juges n’ont toutefois pas retenu les chefs de " faux et d’usage de faux " dans leur convocation adressée à Penelope Fillon, selon des sources proches du dossier.

Comme pour François Fillon quinze jours plus tôt, son avocat, Me Pierre Cornut-Gentille, a déclaré : " Les magistrats instructeurs ont décidé de mettre en examen Penelope Fillon, dans la logique d’une enquête et d’une instruction conduites exclusivement à charge, au mépris de la séparation des pouvoirs et de la présomption d’innocence, dans des délais de rapidité hors norme ".

Magazine Marianne