Soupçons d’emploi fictif : Marine Le Pen mise en examen pour “ abus de confiance ”

, par  DMigneau , popularité : 64%

Soupçons d’emploi fictif : Marine Le Pen mise en examen pour “ abus de confiance

PDN/SIPA

La présidente du FN a été convoquée par les juges et " mise en examen " dans la foulée dans l’affaire des emplois présumés fictifs du FN au Parlement européen.

Les campagnes électorales avaient servi de prétexte à Marine Le Pen pour mettre de côté son actualité judiciaire. Plus d’échappatoire désormais : la patronne du Front national a été mise en examen pour “ abus de confiance ” dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son parti au Parlement européen.

Marine Le Pen a été entendue par les juges du pôle financier ce vendredi 30 juin. Cet entretien portait sur les salaires versés à sa cheffe de cabinet, Catherine Griset. Dans cette affaire, 17 eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir rémunéré une quarantaine d’assistants parlementaires avec des crédits européens, alors que ceux-ci travaillaient pour le compte du parti : leurs emplois au Parlement européen sont donc " présumés fictifs ".

Le préjudice pour l’institution bruxelloise est estimé à 5 millions d’euros.

En février dernier, " Marianne " avait révélé un rapport de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), accablant pour Marine Le Pen.

Depuis le début de l’enquête, Marine Le Pen avait toujours refusé d’être interrogée par les juges en utilisant d’abord son immunité parlementaire d’eurodéputée - levée depuis - et le calendrier électoral de la présidentielle et des législatives.

Elle se retrouve désormais " mise en examen ". Si l’instruction judiciaire donne lieu à un procès, puis à une condamnation, Marine Le Pen risque une peine pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 375 000 € d’amende. Et ce n’est pas le seul pépin qui se dresse sur la route de la présidente du FN : l’affaire de la sous-évaluation de son patrimoine immobilier pourrait elle aussi la traîner dans un bureau de juges…

Hadrien Mathoux

Marianne