Soirée de Macron à Las Vegas : ouverture d’une information judiciaire pour favoritisme

, par  DMigneau , popularité : 68%

Soirée de Macron à Las Vegas : ouverture d’une information judiciaire pour favoritisme

Emmanuel Macron avec Muriel Pénicaud au CES, à Las Vegas, en janvier 2016. - Mystic pixs/SIPA

Des juges d’instruction vont enquêter sur la soirée organisée en janvier 2016 par " Business France ", organisme dirigé à l’époque par l’actuelle ministre du Travail Muriel Pénicaud, en lien avec le cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy.

Qui est responsable des problèmes financiers liés à la soirée organisée pour Emmanuel Macron au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, le 6 janvier 2016 ?

C’est sur cette question que devront se pencher les juges d’instruction chargés d’enquêter sur cette affaire embarrassante pour le gouvernement. Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi 7 juillet une information judiciaire contre X pour « favoritisme et recel de favoritisme ».

Au cœur de la tourmente : la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui dirigeait à l’époque " Business France ". Cet organisme, qui dépend notamment de Bercy, avait confié l’organisation de la soirée à l’agence Havas sans appel d’offres.

Selon des mails révélés par le JDD dimanche, Muriel Pénicaud avait été alertée en amont sur des difficultés comptables que posait cette soirée qui a coûté 381 759 euros, d’après le montant avancé par " le Canard enchaîné ".

De son côté, la ministre s’est défendue en affirmant avoir été informée « fin février 2016 » et avoir ordonné qu’un audit « soit immédiatement diligenté afin d’identifier les dysfonctionnements et responsabilités ».

L’enquête pourrait aussi se pencher sur les responsabilités de membres du cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy. Selon le JDD et Libération, des collaborateurs de celui qui était ministre de l’Economie à l’époque sont intervenus dans les détails de l’organisation de la soirée de Las Vegas.

Les sièges de " Business France " et d’Havas avaient été perquisitionnés le 20 juillet dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en mars.

Magazine Marianne

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