Ségolène Royal, (presque) limogée de son poste " d’ambassadrice des Pôles ", se prend une calotte

, par  DMigneau , popularité : 0%

Ségolène Royal, (presque) limogée de son poste « d’ambassadrice des Pôles », se prend une calotte

" Je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution ", prévient Ségolène Royal. - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

L’ex-ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé, ce mardi 14 janvier, que l’exécutif envisageait de " mettre fin " à ses fonctions « d’ambassadrice des Pôles
 » en raison de ses critiques récurrentes du gouvernement.

Entre le gouvernement et elle, la confiance aura " fondu comme neige au soleil "... L’ex-ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé, ce mardi 14 janvier, que « l’exécutif » envisageait de " mettre fin " à ses fonctions « d’ambassadrice des Pôles » en raison de ses critiques récurrentes du gouvernement, s’estimant déjà " licenciée " et assurant qu’elle n’entendait pas se taire.

L’ex-candidate à la présidentielle de 2007 a publié sur " Facebook " une lettre des ministères des " Affaires étrangères et de la Transition écologique et solidaire " datée du 7 décembre, dont le " Canard enchaîné " a publié le premier des extraits, affirmant qu’il " est envisagé de mettre fin " à ses fonctions.

https://www.facebook.com/segoleneroyal/posts/10158036168209661

Vexée, Ségolène Royal reproduit une lettre, envoyée au regard de ses " récentes prises de paroles publiques qui mettent en cause la politique du gouvernement " à laquelle, soulignent les ministères, elle est " étroitement associée " en sa " qualité d’ambassadrice, titulaire d’un emploi à la décision du gouvernement ".

La lettre prévient qu’un " prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d’ambassadrice ".

Ségolène Royal, faisant référence à l’article du " Canard enchaîné ", estime pour sa part que son " licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable ".

" Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions (lors) d’un prochain Conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution. J’en prends acte ", ajoute-t-elle sur sa page " Facebook ".

" Le bilan complet sera publié "

La ministre de " la Transition écologique et solidaire ", Élisabeth Borne, a également lancé dimanche un ultimatum à « l’ambassadrice des pôles » - Ségolène Royal - la sommant de " faire un choix " si elle souhaite garder une fonction impliquant un " devoir de réserve ".

L’ex-ministre et candidate " socialiste " à la présidentielle de 2007 a multiplié ces derniers temps les attaques à l’encontre du gouvernement, publiant en décembre des " tweets " critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d’Emmanuel Macron avec " le monde du business mondialisé ".

https://twitter.com/RoyalSegolene/status/1215362674349002752

https://twitter.com/RoyalSegolene/status/1216970443523051520

La " dame du Poitou " semble bien décidée à défendre son honneur : " J’ai accompli cette tâche bénévole avec passion et conscience professionnelle en continuité de ma responsabilité de présidente de la COP21. Le bilan complet sera publié dans quelques jours ", précise-t-elle sur " Facebook ".

En novembre dernier, la cellule investigation de " Radio France " avait mis en cause « l’ambassadrice », pointant du doigt l’utilisation des moyens mis à sa disposition par le ministère des Affaires étrangères, donnant lieu - selon nos confrères - à une " confusion des genres " avec ses autres activités.

L’enquête de " Radio France " avait ainsi révélé que des collaborateurs salariés par « le Quai d’Orsay » avaient été mobilisés par leur patronne lors d’événements sans rapport avec ses fonctions officielles, notamment la promotion de son dernier livre. Ce que je peux enfin vous dire, ainsi que de sa fondation "Désirs d’avenir pour la planète". Des accusations "calomnieuses et diffamatoires", selon Ségolène Royal.

Magazine Marianne