Risque fasciste au Venezuela : lettre à l’EHESS

, par  DMigneau , popularité : 0%

Risque fasciste au Venezuela : lettre à l’EHESS

La propagande journalistique de nos médias " libres " contre le Venezuela fait rage. Tous ces journalistes (" Libération ", " Le Monde ", " le Figaro ", etc.), payés par des milliardaires, se rendent coupables de la possibilité que le Venezuela puisse tôt ou tard basculer dans une dictature d’extrême-droite de type Pinochet, Stroessner et autres généraux fascistes comme la CIA et les USA en ont installé d’innombrables en Amérique du Sud et ailleurs dans le monde.

Paula Vasquez, sous l’intitulé pompeux " chargée de recherche à l’EHESS ", fait partie de ces criminels de la plume.

Madame, monsieur,

En tant qu’ancien étudiant de la faculté de Reims, titulaire d’un DEA en Lettres Modernes, ancien doctorant et contribuable participant par ses impôts au financement de l’EHESS, je tiens à signaler, par ce message - et à qui de droit - qu’il est intolérable que l’EHESS abrite en son sein une " chargée de recherche du CESPRA " ainsi qu’une interview du " Figaro " datant du samedi 29 juillet présente madame Paula Vasquez.

Derrière une campagne de presse menée en Occident par des médias dits " libres " - pour la France 90 % des médias sont détenus par 9 milliardaires - c’est un véritable travail de propagande contre le Venezuela qui a lieu afin de faire accepter par le public français dit " instruit " une intervention militarisée des forces étasuniennes au Venezuela ou un coup d’état fasciste soutenu par les USA.

Ce travail peut être qualifié de " pinochetiste ", en référence au dictateur chilien installé par la CIA après une intense campagne médiatique de propagande, une grève patronale afin de créer des pénuries artificielles, un coup d’état, l’assassinat de Salvador Allende et de milliers de militants progressistes.

Il constitue un crime selon le droit international.

Hier 30 juillet, dans ce pays, le Venezuela, soumis à une intense déstabilisation de l’extrême-droite, de paramilitaires colombiens, du clergé réactionnaire et des instances représentatives de l’élite patronale déjà responsable d’un coup d’état en 2002 contre le président Hugo Chavez, une élection pour une Assemblée constituante destinée à inscrire dans la constitution de nouveaux droits progressistes et démocratiques a donné lieu à une participation massive, totalement ignorée par nos médias " libres ", malgré les menaces de ceux qu’ici certains osent appeler des " révolutionnaires ", en vérité des nervis d’extrême-droite payés par la classe des nantis du Venezuela excédée de voir le peuple du Venezuela prendre son destin en main depuis 1999 et l’élection de Hugo Rafael Chavez Frias.

Or, interviewée par " le Figaro " détenu par le marchand d’armes Serge Dassault, Paula Vasquez de l’EHESS a - entre autres - prononcé cette phrase rien moins qu’orwelienne : " Cette constituante marque la fin de la démocratie. "

Son interview est, par ailleurs, et de façon globale, un relais des mensonges innombrables diffusées par nos médias " libres ", avec une telle unanimité qu’on devine assez de quelle source unique ces " informations " proviennent.

Chacune des phrases de Paula Vasquez est un mensonge, soit ouvertement, soit par omission. Je vous invite à lire son interview et à le comparer au travail remarquable du journaliste français Thierry Deronne sur son blog " venezuelainfos.wordpress.com " ou bien aux articles de Maurice Lemoine du " Monde Diplomatique ".

Par la propagande qui se diffuse dans cet interview, Paula Vasquez contribue à faire accepter un coup d’état d’extrême-droite au Venezuela, éventuellement avec intervention militaire des USA et à l’installation d’une dictature de type fasciste.

Dès lors, Madame, Monsieur, je demande à l’EHESS de bien considérer le fait de comporter dans son effectif une " chargée de recherche " soutenant un tel projet.

L’EHESS, en donnant par son nom caution scientifique à madame Paula Vasquez pour des interviews et des articles susceptibles par leurs mensonges et les objectifs de coup d’état fasciste au Venezuela d’être qualifiés de " crimes de guerre ", devient dès lors responsable des propos d’une de ses employés et de la possibilité que ceux-ci puissent conduire, au milieu de milliers d’autres il est vrai, à une dictature d’extrême-droite au Venezuela.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez porté à ce message et en espérant que des dispositions soient aussitôt prises contre madame Paula Vasquez afin que la crédibilité, le souci de la vérité et de la démocratie de l’EHESS ne soient pas susceptibles d’être mis en doute, je vous prie, Madame, Monsieur, de recevoir mes salutations distinguées.

Disjecta

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