Retour sur la question des relations Tibet-Allemagne nazie (3e partie : Les tibétologues allemands au service du « Troisième Reich »)

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Retour sur la question des relations " Tibet-Allemagne nazie " (3e partie : Les " tibétologues " allemands au service du « Troisième Reich »)

Depuis la déclaration publique des coryphées de la tibétologie française dans " Libération " en 2008 (1), alléguant que l’expédition allemande au Tibet fut purement « scientifique », le sujet a été creusé par des chercheurs indépendants et sérieux (2).

Leurs recherches confirment en détail ce qu’on pouvait déjà savoir en 2008 à condition de ne pas porter d’épaisses œillères idéologiques, à savoir : qu’Ernst Schäfer ne fut pas simplement un « brillant zoologue » et « chercheur allemand », mais un nazi invétéré qui fit carrière dans les SS dès 1933 en recherchant activement le soutien de Himmler, et que son expédition au Tibet fut bel et bien organisée, financée et mise en œuvre par les nazis.

C’est ce que nous avons montré dans les deux parties précédentes du présent article. Dans cette troisième partie, nous voulons " creuser le sujet " en montrant...

- que Schäfer fut un partisan déclaré d’une « ligne nouvelle et nationale-socialiste » de la science allemande,

- que cette science allemande fut, en général, " à la botte du régime " et marquée par son idéologie,

- que les " tibétologues " allemands poursuivaient des objectifs « scientifiques » propres au Troisième Reich,

et

- que Schäfer poursuivit sa carrière nazie jusqu’à la défaite totale et la chute du régime, entre autres comme directeur du « Reichsinstitut Sven Hedin » affilié à « l’Ahnenerbe SS ».

« Les chercheurs SS au Tibet, représentants d’une science nationale-socialiste spécifique »

... c’est le titre qu’a choisi Wolfgang Kaufmann pour un des chapitres de sa remarquable thèse de doctorat sur " Le Troisième Reich et le Tibet ".

Mais peut-on vraiment parler d’une « science nationale-socialiste » ?

Est-ce que la science n’a pas été de tout temps indépendante, incorruptible, pure ?

Ne suffit-il pas par conséquent, comme le font les " tibétologues " françaises – Mmes Robin, Blondeau, Buffetrille et Stoddard – dans leur « mise au point » de 2008, de distinguer la véritable science d’une " pseudoscience " synonyme de charlatanisme, pratiquée par des imposteurs, des illuminés, des affabulateurs ?

Tandis que l’on peut difficilement imaginer une influence de l’idéologie nazie sur une discipline comme les mathématiques, son énorme impact sur les sciences humaines et sociales (l’histoire, par exemple) est aussi évident qu’indéniable.

Mais ce constat ne vaut pas moins pour la biologie et la médecine : on n’a qu’à penser à l’eugénisme et aux expérimentations humaines des « médecins » d’Auschwitz.

Rappelons au passage que Wolfram Sievers, dirigeant de « l’Ahnenerbe », fut jugé pour ses expériences mortelles sur des humains et condamné à mort dans le « Procès des médecins » de Nuremberg (3).

Et le constat vaut bien évidemment pour l’anthropologie, avec sa branche appréciée tout particulièrement pendant le " Troisième Reich " qu’est la « raciologie ».

C’est pourquoi la participation du raciologue Beger en tant que n° 2 de l’expédition SS au Tibet est de loin le fait qui gêne le plus les tenants de sa nature « apolitique » et « inoffensive ».

Après tout, cet anthropologue SS s’est aussi penché sur les « liens de parenté » entre les « races inférieures » en découvrant, par exemple, chez les femmes juives un « étonnant développement du fessier » probablement causé par « la même hyperplasie génétique du tissu adipeux de la région fessière que chez les Hottentots et les Bochimans. » (4)

Schäfer, lui, a l’habitude de vilipender les « apôtres d’une science désormais dépassée chez nous » et de décrier « la science libérale » caractéristique, selon lui, de l’ « époque du système » (de Weimar). Celle-ci aurait conduit à une « spécialisation à outrance », à « l’éloignement » entre les différentes disciplines et à cette « distinction stérile établie entre " sciences humaines " et " sciences naturelles " ». (5)

Le « brillant zoologue » plaide - au contraire - pour le rétablissement de « l’unité vivante de la recherche en sciences humaines et en sciences naturelles » et pour que « les phénomènes naturels et culturels » soient « perçus comme un tout ».

Dans ce contexte, il considère le « concept de la race » comme étant « une clé » très « opportune » de la connaissance, (6) conformément à l’idéologie nazie qui voit dans les races humaines des « réalités historiques et matérielles » et qui en déduit qu’il faut impérativement « inclure la découverte révolutionnaire de l’inégalité des hommes dans chaque discipline scientifique ». (7)

Cette approche holistique est déjà à la base de l’expédition SS au Tibet. Il s’agit d’une approche qui résulte, d’après ce que Schäfer affirme lui-même dans un manuscrit datant probablement de janvier 1943, de son « lien étroit avec le patrimoine spirituel national-socialiste » (8) et elle correspond exactement au vues de Himmler en la matière (9).

Celui-ci se trouve d’ailleurs à la tête des biologistes allemands depuis que le « Reichsbund für Biologie » est rattaché à « l’Ahnenerbe », depuis mai 1939.

Apparemment, il faut rappeler de nos jours ce qui est pourtant établi et tout à fait indéniable : que pratiquement tous les scientifiques allemands se sont mis au service du régime et ont joué un rôle important dans le cadre de l’effort de guerre nazi.

C’est le cas pour la physique et la chimie : physique nucléaire en vue du développement de la bombe atomique, développement de la propulsion par réaction, de combustibles pour des fusées, recherche, développement et production de carburants synthétiques, d’explosifs, de gaz de combat, de drogues comme " le Pervitin " (une forme de la méthamphétamine), etc.

C’est aussi le cas pour la zoologie, la botanique et l’agronomie : recherche et création de races d’animaux domestiques et de variétés de plantes plus résistantes et plus performantes dans le cadre de la « bataille de la production » proclamée par le régime aussi bien que dans celui de ses projets de colonisation de « l’espace vital » à l’Est.

L’expédition au Tibet, partie intégrante des préparatifs de guerre et des plans de colonisation nazis

L’expédition SS au Tibet dont la tibétologue Isrun Engelhardt nous assure le caractère « politiquement inoffensif » (10) a justement joué un rôle non négligeable dans les préparatifs de guerre d’Hitler.

En effet, avec le 2e « Plan quadriennal » mis en œuvre à partir de 1936 les dirigeants du Reich s’efforcent de stabiliser la production alimentaire nationale et de rendre l’Allemagne indépendante de l’importation de vivres ; une condition sine qua non pour pouvoir résister à un blocus et donc une condition indispensable pour mener une guerre victorieuse (11).

Le développement de variétés de céréales (plus) résistantes devient ainsi un objectif primordial dans le cadre de la « bataille de la production » (" Erzeugungsschlacht ") proclamée par le régime.

D’où l’intérêt marqué et le soutien financier de la " Deutsche Forschungsgemeinschaft " pour l’expédition SS après que Schäfer, qui est sûr que le Tibet recèle un « trésor inestimable de caractères héréditaires d’une grande valeur pour la culture », a annoncé vouloir y chercher des variétés sauvages et primitives de plantes agricoles - et spécialement de céréales - susceptibles de s’hybrider avec les variétés allemandes.

En effet, l’expédition ramène en Allemagne des « quantités énormes de semences des espèces sauvages ou primitives asiatiques les plus variées » (12). Isrun Engelhardt mentionne elle-même le chiffre impressionnant de 4 000-5 000 échantillons de semences provenant de plantes agricoles et céréalières.

Quand Schäfer propose la création d’une « station biologique extérieure », Himmler ne tarde pas à donner son assentiment et lui permet d’utiliser des terrains autour du camp de concentration de Dachau (13). On commence à y expérimenter des variétés tibétaines, mais les travaux ne progressent que très lentement en raison du manque d’enthousiasme des « travailleurs-esclaves » qui y sont affectés.

Les conquêtes de vastes territoires suite à l’invasion de l’URSS stimulent l’intérêt de Schäfer - et de Himmler - pour le développement de nouvelles variétés céréalières adaptées au climat russe.

« L’Ahnenerbe » établit un « Institut pour la génétique des plantes » à Lannach en Styrie dont le but est « la création de variétés de plantes agricoles génétiquement résistantes qui tolèrent le gel et la sècheresse » à partir de semences rapportées du Tibet ou volées dans les instituts soviétiques.

De telles plantes sont considérées comme indispensables à « l’exploitation rapide de toutes les terres arables, en particulier des territoires conquis à l’Est ». (14)

Du « Freundeskreis Himmler » au poste de directeur du « Reichsinstitut Sven Hedin für Innerasienforschung »

De retour dans une Allemagne en guerre, Schäfer s’emploie à faire de ses « recherches tibétaines et asiatiques au sein de " l’Ahnenerbe ", le département de loin le plus important de l’organisation scientifique de " l’Ordre noir " ».

Cela sert aussi ses propres ambitions, puisqu’il devient « pratiquement le chef du département des sciences naturelles » de « l’Ahnenerbe SS » (15).

Pour s’imposer face à son concurrent le plus éminent, l’explorateur Wilhelm Filchner, il clame haut et fort qu’il suit « une ligne tout à fait différente, nouvelle et nationale-socialiste », ce qui « du point de vue national-socialiste justifie pleinement que les... fonds puissent être attribués à nous » et non pas à son rival. (16)

Himmler l’appelle désormais « mein lieber Schäfer » (« mon cher Schäfer ») (17). Le Reichsführer SS se montre remarquablement généreux en accordant au zoologue – qui s’est plaint de dettes et de frais de représentation élevés – une augmentation de salaire à 500 RM par mois ainsi qu’une " allocation de ménage " de 3 000 RM. (18)

Étant donné que Walter Wüst, le directeur scientifique de « l’Ahnenerbe » vit à Munich et veut y établir le futur institut de recherches asiatiques, Schäfer déménage dans la capitale bavaroise, non sans avoir pris des mesures afin que « les Juifs » qui « nichent encore » dans la demeure qu’il a choisie soient « mis à la porte » (19).

En ce qui concerne le mobilier de l’institut dont il va prendre la direction, Schäfer suggère de « recourir à l’inventaire volé dans des instituts polonais » (20).

Parallèlement, il poursuit sa « carrière fulgurante » (21) dans les rangs de la SS. Promu Sturmbannführer de la « SS générale » (" Allgemeine SS ", celle des camps d’extermination) le 20 avril 1942, il obtient quelques mois plus tard le même rang de commandant au sein de la Waffen SS ; celle de la lutte contre les partisans et d’Oradour-sur-Glane.

En juin de la même année, il accède au « très illustre » Freundeskreis Heinrich Himmler (le " Cercle des Amis du Reichsführer SS ") (22).

Début 1943, Schäfer gravit un dernier échelon sur l’échelle de sa carrière « politico-scientifique » : le 16 janvier a lieu à Munich la création officielle du « Reichsinstitut Sven Hedin pour l’exploration de l’Asie centrale » placé sous sa direction. L’institut est affilié à « l’Ahnenerbe », mais il est financé en partie par le Ministère de l’Éducation nazi sous l’emprise de la SS.

Parce que l’événement coïncide avec la célébration du 470ème anniversaire de l’Université de Munich, les notables bavarois qui y assistent sont légion.

Ils sont flanqués de personnalités du Reich tels que Franz Xaver Ritter von Epp (23), « Reichsstatthalter » de Bavière et président de " la Ligue coloniale ", Bernhard Rust, « Obergruppenführer SA » et Ministre nazi de l’Éducation, Franz Xaver Schwarz, trésorier du parti nazi NSDAP, Gustav Adolph Scheel, « Brigadeführer SS », " Führer de la jeunesse étudiante du Reich " et Gauleiter à Salzbourg, etc. (24)

Sur la liste des invités figurent en plus les noms des sept " raciologues " les plus éminents de l’Allemagne nazie, parmi lesquels Hans F. K. Günther (25), Wolfgang Abel (26) et Egon Freiherr von Eickstedt.

À cause du risque accru de bombardements aériens qui pèse sur les grandes villes allemandes, le siège de « l’Institut Sven Hedin » est transféré en juillet/août 1943 vers l’Autriche, vers le château de Mittersill, où Schäfer et ses collaborateurs prennent résidence.

Au printemps 1944, le « Commando spécial K » de la Waffen-SS y est stationné ; la présence de gardes SS armés rend donc possible l’emploi de « travailleurs-esclaves ».

Sollicitées par Schäfer, quinze prisonnières du camp de concentration de Ravensbrück (des Témoins de Jéhovah) arrivent le 24 mars 1944 à Mittersill.

Six d’entre elles vont y rester, les neuf autres sont envoyées à l’ « Institut de génétique des plantes » de « l’Ahnenerbe » établi au château de Lannach près de Graz et placé sous l’autorité de Schäfer.

« L’institut Sven Hedin » devient ainsi un « Außenkommando » d’abord du camp de Ravensbrück, puis de celui de Mauthausen.

Himmler inspecte le château le 12 mai 1944.

Alors que le " Troisième Reich " s’approche inexorablement de son « crépuscule des dieux », Schäfer, loin de prendre ses distances envers le régime – comme il va le clamer " haut et fort " lors de ses interrogatoires par les Américains – renforce encore son engagement tout en profitant des petits privilèges auxquels les " Volksgenossen " de marque ont droit : il fait travailler une prisonnière du camp de Ravensbrück comme son « esclave domestique » personnelle (27).

À partir de juillet 1944, il participe aux activités du cercle dirigeant du « Nationalsozialistischer Deutscher Dozentenbund » (« Union national-socialiste allemande des maitres de conférences », c’est-à-dire des professeurs d’université qui visent au « plus complet épanouissement de la recherche allemande dans le cadre de la lutte totale pour la survie de la nation ».

Les tibétologues françaises à la traîne de négationnistes allemands

Cherchant à dissimuler aussi bien le véritable rôle des sciences que les compromissions des scientifiques dans l’Allemagne nationale-socialiste, des auteurs négationnistes allemands ont voulu réhabiliter Schäfer et l’expédition SS au Tibet.

La tibétologue Isrun Engelhardt est la plus connue d’entre eux, pour la bonne raison que le lobby dalaïste international a pris l’habitude de la citer à chaque occasion comme son " témoin-clé " et comme « la plus grande experte en la matière » (28).

En réalité, elle a publié un seul livre au sujet de l’expédition SS, un livre de photographie (29). Celui-ci et quelques articles où elle répète les mêmes thèses révisionnistes ont apparemment suffi pour qu’elle soit considérée dans ces milieux comme " l’experte par excellence ".

Ses consœurs françaises signataires de la « mise au point » dans " Libération " n’ont plus eu qu’à lui faire écho.

La " Wikipédia " française nous apprend qu’Engelhardt « a notamment étudié l’expédition allemande au Tibet » en « utilisant comme sources principales le volumineux journal de Schaefer » et « les enregistrements des interrogatoires de Schaefer » (30).

Elle confirme ainsi - sans le vouloir, car l’article se lit comme un panégyrique - le principal reproche que Wolfgang Kaufmann adresse à la tibétologue de Bonn : « Comme l’auteure n’indique pas les sources sur lesquelles s’appuie son article, le lecteur peu informé ne se rend pas compte de la fréquence avec laquelle elle a eu recours aux procès-verbaux de Nuremberg qui, par nature, sont remplis d’allégations mensongères de la part de Schäfer . » (31)

Plus loin, l’auteur de l’étude de loin la mieux documentée et la plus fouillée en la matière revient à ces interrogatoires en constatant que « l’ex favori de Himmler » y débite « un mensonge culotté après l’autre » (32). Mais les enquêteurs américains n’étaient pas dupes de ce « tissu de mensonges tramé savamment » ; ils continuaient de voir en Schäfer, comme le révèle une note datant de mars 1948, « un nazi enragé » qui se cache « sous le masque de la science » (33).

Peu de temps après la tibétologue Engelhardt, un deuxième auteur allemand publie des « recherches » destinées à " blanchir " l’expédition SS au Tibet : l’historien Detlev Rose.

À la différence de la professeure de l’université de Bonn qui préfère garder profil bas en ce qui concerne ses positions politiques, Detlev Rose, lui, est un auteur aux convictions et aux antécédents bien connus.

Sauf en France, semble-t-il, car la " Wikipédia française " s’est carrément " fait avoir ". Elle nous informe de ce qu’en 2006 et 2010, Rose « publie respectivement un article et un livre qui démystifient et dénazifient (sic) l’expédition allemande au Tibet » ; elle présente Rose comme un « spécialiste de la démystification » - et sans doute de la " dénazification " - et comme un auteur « érudit ayant assimilé les exigences de la recherche historique » ; elle le félicite enfin pour une « étude très rigoureuse, méthodique et fort bien documentée » sur la " Société Thulé ".

Pas un mot cependant n’est perdu dans cette ébauche d’article ni sur l’appartenance de Rose à la mouvance néonazie, ni sur l’orientation de ses maisons d’édition dont le nom est pourtant indiqué (34).

Detlev Rose est un ancien membre de la rédaction de " Nation Europa " (NE) – " Deutsche Monatshefte ", une revue éditée jadis par le leader néonazi Adolf von Thadden (35).

Il a publié son article négationniste sur « l’expédition allemande au Tibet » (36) dans une revue trimestrielle du " Grabert Verlag ", une maison d’édition dont « le thème prioritaire depuis sa fondation a été le révisionnisme historique d’extrême droite visant à banaliser le national-socialisme, par exemple, en niant ou en relativisant l’holocauste, la responsabilité du régime nazi quant à la IIe Guerre mondiale et à d’autres crimes nazis. » (37)

La traduction française de son livre sur " la Société Thulé " est parue auprès des Éditions " Ars Magna " qui comptent parmi leurs rares auteurs un Robert Brasillach avec un livre sur Léon Degrelle.

Pour rappel, Brasillach est un intellectuel français, collaborateur nazi notoire, fasciste et antisémite, fusillé en 1945 et Degrelle est un politicien belge qui, après avoir collaboré avec Hitler jusqu’à se battre sur le font de l’Est, a échappé à la justice et est mort dans son lit en Espagne en 1994.

Dans le catalogue d’ " Ars Magna ", on trouve encore un Miguel Serrano, « hitlérien ésotérique » et ancien chef du parti nazi chilien. Sur sa page web, " Ars Magna " présente ce dernier personnage comme un « écrivain prolifique, ami du Dalaï-Lama ». (38)

À suivre...

Albert ETTINGER

Chercheur luxembourgeois, auteur de deux ouvrages solidement documentés et abondamment illustrés : " Freies Tibet ? " (2014) et " Kampf um Tibet " (2015), éd. Zambon, Francfort-sur-le-Main.

Traduction en italien chez le même éditeur parue en 2016.

Traductions en chinois, anglais et français prévues pour septembre 2018.

ET VOIR AUSSI :

« Dalaï lama pas si zen », ouvrage écrit au retour du Tibet par un administrateur du " Grand Soir " (Maxime Vivas, Ed. Max Milo 2011), traduit en mandarin, tibétain, anglais (USA) allemand, italien, espagnol.

Le Grand Soir

Notes :

1) http://www.liberation.fr/tribune/2008/05/06/reponse-sur-les-liens-entr...

2) Cf. surtout Wolfgang Kaufmann, " Das Dritte Reich und Tibet : Die Heimat des „Östlichen Hakenkreuzes“ im Blickfeld der Nationalsozialisten ", 4e édition, Ludwigsfelder Verlagshaus 2014 (Thèse de doctorat, Université de Hagen, 2008), 966 pages, p. 227-229, et Peter Meier-Hüsing, " Nazis in Tibet : Das Rätsel um die SS-Expedition Ernst Schäfer ", Wissenschaftliche Buchgesellschaft (Theiss Verlag), Darmstadt, 2017, p. 31.

Dans un registre plus journalistique, mais cette fois en français, voir aussi Gilles van Grasdorff, " Opération Shambala : Des SS au pays des dalaï-lamas ", Paris, Presses du Châtelet, 2012

3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_des_M%C3%A9decins

4) Cité d’après Michael Kater, " Das Ahnenerbe der SS, Ein Beitrag zur Kulturpolitik des Dritten Reiches ", Stuttgart, D.V.-A., 1974, p. 208

5) Kaufmann, op. cit., p. 251

6) Kaufmann, p. 253

7) Kaufmann, p. 254 (qui cite Otto Dietrich et un article de 1935 sur Hans F. K. Günther)

8) Kaufmann, p. 252 – Le manuscrit porte le titre " SS-Männer – Pioniere – Wissenschaftler " (« SS – pionniers – chercheurs »)

9) Cf. Kaufmann, p. 253

10) Isrun Engelhardt, « Die Ernst Schäfer Tibetexpedition 1938–1939 », dans Brennpunkt Tibet 03/2009

11) Cf. « l’année 1936 marque, en effet, le début du " Plan de quatre ans " qui doit rendre l’Allemagne parfaitement autarcique et apte à mener une guerre longue. »

https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2012-1-...)

12) Kaufmann, p. 279

13) Cf. Kaufmann, p. 281

14) Kaufmann, p. 293 citant une lettre de Sievers à Himmler du 17/12/1943

15) Kaufmann p. 651

16) Schäfer dans une lettre au dirigeant SS Rudolph Brandt (25/6/1940), cité dans Kaufmann, p. 267

17) Kaufmann, p. 235

18) Kaufmann, p. 234

19) Kaufmann, p. 236

20) Kaufmann, p. 237 qui se réfère à une lettre de Schäfer à Sievers du 16/02/1940

21) Kaufmann, p. 659 « ein ausnehmend steiles Avancement »

22) Kaufmann ibid.

23) Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_von_Epp

24) Kaufmann, pp. 656-657

25) F. K. Günther – surnommé " Rasse-Günther " (« Günther-la-race ») fut le professeur de Bruno Beger. – Cf. aussi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_G%C3%BCnther

26) Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Abel

27) Kaufmann, p. 674

28) Ainsi, par exemple, le propagandiste allemand Tenzin Peljor alias " Michael Jäckel " présente la tibétologue négationniste comme « the expert par excellence on these subject matters. Many other Tibetologists have confirmed this... » Dans

https://buddhism-controversy-blog.com/2012/10/09/ss-expeditions-nazis-...

29) Isrun Engelhardt, " Tibet in 1938-1939 : Photographs from the Ernst Schäfer Expedition to Tibet ", 2007

30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Isrun_Engelhardt

31) Kaufmann, note de bas de page, p. 86

32) Kaufmann, p. 739

33) Kaufmann, p. 741

34) Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Detlev_Rose et http://www.editions-ars-magna.com/

35) Cf. https://en.wikipedia.org/wiki/Nation_Europa et https://en.wikipedia.org/wiki/Adolf_von_Thadden

36) Detlev Rose, « L’expédition allemande au Tibet de 1938-39. Voyage scientifique ou quête de traces à motivation idéologique ? », dans " Synergies européennes ", Bruxelles-Munich-Tübingen, novembre 2006 (article tiré de la revue " Deutschland in Geschichte und Gegenwart ", No. 3-2006)

37) https://de.wikipedia.org/wiki/Grabert_Verlag#Geschichte Voir aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Grabert_Verlag

38) http://www.editions-ars-magna.com/