Regain de tensions entre Donald Trump et la Corée du Nord

, par  DMigneau , popularité : 65%

Regain de tensions entre Donald Trump et la Corée du Nord

Entraînement de l’armée américaine en Corée du sud. - Ahn Young-joon/AP/SIPA

Après un nouveau tir de missile nord-coréen ce week-end, le vice président Mike Pence, en déplacement en Corée du Sud ce lundi 17 avril, a assuré que " toutes les options " étaient " sur la table " si Pyongyang poursuivait sa politique.

Jusqu’où iront le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ?

Depuis plusieurs semaines, les tensions entre les exécutifs des deux pays n’ont cessé de croître sur fond de course à l’armement (nucléaire, notamment) côté nord-coréen.

Ainsi le vice-président, Mike Pence, en déplacement en Corée du Sud sur la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, a-t-il prévenu ce lundi 17 avril que " toutes les options " étaient " sur la table " si Pyongyang poursuivait sa politique, en particulier ses essais balistiques et nucléaires, en violation de toutes les résolutions internationales.

La Corée du Nord explique - quant à elle - les récentes tensions en raison " des mots agressifs " de Donald Trump, en particulier sur Twitter. " Trump est constamment provocateur ", s’est justifié le vice-ministre des Affaires étrangères Han Song Ryol.

Les Nord-Coréens ne devraient " pas se méprendre sur la détermination des Etats-Unis ", a en réponse insisté Mike Pence ce lundi. " L’Amérique a toujours cherché à parvenir à la paix en s’appuyant sur la puissance et mon message aujourd’hui, alors que je me tiens avec les forces américaines en Corée (…), est un message de détermination ", a-t-il précisé alors que la Corée du Nord affirme avoir développé - selon Reuters - un missile susceptible d’atteindre les Etats-Unis et promis de le tester.

" Traiter " le " problème " nord-coréen

La déclaration du vice-président américain marque un durcissement de la stratégie des Etats-Unis vis-à-vis de Pyongyang.

Jusqu’ici, l’administration Obama avait refusé tout dialogue et durci les sanctions envers la Corée du Nord afin que le pays s’oriente de lui-même vers dénucléarisation. Le président Donald Trump a, à l’inverse, d’ores et déjà annoncé, le 13 avril, sa volonté de " traiter " le " problème " nord-coréen, quitte à agir de façon unilatérale sans Pékin, allié traditionnel de Pyongyang.

" L’ère de la patience stratégique est révolue ", a résumé Mike Pence ce lundi.

Dans cette perspective, après plusieurs tirs de missiles récents de Pyongyang, les Etats-Unis ont fait savoir début avril que le " Carl Vinson ", un porte-avion à propulsion nucléaire, faisait route vers la péninsule coréenne.

En face, à l’occasion de la gigantesque parade en honneur du 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-sung, la Corée du Nord a exhibé ce samedi une soixantaine de missiles, dont un qui semblait correspondre à un nouveau type de missile balistique intercontinental (ICBM).

Quelques heures plus tard, les responsables nord-coréens procédaient à un nouveau tir, sans succès. " Le missile a presque immédiatement explosé ", a expliqué un porte-parole du Pentagone.

Une escalade qui inquiète les différents pays de la région, parmi lesquels la Chine ou encore le Japon. La Corée du Nord, les Etats-Unis et leur allié sud-coréen sont en guerre depuis le conflit qui a opposé les deux Corées de 1950 à 1953.

Le conflit s’était terminé par un cessez-le-feu sans traité de paix.