Référendum : la Nouvelle-Calédonie décide de rester française

, par  DMigneau , popularité : 0%

Référendum : la Nouvelle-Calédonie décide de rester française

La participation est estimée à environ 80 % de votants. - THEO ROUBY / AFP

Selon les résultats définitifs, le " non " à l’indépendance de l’archipel l’a emporté ce dimanche 4 novembre lors du référendum d’autodétermination dans un contexte de forte mobilisation.

Les Néo-Calédoniens ont tranché.

Le " non " à l’indépendance de l’archipel l’a emporté ce dimanche lors du référendum d’autodétermination, selon les résultats définitifs avec 56,4 % des voix contre 43,6 % pour le " oui ", avec une participation d’environ 80,63 %, a indiqué le " Haut-Commisssariat ".

Quelques incidents sont à signaler, plusieurs voitures ayant été brulées, tandis que deux " faits de caillassage " ont été signalés en marge du dépouillement dimanche soir.

" Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu ", selon le " parti des Progressistes "

Le " parti des Progressistes ", partisan du " non ", s’est réjoui de la forte mobilisation dans un communiqué cité par la chaîne " La 1ere ". " Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu ", a estimé son premier secrétaire, Michel Jorda.

Convaincus que " l’accord de Nouméa doit aller à son terme ", les " Progressistes " espèrent que " les partis politiques continueront de co-construire la décolonisation dans la collégialité ".

Partisan du " oui ", le leader indépendantiste Charles Washetine, porte-parole du " Parti de libération kanak " (Palika), s’est lui réjoui au micro de " Franceinfo " de " la progression de l’option indépendantiste dans les populations calédoniennes ".

Emmanuel Macron dit son " immense fierté "

Dans une allocation télévisée, Emmanuel Macron a exprimé son " immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique ".

" Je veux aussi dire la fierté pour chef de l’Etat que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ", avant d’estimer qu’il n’y avait pas " d’autres chemin que celui du dialogue ".

Le Premier ministre Édouard Philippe doit arriver lundi sur l’archipel.

https://twitter.com/franceinfo/status/1059054538420879360

Chef de file du " MoDem " et éphémère ministre de la Justice, Francois Bayrou a qualifié le résultat de vote " d’une très grande importance historique ".

Du côté de l’opposition, le président de LR, Laurent Wauquiez a salué un " moment historique pour les Calédoniens " qui ont " lié leur destin à la France ".

Prévue par « l’accord de Nouméa » de 1998, la consultation est une nouvelle étape du travail de réconciliation entre les Kanaks, peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie, et « les Caldoches », d’origine européenne.

En 1988, les « accords de Paris » avaient entamé ce travail de réconciliation après des années 1980 marquées par les violences, et la prise d’otages puis l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, qui avait fait 25 morts.

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