Quelques pelletées de terre à Colombey …

, par  DMigneau , popularité : 0%

Quelques pelletées de terre à Colombey …

Devant faire face à une rentrée calamiteuse – sondages en berne, démissions ministérielles, rebondissements de " l’affaire Benalla ", chiffres de la croissance décevants … -, Emmanuel Macron s’en est allé tacher de " redorer son blason " à Colombey-les-deux-Eglises, en allant prononcer un de ses " grands discours républicains " dont il a " le secret " sur la tombe du General de Gaulle, le jour du 60eme anniversaire de la Constitution de cette Vème République qui l’a fait roi.

" Récupérateur en diable " de pans d’une histoire de France qu’en dépit – ou grâce à – de ses études auprès de Paul Ricoeur, il foule aux pieds, " l’enfant sacré " de la Maison Rothschild, grande ennemie historique du Général, a donc récité l’homélie la main " sur le cœur " et le regard grave.

Quelques petits jours seulement après sa sympathique visite filmée dans la famille d’un ancien petit braqueur sur l’Ile de Saint Martin. Visite à propos de laquelle on apprit plus tard que le second jeune homme de la photo, celui qui fait un sympathique « doigt d’honneur », était directement lié au trafic de la cocaïne localement.

Ces deux-là que Macron qualifie " d’enfants de France ", le Général, plus circonspect, quelque peu plus exigeant, d’aucuns diraient austère, les qualifiait de « chienlit ».

On n’imagine aucun des supporters de Macron parmi la foule sur les Champs Elysées pour fêter le retour du Général le lendemain de 68, davantage dans le quartier latin à jeter des pavés. Macron, d’ailleurs, était à deux doigts de nommer Cohn Bendit, celui que De Gaulle expulsa, à la place de Hulot.

A y regarder de près, absolument aucun des item de l’actuel monarque ne rencontrerait l’aval du vieux libérateur de la France.

« L’Union Européenne », c’est-à-dire « l’Europe » sous le joug américain, De Gaulle n’en voulait pas, lui préférant une Europe des Nations.

Au tout pour les " ultra-riches " le Général voulait substituer la redistribution des bénéfices au profit des travailleurs et le respect du code du Travail.

A l’alignement aveugle sur l’OTAN, De Gaulle répondait en quittant son « Conseil de sécurité » et en discutant à équidistance avec chacun, ne se mêlant à aucun. Or, la voix de Macron, qui relaie-t-elle ?

A quelle puissance se rattache t-elle ? …

A la France ? Sûrement pas.

Le petit " fondé de pouvoir ", dépeceur de la Nation et de « l’Etat providence », fait un " grand écart " avec les mots afin de cacher les maux qu’il nous inflige, selon sa bonne méthode du " en même temps ".

Dire tout et le contraire de tout, casser les pauvres à domicile puis pleurer à l’ONU sur leur sort, vanter les « vagues migratoires » puis rejeter " l’Aquarius " vers Malte, " faire risette " autant aux LGBT qu’à " la Manif pour Tous ". Etc …

Faire un " signe de croix " devant la tombe de la figure tutélaire, " plier genou " et réciter le " Notre Père " ne suffit pas à masquer une évidence que de plus en plus de français, lesquels après seulement un an ont offert le titre de " Pire de tous les monarques de la Vème " à Macron, ont compris, un peu tard, hélas !!

En dépit de ses " sourires caméras " et de ses mots pleins de glucose, l’actuel locataire de l’Elysée ne leur veut aucun bien.

Bien au contraire.

Il aura fallu soixante années pour que le piège se referme sur la constitution écrite par De Gaulle à sa mesure et pour lui-même.

Soixante ans pour que l’évidence éclate.

" Le ver était dans le fruit ", le texte, dès l’origine, offrait en germe la France aux pouvoirs de l’étranger en concentrant bien trop de pouvoirs dans les mains d’un seul.

La tentative de retrouver " la grandeur " fut noble et admirablement incarnée par son créateur, de loin le président préféré des français.

Le pouvoir de l’argent est passé par là, a " graissé les pattes ", fait actionner les grands médias privés, et les électeurs, ces français que De Gaulle qualifiait parfois " de veaux ", ont fait le reste.

Quelques pelletées de terre à Colombey …

christophecroshouplon

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