Quatre policiers tués à l’arme blanche à la préfecture de police de Paris

, par  DMigneau , popularité : 0%

Quatre policiers tués à l’arme blanche à la préfecture de police de Paris

Un agent administratif a agressé plusieurs de ses collègues de la préfecture de police. - AFP

Quatre policiers ont été tués à " l’arme blanche "​, ce jeudi 3 octobre à midi, dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris. L’assaillant, un " agent administratif " de la préfecture, a quant à lui été tué, après que l’un des fonctionnaires a fait usage de son arme de service.

Quatre policiers ont été tués à " l’arme blanche ", ce jeudi 3 octobre à midi, dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, sur l’ile de la Cité, dans le 4ème arrondissement de Paris.

Parmi les victimes, on compte une femme et trois hommes, selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. Une autre personne a été blessée et a été évacuée " en urgence absolue " vers l’hôpital d’instruction des armées Percy, selon l’AFP.

L’auteur est un " agent administratif " de 45 ans de la « Direction du renseignement de la préfecture de police » (DRPP). Il se serait servi d’un couteau en céramique, introduit dans les locaux.

Selon une source interrogée par " Marianne ", il s’agirait d’un " travailleur handicapé ", sourd-muet. Une source policière précise qu’il s’est converti à l’islam, confirmant une information de BFMTV qui indique qu’il se serait converti " il y a dix-huit mois ".

Une enquête ouverte

L’assaillant a été tué, après que l’un des fonctionnaires a fait usage de son arme de service. Selon nos informations, ce fonctionnaire a vingt ans d’expérience à la préfecture. L’auteur de l’attaque " n’a jamais présenté de difficultés comportementales, ni le moindre signe d’alerte ", a précisé sur place le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

" Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles ", a déclaré le ministre qui a annoncé que la cinquième victime blessée était " actuellement en cours d’opération ".

Selon " 20 Minutes " et BFMTV, l’auteur de l’attaque aurait d’abord poignardé une policière dans les bureaux de la « Direction du renseignement », puis aurait emprunté des escaliers menants à la cour de la préfecture, attaquant sur sa route trois autres policiers, avant d’être finalement abattu.

Selon le procureur de la République, une enquête a été ouverte pour " homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique " et " tentative d’homicide " et confiée à la « Brigade criminelle ».

Une perquisition est actuellement en cours au domicile de l’auteur, selon " franceinfo " et BFMTV. La femme de l’assaillant a été placée « en garde-à-vue », a annoncé le « Parquet » de Paris. Les enquêteurs explorent notamment la piste d’un conflit personnel, selon des sources proches du dossier citées par l’AFP.

Macron sur place

Le président de la République se trouve donc actuellement à la préfecture de police de Paris " pour témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des personnels ", indique l’Élysée. Sur place, il est accompagné par le Premier ministre, Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d’État, Laurent Nunez.

Le quartier, bouclé par les forces de l’ordre en milieu de journée, est à nouveau ouvert à la circulation.

" Paris pleure les siens cet après-midi après cette effroyable attaque survenue à la préfecture de police ", a écrit sur " Twitter " la maire de Paris, Anne Hidalgo, évoquant " un bilan lourd ". " En mon nom et celui des Parisiens, mes premières pensées vont aux familles des victimes et à leurs proches ", a-t-elle ajouté.

" Je souhaitais dire aux agents et fonctionnaires de la préfecture de police qu’ils peuvent être assurés, en ces circonstances tragiques, de notre soutien le plus total ", a quant à elle assuré la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, depuis « l’Assemblée nationale ».

Magazine Marianne