" Primaire populaire " : Christiane Taubira déclarée gagnante

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" Primaire populaire " : Christiane Taubira déclarée gagnante

La " Primaire populaire " a été remportée le 30 janvier par Christiane Taubira, ancienne ministre de François Hollande. Hans Lucas via AFP

Avec une mention " bien + ", Christiane Taubira a remporté la " Primaire populaire " ce dimanche 30 janvier, au terme d’un vote de trois jours. Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont respectivement arrivés en seconde et troisième positions. Environ 467 000 militants s’étaient inscrits pour participer à ce scrutin visant à désigner un candidat commun à " la gauche ", en vue de l’élection présidentielle de 2022.

Fin du " suspense ", insoutenable ce dimanche soir. Donnée favorite, Christiane Taubira est la grande gagnante de la " Primaire populaire ". Elle a obtenu une mention " bien + ", devançant le candidat " écologiste " Yannick Jadot (mention " assez bien + "), Jean-Luc Mélenchon (mention " assez bien - ").

Le fondateur du parti " Nouvelle Donne ", Pierre Larrouturou, arrive en quatrième position avec la mention " passable + ", devant Anne Hidalgo " passable + ".

Une " primaire " qui apparaît comme un tremplin à la candidature que Christiane Taubira a officialisée le 15 janvier dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon.

Dès le départ, l’ancienne « garde des Sceaux » avait décrété qu’elle accepterait le résultat de ce scrutin qui vise à désigner un candidat commun à " la gauche " et qu’elle n’imposerait pas une candidature supplémentaire pour l’élection présidentielle.

" J’accepte le risque de la démocratie. C’est la plus belle des légitimités ", avait-elle soutenu le 9 janvier lors d’un déplacement à Bondy, en Seine-Saint-Denis. Le 28 janvier, invitée sur le plateau de " BFMTV ", elle avait également indiqué que, si elle ne l’emportait pas, elle rallierait la campagne du vainqueur.

L’EXPÉRIENCE DU VOTE PAR " JUGEMENT MAJORITAIRE "

467 000 personnes s’étaient inscrites pour voter à cette " Primaire populaire ". Au total, plus de 360 000 d’entre elles ont participé durant ces trois jours. La méthode utilisée est celle du " jugement majoritaire ", un mode de scrutin inventé en 2002 par deux mathématiciens français Michel Balinski et Rida Laraki.

Il n’a jamais été appliqué à une élection officielle en France.

Le vote " à jugement majoritaire " s’appuie sur le calcul d’une médiane. Plus précisément, les citoyens inscrits doivent attribuer des mentions aux candidats : " excellent ", " très bien ", " bien ", " assez bien ", " passable ", " insuffisant ", " à rejeter ".

Le classement se fait ensuite selon la médiane des mentions obtenues.

Le processus de désignation ne tenait pas compte de l’assentiment des candidats. Certains y étaient inscrits, alors qu’ils avaient déjà affirmé qu’ils ne se soumettraient pas au résultat, comme Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Yannick Jadot.

D’autres, comme Fabien Roussel, n’avaient pas été retenus par les organisateurs.

La " gagnante " doit désormais signer un " contrat de rassemblement " prévu par les initiateurs de la " Primaire populaire " et adhérer à " l’esprit " du " Socle commun ", un prototype de programme composé de dix mesures-clé pour améliorer la vie des Français.

Si elle venait à refuser, les organisateurs ne s’engageraient pas dans sa campagne.

Magazine " Marianne "