Pourquoi l’impérative " Conférence Internationale " pour le Congo ?

, par  DMigneau , popularité : 0%

Pourquoi l’impérative « Conférence Internationale » pour le Congo ?

Pourquoi est-il impérieux pour tous Congolais d’exiger une « Conférence Internationale » pour le Congo, sous l’égide des Nations Unies et Non pas une « Conférence Nationale » ou encore un « Dialogue Intercommunautaire », alors que les communautés ne se sont jamais affrontées au Congo Brazzaville ?

Vous êtes sans savoir que depuis l’année 2013, mon parti - le CDRC - et moi-même, nous sommes évertués à demander une Conférence Nationale « Bis » et la mise en place d’un gouvernement de transition afin de repartir sur de nouvelles bases.

Et comme vous le savez si bien, cette demande s’est sanctionnée en 2013 par l’arrestation arbitraire des militants de mon parti et en 2016 par mon arrestation sans raison aucune, c’est-à-dire au " Nom de Rien " !

En 2016, alors que M. Denis Sassou avait la possibilité de sortir par " la grande porte " avec tous les honneurs dus à un vrai homme politique, au lieu de cela, il avait une fois de plus manqué le rendez-vous avec l’Histoire en traficotant la constitution de 2002 qu’il a remplacée par celle de 2015 qui met en exergue le droit de tuer, en utilisant les moyens de l’État et la non-poursuite des criminels qui auront tué pendant leur mandat.

Ainsi, tuer est devenu un droit constitutionnel (Cf, Art. 96).

Une telle violation des principes fondamentaux des droits humains ne peut être acceptable par l’Humanité.

La création de sa nouvelle république qui a vu le jour lors de l’élection anticipée de 2016 ne pouvait de facto qu’avorter. Et pour cause, la violation flagrante des « droits de l’Homme ».

Pour le Congo et comme toujours, chaque fois qu’il y a des massacres dans ce pays, ni les Nations, ni les ONGs des « droits de l’Homme » ne se sont véritablement levés pour faire constater cette navigation à contre-courant des principes même de l’évolution de l’humanité.

De ce qui précède, cette nouvelle république attendue par le PCT et Denis Sassou est un " mort-né ". Soutenir une telle république financièrement, juridiquement, économiquement et surtout politiquement est une infamie dont l’auteur, soit-il un État, une Institution ou une personne humaine, devrait être considéré comme un " parjure " et traité comme tel.

Cela dit, depuis le changement de la constitution de Novembre 2015, le Congo n’est plus une République au vu de sa constitution non acceptée par le peuple et dont le contenu est en violation flagrante avec les « droits de l’Homme ».

Pour reconnecter le pays à sa source originelle, une « Conférence Internationale » sous l’égide des Nations Unies s’impose.

En faisant les choses " à leur tête ", sans se soucier des Conventions internationales, Denis Sassou et son PCT se sont mis dans l’illégalité constitutionnelle, faisant du Congo actuel une Barbarie au lieu d’une Démocratie.

La conséquence d’une telle " république " est que le Congo est devenu un « non-État ». Il en découle qu’aucun État digne du nom ne devrait signer des accords avec le Congo de Sassou-PCT qui a usurpé la réalité du nom du Congo (Brazzaville).

Aussi, toutes les conventions, accords, prêts et autres engagements que le « faux-Congo » et " son guide " ont signés depuis 2015 - si ce n’est depuis 1997 - à la suite de l’adoption de cette nouvelle constitution, sont nuls et de nul effet.

Ce qui fait du prêt accordé par le FMI à ce pays imaginaire un prêt illégal qui n’engage pas les Congolais que nous sommes, mais uniquement M. Sassou et son PCT.

En conséquence, certains peuvent se poser la question : A qui donc le FMI a-t-il prêté l’argent ?

La réponse est claire. C’est à M. Denis Sassou et au PCT.

Ces deux personnes, l’une physique et l’autre « morale », seront donc les seules à répondre de ce prêt un jour.

Le FMI doit le savoir. La Chine et tous les pays qui signent des contrats avec le Congo de M. Denis Sassou et le PCT doivent comprendre qu’ils les signent avec un « État fantôme ».

C’est pour cela, en vue de rétablir l’ordre constitutionnel, qu’il est nécessaire qu’une « Conférence Internationale » des Nations Unies soit convoquée d’urgence en vue de retirer la constitution de Novembre 2015 qui n’est pas conforme aux Conventions internationales, car elle met en exergue le « permis de tuer » et consacre l’impunité pour toutes les violations des « droits de l’Homme » et les crimes économiques.

La « Conférence internationale » aura aussi pour prérogative l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui sera soumise au Peuple Congolais pour « adoption » et statuer sur tous les Accords signés par Sassou et PCT à partir de 2016.

Il n’y a qu’une « Conférence Internationale » qui puisse poser un tel cadre Institutionnel pour réinitialiser la République dans la légalité constitutionnelle et la légitimité populaire.

Toute autre démarche serait une " poursuite du vent " voire une fuite en avant.

Modeste BOUKADIA

Président du CDRC

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