POUR LA PAIX, ABSOLUMENT

, par  DMigneau , popularité : 64%

POUR LA PAIX, ABSOLUMENT

La guerre est une anomalie, vous le savez bien, c’est une pathologie humaine. Elle se niche d’abord dans les cœurs affaiblis, apeurés, déçus, en colère contre eux-mêmes. Elle cherche ensuite la destruction de l’autre, parfois dans le couple, parfois au travail, entre voisins, en famille, puis remonte par capillarité jusqu’aux plus grands dénominateurs communautaires que sont, depuis quelques millénaires, les Nations.

La guerre est une anomalie, vous le savez bien, c’est une pathologie humaine. Elle se niche d’abord dans les cœurs affaiblis, apeurés, déçus, en colère contre eux-mêmes. Elle cherche ensuite la destruction de l’autre, parfois dans le couple, parfois au travail, entre voisins, en famille, puis remonte par capillarité jusqu’aux plus grands dénominateurs communautaires que sont, depuis quelques millénaires, les Nations.

De celles-ci émergent le plus souvent des dirigeants à leur image, querelleurs, ayant consacré leur vie à la haine plutôt qu’à l’amour et trouvant toutes les raisons de s’accomplir dans la violence à laquelle, bien entendu, ils ne prendront part que par le sang des autres.

Voici le châtiment que s’infligent les humains quand ils ne veulent pas admettre qu’ils peuvent être eux-mêmes, individuellement et à la racine, responsables aussi des grands massacres que leurs tyrans - " démocratiques " ou non - utilisent pour anesthésier leur propre peur de mourir.

Donald Trump est de ceux-là.

Belliqueux, rancunier, trompeur, vaniteux, pourri par son argent, il est le reflet d’un peuple amer et sans illusions, fondé jadis sur un génocide à grande échelle.

Après son nom sur une tour, cet homme le verrait bien dans une page d’histoire consacrée à un troisième guerre planétaire.

Vladimir Poutine en est un autre. Obscur ancien petit loubard de banlieue, revanchard, complexé, enrichi jusqu’à la honte, il est l’émanation d’un peuple humilié par son histoire, meurtri, battu, ne croyant plus depuis longtemps aux vertus de l’amour.

Ces deux-là, paniqués comme tout le monde par l’idée de leur propre fin, trouvent dans le désir de toute-puissance un remède à leur angoisse de mourir. Ce-faisant, ils servent des intérêts supérieurs à eux-mêmes, qu’on appelle " géopolitiques " quand ils ne sont que voracité, cupidité de certains prenant leurs peuples en otage pour les convaincre de défendre une imposture qu’ils travestissent en cause prétendument économique, humanitaire ou pire encore : " démocratique " !

Et nous Français, qui avons-nous laissé émerger pour nous représenter et prendre les décisions à notre place ?

En dernier lieu, un homme faible, roublard, humilié par ses femmes, blessé à mort par son impopularité, candidat permanent au ressentiment qu’il assouvit dans l’envoi de troupes, d’armes, d’avions de guerre sous n’importe quel prétexte.

Et qui sont-ils ceux qui aspirent à le remplacer ?

Des sages ?

Des gens de bien, pacifiques, aspirant à la lumière ?

Ou plutôt des irresponsables tentés de s’affirmer, d’accroître leur " sex-appeal " en brandissant des attributs dont ils ne sont pas tout à fait sûrs ?

Pour savoir ce que valent les futurs noms dans nos isoloirs, il faut les voir réagir face à la toute dernière frasque de sa Majesté Perruque qui vient d’envoyer des missiles sur la Syrie - cinquante-neuf, nous dit-on - en réponse à une soi-disant attaque aux armes chimiques de El Assad, comme au temps où, au nom de la même chimie (inexistante mais insupportable aux yeux de l’occidental bien-pensant), on avait éliminé Saddam Hussein en faisant de son pays un champ de ruines d’un million de morts depuis 2003.

C’est à partir de ces faits apparemment lointains - mais concrets et à hauts risques - que se dévoilent nos candidats au destin présidentiel, petits ou grands.

Davantage qu’autour du chômage, de la Sécurité sociale, de la sortie - ou non - de l’Europe, c’est ici que le clivage se fait entre ceux qui aspirent à notre bien et ceux qui veulent le mal absolu et autodestructeur, entre les amoureux de l’espèce humaine et ceux qui la détestent comme ils se haïssent eux-mêmes.

Décider d’une guerre, ne rien tenter pour l’empêcher, est une responsabilité lourdement criminelle parce qu’elle tue des semblables, des humains, pour des causes incompréhensibles ou fallacieuses, servant des intérêts - évidents, pas du tout secrets - qui ne sont JAMAIS ceux des victimes.

Alors, nous examinerons nos candidats et leur vertu humaine. Nous ferons le tri, nous éliminerons ceux qui, collant trop à nos besoins d’en découdre, d’assouvir nos frustrations, flattent la part ténébreuse de nous-mêmes et nous entraînent vers l’abîme dont je disais vendredi soir en concert que je n’en voulais pas.

Et vous, pour les idées de qui j’ai accepté de mêler ma voix, êtes-vous d’un bois différent, avez-vous fait la paix en vous-même ?

Êtes-vous passionnément, absolument, inconditionnellement POUR LA PAIX, POUR LA VIE, pour le destin radieux de notre espèce trop humaine qui ne peut pas advenir par la volonté d’un seul mais par la conscience du plus grand nombre et la fin de la servitude ?

Nilda Fernandez

MediaPart