Nouvelles révélations sur la manière dont des proches de l’Elysée auraient couvert Benalla

, par  DMigneau , popularité : 0%

Nouvelles révélations sur la manière dont des proches de l’Elysée auraient couvert Benalla

Selon de nouvelles informations révélées par " Envoyé Spécial ", des proches de l’Elysée aurait couvert le barbouze Benalla.

La clé de l’enquête menée par " Envoyé Spécial " est l’interview de Chokri Wakrim, compagnon de la cheffe de la sécurité du Premier ministre et régulièrement cité dans " l’affaire Benalla ". Celui qui s’estime être le « dindon de la farce » dément avoir déplacé le coffre-fort que les policiers n’avaient pas trouvé dans le cadre de la perquisition à son domicile.

En revanche, celui-ci confirme l’avoir vu par la suite dans un appartement où était hébergé Benalla et où des employés de l’Elysée se seraient rendus également.

Selon Wakrim, l’Elysée aurait dont été au courant de " la disparition " mais aussi du nouvel emplacement du coffre-fort. Cela confirme les soupçons de plusieurs journalistes qui pensent voir l’œuvre de proches de l’Elysée dans la disparition du coffre-fort.

Wakrim raconte également dans l’interview une affaire à propos d’un deuxième coffre-fort, stocké cette fois-ci à l’Elysée. Benalla aurait demandé à un garde du corps de récupérer le contenu. Si ce dernier dément, l’information a été - en revanche - confirmé " en off " par un conseiller de l’Elysée aux journalistes d’" Envoyé Spécial ".

Un autre personnage trouble apparait dans l’enquête en la personne de Michèle Marchand alias " Mimi ".

Propriétaire de l’agence photographique " Bestimage ", celle-ci est considérée comme une proche du pouvoir macronien. Selon Wokri, elle aurait hébergé Alexandre Benalla durant l’été 2018 ce que confirme le principal intéressé, qui dit qu’elle lui aurait même proposé de l’argent.

Après voir démenti, Mme Marchand, confronté aux évidences, a fini par reconnaître lui avoir fourni un appartement deux jours.

Wokri va plus loin : la propriétaire de " Bestimage " aurait fourni une camionnette type « sous-marin » de sa société pour voyager en toute tranquillité à Benalla.

Enfin, l’enquête d’" Envoyé Spécial " s’attarde sur les liens de Benalla avec des hommes d’affaires sulfureux. Après sa mise à l’écart de l’Elysée, celui-ci aurait été sollicité par plusieurs entrepreneurs soucieux de se rapprocher du pouvoir et aurait réussi à obtenir plusieurs rendez-vous avec des conseillers de l’Elysée.

Des services à chaque fois rémunérés plusieurs dizaines de milliers d’euros même si les intéressés prétendent lui avoir donné de l’argent " par amitié ".

Si l’ensemble des connexions seront sûrement difficiles à établir, ces nouvelles révélations illustrent encore une fois davantage la manière dont Benalla a bénéficié d’un régime privilégié. Si Macron n’est pas incriminé directement, difficile de penser que le chef de l’Etat n’était pas au courant de ces protections dont a bénéficié son ancien " conseiller spécial ".

Dans la suite de " l’affaire Benalla ", le Sénat a proposé un amendement visant à soumettre les collaborateurs du président de la République ainsi que les membres de cabinets ministériels au contrôle de la « Haute autorité pour la transparence de la vie publique » (HATVP) en cas de reconversion.

Du côté du gouvernement, le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a émis en vain un avis " défavorable " à l’amendement.

Le « pantouflage » a encore de beaux jours devant lui.

Georges Camac

revolutionpermanente.fr