Municipales à Paris : Dati flingue les " introspections indécentes " de Buzyn

, par  DMigneau , popularité : 0%

Municipales à Paris : Dati flingue les " introspections indécentes " de Buzyn

IAN LANGSDON/EPA/Newscom/MaxPPP

La candidate à la mairie de Paris Rachida Dati a descendu en flammes sa rivale Agnès Buzyn ce jeudi 28 mai, après que cette dernière ait fait part de la " violence " subie pendant la campagne des municipales.

Elle en remet une couche. Invitée de " Franceinfo " ce jeudi 28 mai, la candidate à la mairie de Paris Rachida Dati a " descendu en flammes " l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, après que cette dernière - qui maintient finalement sa candidature aux municipales - ait fait part sur " France Inter " de ses difficultés pendant et après la campagne.

« Les #Parisiens attendent des solutions. Ils se moquent des états d’âme de ceux qui ont déserté pendant la crise.
Mme #Buzyn n’a pas eu un mot ni pour les victimes, ni pour les Parisiens ni pour les personnels soignants qu’elle a abandonnés.#Municipales2020 #DatiPourParis pic.twitter.com/6QniD1kAmH
— Rachida Dati ن (@datirachida) May 28, 2020
 »

Moi je vais vous dire très clairement : les Parisiens se moquent des états d’âme et des introspections indécentes de ceux qui ont déserté pendant la crise, a " flingué " la maire du 7ème arrondissement de Paris, parce qu’aujourd’hui la perte de crédibilité de madame Buzyn, c’est d’avoir déserté pendant cette crise ”.

Qu’a fait l’ancienne ministre pour mériter pareil procès ?

Sortie du silence qu’elle s’imposait depuis plusieurs semaines et expliquant qu’elle aurait trouvé “ inapproprié de faire de la politique sur une période ou nous avions besoin d’union nationale ”, Agnès Buzyn a reconnu à la radio qu’elle n’était “ pas prête à une telle violence ”.

C’était inouï, une violence complotiste, des attaques antisémites, liées aussi à cette peur de l’épidémie, à un réflexe ancien dans les populations de trouver un responsable ”, a expliqué l’ancienne ministre.

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Qui a tenu à rassurer les auditeurs du " Service public " : " Je vais bien, j’ai observé et réfléchi. ” ” Les Français ont peur et je les comprends. Nous n’étions pas tous préparés un tel drame. Je comprends les réflexes de peur, ils ont engendré énormément de critiques, la recherche de responsables ”, poursuit celle qui avait dû remplacer en catastrophe Benjamin Griveaux.

Elle ne pense pas avoir failli et affirme ne pas trembler à l’idée de s’expliquer devant la commission parlementaire diligentée pour éclaircir la gestion de la crise par le gouvernement : “ J’ai ma conscience pour moi, j’ai hâte de parler, c’est important de m’exprimer ”, assure-t-elle.

" Nous avons pris au sérieux les risques potentiels, mais nous avons découvert au fur et à mesure la gravité [de la situation], très peu avaient le même sentiment (...) Je n’ai pas entendu beaucoup de scientifiques ou de médecins, un mois après que je sois partie, dire que c’était grave ", conclut celle qui regrette avoir affirmé que le maintien des élections municipales était une “ mascarade ”.

" VOUS M’AVEZ ENTENDU VENIR GEINDRE ? "

Ces confessions ont provoqué l’ire de Rachida Dati, visiblement décidée à transformer la campagne du second tour des élections municipales en match de catch.

Moi, je constate que dans les interviews de madame Buzyn qu’il n’y a pas un mot de compassion pour les victimes, par un mot pour les Parisiens, pas un mot pour les personnels soignants qu’elle a abandonnés ”, s’est ainsi indignée l’ancienne « garde des Sceaux ».

Ceux qui pleurent aujourd’hui leurs morts, ils se moquent bien des états d’âme de madame Buzyn, de sa " bonne conscience ", dont elle a parlé ce matin. J’ai trouvé que c’était quand même assez indécent, aussi bien les interviews que cette manière de se plaindre et de se victimiser.

Au contraire, Rachida Dati a su faire preuve de dignité dans l’épreuve. Et c’est elle-même qui le dit : “ Vous savez, moi pendant toute la crise sanitaire, j’ai été aux côtés des Parisiens qui ont souffert, qui ont perdu leurs proches ”, raconte-t-elle " modestement ".

Pour des centaines de personnes âgées, le confinement a été vécu comme une punition, un isolement dans l’isolement. Certains sont morts aussi dans la solitude et le désespoir ”, continue l’élue du 7ème arrondissement.

Et là, madame Buzyn parle de la violence qu’elle a subie : et la violence des malades ? La violence subie par les familles ?

Quelle indignité !

La disciple " sarkozyste " se permet donc une petite " leçon de maintien " : ” Est-ce qu’une seule fois vous m’avez entendu venir geindre sur vos antennes sur la violence qu’on peut subir ? ”, demande-t-elle.

Moi, on ne m’a pas forcée de venir " en politique ". Si c’est trop violent, madame Buzyn ne devait pas accepter la pression que lui ont mis les uns et les autres, jusqu’à l’Elysée.

Il aurait fallu une candidate avec " le cuir plus épais "… comme Rachida Dati, par exemple ?

Magazine " Marianne "

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