Malgré sa " négligence " à 400 millions d’euros, Christine Lagarde maintenue à la tête du FMI

, par  DMigneau , popularité : 63%

Malgré sa " négligence " à 400 millions d’euros, Christine Lagarde maintenue à la tête du FMI

Sans surprise, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, pourtant condamnée en France ce lundi 19 décembre dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, a été maintenue à ses fonctions à la tête de l’institution qui lui a renouvelé toute sa " confiance ".

Illustration. Christine Lagarde, condamnée ce lundi 19 décembre pour " négligence " dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, a été maintenue à la tête du FMI après un vote du conseil d’administration - Francois Mori/AP/SIPA

" Pleine confiance ". Il n’aura fallu que quelques heures au conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), réuni en urgence à Washington ce lundi 19 décembre, pour décider de maintenir à son poste la directrice générale de l’institution, Christine Lagarde, 60 ans, condamnée un peu plus tôt dans la journée, en France, pour " négligence " dans la sulfureuse affaire de l’arbitrage Tapie.

Une " négligence " qui aurait tout de même coûté plus de 400 millions au contribuable français si la justice n’avait pas annulé, en 2015, ledit arbitrage conduit en 2008 sous la tutelle de Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie.

Mais rien, donc, de nature à mettre en cause " la pleine confiance " des membres du conseil d’administration du FMI " dans la capacité " de la directrice générale " à s’acquitter efficacement de ses fonctions ", ont fait savoir ces derniers dans un communiqué.

Christine Lagarde : un " fantastique leadership "

Après avoir pris en compte " tous les éléments pertinents " et notamment " le fantastique leadership " de Christine Lagarde et " le respect et la confiance qu’elle inspire sur le Globe ", ils ont ainsi décidé de lui renouveler leur confiance, comme ils l’ont d’ailleurs fait tout au long de la procédure, puisque le mandat de l’intéressée au FMI, entamé en 2011 suite à la démission de Dominique Strauss-Kahn, a été renouvelé par avance en février dernier.

Une décision qui risque de ternir un peu plus l’image déjà écornée de l’institution qui demande la plus grande discipline aux États qu’elle renfloue mais se garde bien de l’appliquer à ses propres dirigeants.

Outre Dominique Strauss-Kahn, contraint de se retirer en 2011 après avoir été arrêté à New York pour " agression sexuelle, séquestration de personne et tentative de viol ", l’Espagnol Rodrigo Rato, prédécesseur de DSK au FMI, avait en effet - lui aussi - fait l’objet de poursuites judiciaires dans son pays, en l’occurrence pour détournement de fonds lorsqu’il était banquier.

Ce à quoi vient donc aujourd’hui s’ajouter la petite " négligence " à 400 millions d’euros de Christine Lagarde...

Magazine Marianne