Lyon : un nouveau prêtre soupçonné d’agressions sexuelles

, par  DMigneau , popularité : 63%

Lyon : un nouveau prêtre soupçonné d’agressions sexuelles

Le parquet de Lyon a ouvert, ce jeudi 31 mars, une enquête préliminaire visant des faits " d’exhibitions " et " d’agressions sexuelles " qui auraient été commis par un prêtre de la ville : le père David G. L’affaire intervient alors que le diocèse de Lyon est déjà secoué par plusieurs affaires de pédophilie...

Le cardinal Barbarin est déjà accusé de " non dénonciation " de crime. - KONRAD K./SIPA

Le diocèse de Lyon pourrait avoir à répondre d’une nouvelle affaire de pédophilie. Selon M6info, le parquet de Lyon vient en effet d’ouvrir, ce jeudi 31 mars, une enquête préliminaire visant des faits " d’exhibitions " et " d’agressions sexuelles " qui auraient été commis par un autre prêtre de la ville : le père David G. qui officie actuellement, selon la chaîne, dans le IIe arrondissement.

L’affaire, classée sans suite en 2006, lorsque les faits avaient été transmis à la justice une première fois, a été relancée par de nouveaux témoignages. Cette annonce intervient au lendemain d’une perquisition menée par les enquêteurs de la sûreté départementale dans les locaux de l’archevêché de Lyon déjà secoué non seulement par plusieurs affaires de pédophilie mais aussi pour " non dénonciation " de crime et " mise en danger " de la vie d’autrui.

Le cardinal Barbarin déjà dans la tourmente

En cause notamment, le silence du cardinal Barbarin qui aurait couvert les agissements du père Preynat, 71 ans aujourd’hui, curé de la paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon où il encadrait, à l’époque des faits, les camps scouts du groupe Saint-Luc et les agissements du père Jérôme Billioud, de l’ensemble paroissial La Croix Rousse.

Une plainte avait bien été déposée contre ce dernier, en 2009, par une victime qui occupe désormais un poste important dans un ministère, mais les faits - des attouchements - étaient alors déjà tombés sous le coup de la prescription.

Dans la tourmente, le cardinal Barbarin continue quant à lui son examen de conscience. Après avoir été mis en cause de toute part, notamment par le Premier ministre Manuel Valls, il a personnellement demandé pardon aux victimes lors d’une messe organisée à l’approche de Pâques, mais n’envisage pas cependant - comme il l’avait confié au " Parisien " - de remettre sa démission…

Magazine Marianne