Levons-nous pour défendre notre démocratie

, par  DMigneau , popularité : 0%

Levons-nous pour défendre notre démocratie

Il est temps de nous dresser contre ce pouvoir indigne de la « République » qu’il prétend incarner.

Cette nuit, nous l’avons toutes et tous découvert avec effroi, la « République » a été frappée par d’abjectes violences policières.

Cette nuit, la France a basculé. Un nouveau cap a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement et de sa police.

Sous la statue de la « République », ce sont nos valeurs d’humanité, l’information libre, la solidarité citoyenne, bref, le cœur battant de notre démocratie, qui a subi la violence du pouvoir exécutif.

Dans cette ambiance d’exaltation sécuritaire, ces nouvelles violences policières ne pourront plus être renvoyées à des dérives individuelles de tel policier " de terrain ".

La dérive est systémique et elle a des responsables.

Comment qualifier une doctrine de " maintien de l’ordre " qui consiste à pourchasser des exilé.e.s, frapper des journalistes et " nasser " des élu·e·s venu·e·s les protéger.

Comment qualifier le préfet Lallement, dont les troupes à ses ordres se déchaînent sur les citoyennes et les citoyens.

Comment qualifier le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, et sa ministre déléguée Marlène Schiappa, honteux promoteurs d’une loi qui avant même son vote a permis ces actes indignes.

Oui, je le dis : ce qu’il s’est passé cette nuit est la conséquence directe de la loi de « Sécurité globale », du climat d’impunité et du sentiment de " toute-puissance " qu’elle génère pour ceux qui tiennent " l’ordre public ".

La loi de « Sécurité globale » crée la « police du pouvoir ».

Cette nuit est l’aboutissement de plusieurs mois d’une politique abjecte qui se pare des vertus de la démocratie pour détruire coup après coup tout ce qui la maintient.

Ces violences sont la honte du « Premier ministre », Jean Castex.

Elles marquent du sceau de l’infamie la présidence d’Emmanuel Macron.

Face à l’autoritarisme décomplexé et brutal du gouvernement, le monde s’est déjà alarmé :

Vera Joroya, Vice-présidente de la « Commission européenne », l’a rappelé à l’ordre sur la liberté et la sécurité nécessaires de la presse.

« L’Organisation des Nations Unies » a dénoncé les atteintes à la « liberté d’information ».

La nouvelle « Défenseure des Droits », Claire Hédon, n’a eu de cesse d’alerter le gouvernement !

Les images qui tournent " en boucle " montrent combien cette loi, qui vise à empêcher les journalistes de rendre compte de ce qu’il se passe dans notre pays, menace notre démocratie.

Notre « République ».

Nos convictions républicaines de justice sociale, de liberté et de solidarité sont bafouées.

Levons-nous pour défendre notre démocratie.

Levons-nous pour les « droits humains ».

Levons-nous ensemble.

J’appelle toutes les forces démocratiques et citoyennes de notre pays à se mobiliser partout en France.

J’appelle les citoyennes et les citoyens qui le peuvent à se rassembler en masse aujourd’hui à 16h00 à Paris devant « l’Assemblée nationale » et partout ailleurs dans le pays.

J’appelle les député.e.s à refuser de voter cette loi infamante.

Il est temps de nous dresser contre ce pouvoir indigne de la « République » qu’il prétend incarner.

Sandrine ROUSSEAU

MediaPart