Les milliardaires qui pillent les États

, par  DMigneau , popularité : 0%

Les milliardaires qui pillent les États

LES MILLIARDAIRES QUI PILLENT LES ÉTATS avec la complicité absolue des « hauts fonctionnaires » et des « hommes politiques », de droite comme " de gauche ", c’est le résultat d’une enquête mise au jour dans un livre de Denis ROBERT : “ Les Prédateurs ”.

" En France, c’est table ouverte à la caisse des dépôts, à l’Assemblée, dans les ministères,... "

C’est sous " la présidence " ou plutôt le règne de Nicolas Sarkozy que ces pratiques ont émergé.

Comment devient-on milliardaire ?

Denis Robert : " En pillant d’abord les Etats ! "

Le pillage est organisé en passant par la privatisation des biens publics de l’Etat français !

Cela semble être au premier abord une thèse audacieuse mais voici deux exemples cités dans cette vidéo par Denis ROBERT :

https://youtu.be/aCcjA7QVUdY

Dans son livre ” Les Prédateurs ”, il prend l’exemple des deux milliardaires, le Canadien Paul Desmarais décédé le 8 octobre 2013 et le Belge Albert Frère décédé le 3 décembre 2018.

Ces deux milliardaires sont des archétypes qui ont été sélectionnés par Denis Robert car ils étaient connus des initiés et les deux seuls milliardaires étrangers à être présents au " Fouquet’s ", restaurant réputé au cadre raffiné, quand Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.

Parmi les 57 invités, il y avait les frères Desmarais. En faisant cette enquête, Denis Robert et Catherine LE GALL se sont rendu compte qu’ils étaient au " Fouquet’s " parce qu’ils avaient parié sur Nicolas Sarkozy avec une idée bien précise en tête : capter « Gaz de France ».

Les deux milliardaires étaient les actionnaires principaux de SUEZ, le groupe belge d’énergie, qui était très endetté. En captant « Gaz de France », ils achetaient ce que Denis Robert appelle " La chaleur des pauvres " parce que de nos jours, si l’on paye des factures de chauffage énormes, on le doit à ces deux prédateurs.

On le doit aussi et surtout à la faiblesse, à la compromission et à la complicité du personnel politique en France.

Au final - et c’est là où c’est grave - le prix du gaz et du chauffage en France ont augmenté comme ils n’ont jamais augmenté auparavant …( on est à 200 % sur les dernières décennies) ...

Le chauffage est un des postes qui coûtent le plus cher aux Français !

L’augmentation du prix du gaz est très marquée en 2018 avec une hausse du tarif réglementé du gaz de plus de 20 % avec notamment 7 mois consécutifs d’augmentation.

https://www.fournisseurs-electricite.com/guides/prix/kwh-gaz/augmentation

Toutes les privatisations des « Services publics », spoliation des parties rentables des « Services publics », sont rendues possibles grâce aux traités de l’UE : le TUE et le TFUE !

Si les « Services publics » sont démantelés, c’est parce que nous y sommes contraints par l’article 106 du TFUE qui sert les intérêts des grands groupes privés, les milliardaires.

Cette enquête de Denis Robert et Catherine LE GALL est le décryptage d’un système, un système néolibéral, un système qui est celui de « la mondialisation ».

Les perdants de cette politique sont les contribuables, les consommateurs, bref les Français.

Le personnel politique est " à la botte " des milliardaires qui financent leurs campagnes politiques surtout les campagnes présidentielles.

Pourquoi un pays aussi riche que la France produit autant de précarité ?

Les hommes politique qui nous " dirigent ", qui nous trahissent, qui nous ont confisqué la démocratie, sont aux ordres des gens qui ont financé leur campagne politique (campagne présidentielle), " à la botte " des ultra-riches et ignorent l’intérêt général.

Les " grands médias " français, eux aussi, sont dans les mains d’une dizaine de milliardaires :

Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias.

Il n’y a jamais eu une telle concentration de la finance dans " les médias ", ce qui explique le manque d’objectivité des infos et surtout leur orientation.

Les informations suivantes sont extraites de la vidéo " Juan Branco désosse Macron " :

https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron

Si on est dans un espace « démocratique » qui permet à des personnes venues " de nulle part " d’émerger dans l’espace public en quelques mois, c’est parce qu’ elles sont au service de tel ou tel milliardaire.

On entre dans un système qu’on qualifie « d’oligarchique ».

Une " oligarchie ", c’est quand il y a des personnes dont la fortune dépend en partie ou totalement de la commande de l’Etat, en tout cas présentant un lien avec l’Etat. Ces derniers décident « d’investir » dans les médias pour avoir une influence sur l’ Etat dans le but de constituer, maintenir ou accroître leur fortune par ce biais là.

C’est exactement ce qu’est devenu en France notre régime politique et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui les Xavier Niel, Bernard Arnault, Pinault, Lagardère, etc. investissent dans « les médias ». Ils ont besoin de ces relais pour influencer les politiques afin qu’ils leur rendent des services en retour.

Ce système s’est mis en place de façon très spécifique parce que jusqu’à maintenant le clivage « droite / gauche » faisait qu’il existait une forme de " respiration démocratique ", parce qu’on était certes dans un système oligarchique mais dans lequel il y avait des clans qui, chacun, essayait de faire triompher ses idées.

Des clans qui avaient tout intérêt à faire sortir des informations les unes après les autres. Ce qui permettait une sorte de " respiration " où l’on voyait parfois apparaître des infos dans l’espace public.

C’est avec son « talent de beau parleur et de manipulateur » qu’Emmanuel Macron va réussir la condensation des différentes « élites » et des « réseaux ».

Des " élites parisiennes " vont être en fait unifiées et elles vont complètement étouffer « l’espace démocratique ». Plus personne ne va avoir intérêt à “ tirer dans les pattes de l’autre ”, car tout le monde va être servi !

La réussite de Macron est celle d’avoir fait interconnecter des réseaux qui jusqu’à alors étaient opposés. Dans cette coagulation de " l’élite française ", il obtient une sorte de fulgurance médiatique, ce qui va expliquer ses 29 apparitions médiatiques en première page comme par exemple dans « Paris-Match » , et ceci en moins d’un an, sans parler de ses autres nombreuses " apparitions " sur les chaînes de télévision.

Sur le chemin de la fulgurante ascension de Macron, on trouve entre autres Ramzi Khiroun, l’homme de main d’Arnaud Lagardère. Ramzi Khiroun s’occupe de toute sa stratégie de communication.

Il faut vendre le produit Emmanuel Macron !

À l’époque, Ramzi Khiroun donnait quelques " leçons de communication " aux initiés. Il disait : “ Parler seulement quand on a un truc à dire. Ne jamais céder à la pression des journalistes ”, se souvient le député Stanislas Guerini, le porte-parole de " La République en marche ". Il avait des phrases choc du genre : “ Un fusil chargé ne parle pas, il tire ”.

Ou : “ Quand tu as tort, nie toujours ”. »

https://www.vanityfair.fr/actualites/articles/article-mag-la-bande-de-copains-qui-a-porte-macron-a-lelysee/58171

Jean-Pierre Elkabbach et Ramzi Khiroun : un duo uni par le pouvoir

C’est le duo le plus influent de Paris, le plus intriguant aussi. Jean-Pierre Elkabbach, star de " l’interview politique ", et Ramzi Khiroun, conseiller " très spécial " du groupe Lagardère, montent « des coups » et en déjouent, font et défont les carrières, jubilent au milieu des puissants.

https://www.vanityfair.fr/pouvoir/politique/articles/jean-pierre-elkabbach-et-ramzi-khiroun-un-duo-uni-par-le-pouvoir/44398

Elkabbach et Khiroun font " la pluie et le beau temps " chez Lagardère, comme le confient une quinzaine d’employés qui requièrent l’anonymat, de peur de perdre leur place.

Certains veulent uniquement communiquer sur des e-mails sécurisés. Même ceux qui ne travaillent plus dans le groupe sont inquiets. Ils invoquent « la force de frappe des “ Elkhiroun ” » dans les cercles de pouvoir, les surnommant « les tontons flingueurs ».

Les mots sont souvent durs à leur égard. Les deux amis le savent, ils s’en moquent : la paranoïa décuple leur puissance. JPE siffle son café, sourire ravageur : « On est à " l’Avenue ", on pourrait être à Tanger ou à Assouan, c’est pareil, on est comme deux vieux au bord d’un fleuve qui regardent passer les cadavres de leurs ennemis. »

https://www.vanityfair.fr/pouvoir/politique/articles/jean-pierre-elkabbach-et-ramzi-khiroun-un-duo-uni-par-le-pouvoir/44398

Les riches sont de plus en plus nombreux et de plus en plus riches, en témoigne le nombre de milliardaires dans le monde :

2004 = 587 milliardaires

2018 = 2 208 milliardaires

Nombre total de milliardaires dans le monde entre 2000 et 2018 :

Les milliardaires français champions de l’enrichissement en 2018 :

https://www.courrierinternational.com/article/les-milliardaires-francais-champions-de-lenrichissement-en-2018

Chez les milliardaires, il y a une volonté de prédation de l’Etat et du bien public, on le voit notamment avec l’Aéroport de Paris.

Aéroports de Paris : feu vert de l’Assemblée à la privatisation

https://www.lesechos.fr/04/10/2018/lesechos.fr/0302350436843_aeroports-de-paris---feu-vert-de-l-assemblee-a-la-privatisation.htm

La privatisation des aéroports de Paris va coûter très cher à l’Etat !

https://www.capital.fr/economie-politique/la-privatisation-des-aeroports-de-paris-va-couter-tres-cher-a-letat-1308035

En cherchant à se défaire de son étiquette de « candidat des riches », l’ancien banquier Emmanuel Macron aura, par ailleurs, laissé ses troupes mentir à la presse.

En mai 2017, les équipes d’ " En Marche " assuraient en effet à " Libération " que la proportion de dons de plus de 5 000 euros par rapport à la collecte totale était d’« un tiers ». C’est en fait la moitié, comme le documente aujourd’hui l’enquête du JDD.

Saisissant, rapporté à l’étude de « l’Institut des politiques publiques » publiée en octobre 2018, qui révèle que les grands gagnants de la politique fiscale d’Emmanuel Macron sont… les « ultra riches ». Les 1 % les plus riches voient leurs revenus augmenter de 6 %, quand les ménages les plus modestes perdent 1 % de pouvoir d’achat.

https://www.marianne.net/politique/candidat-des-premiers-de-cordee-la-campagne-presidentielle-d-emmanuel-macron-ete-financee

Fiscalité : les plus riches paient moins que les plus modestes (proportionnellement)

http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/01/20/les-10-de-francais-les-plus-riches-detiennent-62-du-patrimoine/

C’est un fait que nous entendons régulièrement dans les médias depuis quelques années : les riches sont de plus en plus riches, alors que les pauvres ont tendance à rester pauvres.

La majorité de la richesse créée dans le monde est “ capturée ” par les fameux “ 1% ”, pendant que les autres 99 % se partagent ce qui reste. Les inégalités se creusent entre les plus riches et les plus modestes en Europe et aux Etats-Unis, et (selon les derniers chiffres publiés) les choses ne vont pas en s’améliorant.

https://plus-riche.com/riches-plus-riches

Comment la crise de 2008 a aggravé les inégalités

Si nous avons vu une multiplication des articles sur le sujet des inégalités de richesse (et leur aggravation) dans les pays développés au cours de ces dernières années, c’est parce qu’un facteur en particulier (en plus des " mathématiques naturelles " des « intérêts composés » en économie capitaliste) a contribué à creuser brutalement ces écarts.

Ce facteur, c’est la crise financière de 2008 dont nous subissons toujours certains des impacts, directement ou indirectement.

Voici un graphique très intéressant qui montre l’impact qu’a eu cette crise en terme de richesse sur :

- Les 50 % les plus pauvres (courbe en bleu)

- Les 40 % qui composent la classe " moyenne " (courbe en noir)

- Les 10 % les plus riches (courbe en gris)

https://plus-riche.com/riches-plus-riches

On constate que l’impact de la crise a été très fort sur les 50 % les plus pauvres (courbe en bleu), modeste pour les classes " moyennes " (courbe en noir)… et quasi inexistant pour les 10 % les plus riches (courbe en gris) dont le patrimoine évolue aujourd’hui à des niveaux plus élevés.

Non seulement les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais, rien que pour les narguer, les riches sont aussi de plus en plus riches. Et bien évidemment, si ces derniers s’enrichissent, c’est forcément sur le dos des premiers, pardi.

Tout le monde le sait, bien sûr !

Ps. Merci à Gérard pour la correction orthographique.

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