Le parquet financier va enquêter sur Penelope Fillon

, par  DMigneau , popularité : 0%

Le parquet financier va enquêter sur Pénélope Fillon

Selon " Le Parisien ", le parquet national financier a ouvert ce mercredi 25 janvier une enquête préliminaire à la suite des révélations du " Canard enchaîné " sur les rémunérations perçues par l’épouse de François Fillon en tant qu’attachée parlementaire de son mari.

Pénélope Fillon a été rémunérée pendant huit ans en tant qu’attachée parlementaire de son mari. - Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

« Je ne ferai pas de commentaire parce qu’il n’y a rien à commenter », a balayé François Fillon ce mercredi 25 janvier, au lendemain des révélations du " Canard enchaîné " sur son épouse Pénélope.

Peut-être changera-t-il d’avis au vu de ce nouveau rebondissement : le parquet national financier (PNF) a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur cette affaire, selon " le Parisien ".

Dans un communiqué, le parquet a confirmé l’ouverture de cette enquête pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits ».

D’après " le Canard ", Pénélope Fillon a perçu pendant huit ans une rémunération en tant qu’attachée parlementaire de son mari puis de son suppléant à l’Assemblée nationale, empochant environ 500 000 euros brut au total.

Elle a aussi été salariée pendant un an et demi de la " Revue des deux mondes ", propriété de l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon.

" Boules puantes "

Confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), l’enquête devra notamment vérifier si Pénélope Fillon a effectivement travaillé pour son mari en échange de sa rémunération ou s’il s’agissait d’un emploi fictif.

« Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte », avait réagi François Fillon, en déplacement à Bordeaux, mercredi dans la matinée. Le candidat de la droite à l’élection présidentielle s’est simplement déclaré « scandalisé par le mépris et par la misogynie de cet article ». « Parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? », s’est-il offusqué.

C’est désormais à la justice de déterminer si Pénélope Fillon a bel et bien « travaillé »...

Magazine Marianne