Le couple Fillon mal barré : le patron de Penelope à la " Revue des deux mondes " opte pour un " plaider coupable "

, par  DMigneau , popularité : 0%

Le couple Fillon mal barré : le patron de Penelope à la " Revue des deux mondes " opte pour un " plaider coupable "

En 20 mois, Penelope Fillon n’avait publié que deux notes de lecture sous un pseudononyme. Le tout pour 5000 euros brut mensuels.

Marc Ladreit de Lacharrière, patron de la " Revue des deux mondes " et ami de François Fillon, engage une procédure de " comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ". Il est accusé d’avoir fourni un emploi fictif à Penelope Fillon durant 20 mois.

C’est l’un des soupçons d’emploi fictif qui pèse sur Penelope Fillon : la réalité de son travail pour " la Revue des deux mondes " durant vingt mois vient d’en prendre un coup.

Marc Ladreit de Lacharrière, patron de " la holding " qui détient " la Revue " et ami de François Fillon, a en effet décidé de s’engager dans une procédure de « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC).

Selon les informations du " Monde ", l’homme d’affaires reconnaîtrait ainsi avoir offert à Penelope Fillon un « emploi de complaisance » qui a couru entre mai 2012 et décembre 2013 pour 3 900 euros net mensuels, ou quelque 5 000 euros brut.

Cette transaction a été proposée par la procureure Eliane Houlette et acceptée par Marc Ladreit de Lacharrière.

C’est maintenant au « juge de l’homologation » de la valider, et notamment de se prononcer sur la peine qui a été négociée, en échange, avec l’homme d’affaires. Mais ce dernier reconnaît donc les charges qui pesaient contre lui.

" Généreux " salaire à la " Revue des deux mondes "

Penelope Fillon avait - pour sa part - avancé avoir réalisé plusieurs notes de lecture pour " la Revue des deux mondes ", dont deux seulement publiées sous le pseudonyme de Pauline Camille. Missionnée également pour du " conseil ", elle avait elle-même regretté auprès des enquêteurs de ne " pas avoir été plus sollicitée " et s’était étonnée d’un salaire " généreux " !

L’épouse de François Fillon est également mise en cause pour la réalité de son travail en tant " qu’assistante parlementaire " pour son ex-député de mari et pour son suppléant.

Les trois sont mis en examen.

Près d’un an et demi après son ouverture, l’enquête vient de s’achever. Le « Parquet national financier » doit donner son avis sur un éventuel procès avant la décision finale des juges d’instruction.

Magazine Marianne