Le CCIF officiellement dissous par le « Conseil des ministres »

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Le CCIF officiellement dissous par le « Conseil des ministres »

https://www.marianne.net/politique/gouvernement/dissoudre-une-association-a-cause-des-agissements-dun-seul-membre-quand-castaner-appelait-a-faire-attention

Le gouvernement a décrété la dissolution du « Collectif contre islamophobie en France » ce mercredi 2 décembre. Le CCIF avait déjà annoncé son " auto-dissolution " vendredi.

Le gouvernement a dissous par décret du « Conseil des ministres » le « Collectif contre islamophobie en France » (CCIF) ce mercredi 2 décembre. Vendredi dernier, le collectif avait décidé de prendre les devants en annonçant s’être " auto-dissous ". Il avait déjà redéployé peu auparavant ses activités et son siège à l’étranger.

Le ministre de l’Intérieur a fait valoir dans un tweet que " depuis plusieurs années, le CCIF a conduit avec constance une action de propagande islamiste ".

https://twitter.com/GDarmanin/status/1334108451614633986?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1334108451614633986%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fsociete%2Flaicite-et-religions%2Fle-ccif-officiellement-dissous-par-le-conseil-des-ministres

Sa dissolution avait été annoncée par le gouvernement dans la foulée de la décapitation, le 16 octobre, de Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie dans un collège de Conflans-Saint-Honorine (Yvelines).

Lors de la notification du projet de dissolution, le CCIF avait reproché au ministre de l’Intérieur d’avoir " cédé aux appels de l’extrême droite " et assuré qu’il continuerait " à apporter son assistance juridique aux personnes victimes d’islamophobie et informera(it) les instances internationales de l’état d’avancement de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité en France ".

" Asile politique "

Depuis octobre, deux structures ont déjà fait l’objet de dissolution en « Conseil des ministres » pour des motifs semblables. Il s’agit de " BarakaCity ", accusée de " propager des idées prônant l’islam radical ", et du collectif " Cheik Yassine " dont le président Abdelhakim Sefrioui a été « mis en examen » dans l’attentat de Conflans pour " complicité d’attentat terroriste ".

Les responsables de " BarakaCity " et son fondateur, Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi, ont demandé " l’asile politique " au président turc, Recep Erdogan.

Le gouvernement a également ordonné la fermeture administrative pour six mois de la mosquée de Pantin, au motif qu’elle avait relayé une vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty sur la « liberté d’expression » au cours duquel le professeur d’Histoire avait montré des caricatures de Mahomet.

Le « Conseil d’Etat » a confirmé la dissolution de " BarakaCity " et la fermeture de la mosquée de Pantin.

Magazine " Marianne "