La réponse du Venezuela à Macron

, par  DMigneau , popularité : 0%

La réponse du Venezuela à Macron

Suite à la déclaration d’Emmanuel Macron appelant l’Union Européenne à intensifier les sanctions à l’encontre du Venezuela, le gouvernement vénézuélien a publié le communiqué suivant :

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela rejette énergiquement les déclarations inacceptables émises le vendredi 26 janvier par le Président de la République Française, Emmanuel Macron, dans lesquelles il déconsidère le gouvernement démocratique du Venezuela et demande à intensifier les sanctions de l’Union Européenne contre le Peuple vénézuélien, ce qui constitue un geste inamical de la part du leader d’une Nation avec laquelle avec laquelle le Venezuela a cultivé des liens historiques et fraternels.

La République Bolivienne du Venezuela observe avec préoccupation que l’Etat français, en appelant au délit et à l’adoption de mesures contraires au Droit International, ne fragilise pas seulement le principe de la libre détermination des Peuples et à la non-intervention dans les affaires intérieures des états souverain mais abandonne son précepte de « Liberté, Egalité, Fraternité », en prétendant se constituer en une copie fidèle du Gouvernement hégémonique des États-Unis qui, obstinément, cherche à faire sombrer le peuple vénézuélien et attiser les conflits dans le pays.

Finalement, il est inacceptable pour la République Bolivarienne du Venezuela que le Président de la République Française prétende mettre en cause la légitimité, la pertinence et la transparence des Pouvoirs Publics et des institutions inscrites dans notre constitution.

En ce sens, le Gouvernement Bolivarien exhorte le Gouvernement Français à poursuivre les liens bilatéraux par la voie d’un dialogue constructif et respectueux qui se traduisent par des relations mutuellement fructueuses et éloignées des vieilles pratiques intimidatrices de la France colonialiste dépassée.

Caracas, le 27 janvier 2018

Traduction : Jean-Michel Hureau

Il est vrai que l’on aimerait également que les propos péremptoires de " notre " président soient moins ciblés sur ce pays et qu’il se penche un peu plus sur la situation actuelle au Honduras, au Guatemala, au Brésil, ou encore en Turquie, en Arabie Saoudite, au Yémen, par exemple, où la démocratie et les Droits de l’Homme sont bafoués chaque jour.

Et encore plus particulièrement en Argentine alors qu’il vient de recevoir " en grandes pompes " Mauricio Macri, très fortement soupçonné de malversations dans l’affaire " Odebrecht " et les " Panama Papers " et également d’atteinte aux Droits de l’Homme dans l’assassinat de Santiago Maldonado et de Rafael Nahuel ainsi que la détention arbitraire depuis deux ans de Milagro Sala.

" Notre " président possède visiblement une mémoire très sélective !

Christian RODRIGUEZ

Le Grand Soir