La réduction du temps de travail : 32h, 28h, 24h

, par  DMigneau , popularité : 0%

La réduction du temps de travail : 32h, 28h, 24h

Il y a beaucoup d’opposants sur ce sujet, par idéologie, par culture de la " vieille entreprise " pensant que le temps est l’unique critère de productivité, alors que l’évolution des techniques permet une production supérieur en moins de temps qu’il y a trois décennies.

Si cela est contesté par certains « politiques » et d’autres personnes aussi, il faut rappeler que ces même « politiques » et personnes, nous disent et nous racontent que dans le dossier des retraites un élément prépondérant est l’augmentation de « l’espérance de vie », grâce à l’évolution des techniques médicales !

Ils acceptent cette évolution, mais pas pour l’entreprise et la productivité qui est de moins en moins en lien avec le temps mais avec l’évolution technologique.

Oui, c’est toujours la gauche qui a mis en place la réduction du temps de travail, comme avec la superposition de l’ordonnance de 1982 des « 40h » pour le passage à « 39h » dans la « Fonction publique ».

Ensuite, les « 35 h » avec Martine Aubry, en créant 500 000 emplois.

Oui ! il y a de la contestation sur le sujet, surtout des plus « libéraux » comme FRANÇOIS FILLON, qui reconnaît de manière analogique ces créations d’emplois. En effet en disant : “ ramener les fonctionnaires à 39H en supprimant les 35H éviterait la création de 400 000 à 500 000 emplois ! c’est déjà le reconnaître ”.

Pour beaucoup la réduction du temps de travail est une mesure idéologique de gauche, il faut rappeler que c’est un maire de droite, Gilles de Robien, qui a mis en place la réduction du temps de travail, de plus cela s’est fait dans la ville à Macron, à Amiens, régions que je connais bien puisque je suis et je vis en Picardie.

La mémoire est souvent sélective pour des sujets qui ne sont pas expliqués correctement et qui ne sont pas négociés correctement (aujourd’hui le dossier " retraite ") par nos " responsables " politiques.

Gilles de Robien disant déjà à l’époque :

Les remèdes imaginables pour lutter contre le chômage ont montré leurs limites. A elle seule, la réduction du temps de travail ne sera pas suffisante, mais c’est un outil qu’il faut essayer.

Pour réussir, elle doit d’abord être forte, massive, de l’ordre de 10 à 15 % au minimum.

Ensuite, il faut mettre en place un système " donnant-donnant ".

L’entreprise qui réduit le temps de travail s’engage à créer des emplois. En contrepartie, elle bénéficie d’une diminution du montant de ses " charges sociales ", à commencer par le montant de la cotisation " chômage ".

Cette réduction doit être compatible avec la recherche de gains de productivité, mais aussi avec les conditions de travail et de rémunération des salariés.

Tout cela doit être discuté branche par branche, filière par filière, quasiment entreprise par entreprise.

Enfin, cette réduction massive ne doit pas être brutale pour ne pas alourdir les déficits publics. Il faut baisser franchement la durée hebdomadaire ou annuelle du travail, mais en l’étalant sur plusieurs années ”.

Eh oui !!... déjà une bonne analyse à l’époque, la CFDT avait demandé la même chose pour la mise en place des « 35H », mais devant l’opposition aveugle et idéologique du CNPF à l’époque (MEDEF pour les plus jeunes), ne voulant ni négociation dans les branches, ni dans les entreprises, la ministre, Martine AUBRY, avait fait voter la Loi pour que ce progrès social ne passe pas " à la trappe ".

Depuis personne n’est jamais revenu sur la durée légale à 35H.

cComme dirait l’autre : la critique est facile, mais les actes beaucoup plus difficiles !

La durée du travail en France devra encore être réduite, 32h, 28h et certainement 24h, avec le débat sur les retraites cette piste est déjà étudiée par les spécialistes.

En effet, la durée de carrière doit aussi se lire par le prisme de la durée du travail hebdomadaire, annualiser est déjà un regard très fin pour cette réduction inéluctable.

Le futur - si futur il y a !! - le futur gouvernement de gauche devra œuvrer à cette réduction.

PERCOT Bruno

AgoraVox