La radicalité qui oppose les deux mondes

, par  DMigneau , popularité : 0%

La radicalité qui oppose les deux mondes

Plus l’Humanité approche de cette grande confrontation finale, plus clairement se révèle ce sur quoi portent les enjeux les plus fondamentaux de cette dernière. Nous n’en sommes plus à des " chicanes de voisins " qui se disputent un coin de terre et des têtes de bétail ou encore des prétentions " de supériorité " sur leur voisinage. La confrontation n’est plus locale ou régionale, mais mondiale.

C’est comme si la confrontation légendaire que nous rapporte l’histoire biblique de Caïn (le mauvais) et d’Abel (le bon) nous revenait à l’échelle de l’Humanité entière.

Depuis que le monde est monde, nous parlons du " bien " et du " mal " comme étant les forces qui opposent les humains entre eux. Par contre, ce n’est pas depuis que le monde est monde que nous en saisissons les véritables contenus.

Tout au long de l’Histoire, les rois, les puissants ont toujours su se couvrir du parapluie du " bien ", laissant à leurs adversaires celui du " mal ". Cette réalité se fait d’autant plus éclatante de nos jours que l’art des moyens de communication sait convertir en " bien " les actions les plus criminelles et en " mal " les actions les plus héroïques.

Il suffit de penser aux « bombardements humanitaires » qui allaient faire des centaines de milliers de morts en Libye ou encore aux « casques blancs » en Syrie pour mieux dissimuler leurs liens avec les terroristes.

Par contre, grâce à ces mêmes moyens de communication les peuples prennent conscience de cette arnaque qui touche l’Humanité entière. Ce " bien " que nous présentent les forces du " mal " s’évapore au fur et à mesure que les faits en révèlent le mensonge, la manipulation, la tricherie, l’hypocrisie.

Sous cet angle, le " mal " qui domine l’un de ces deux mondes porte un nom : le capitalisme sauvage, caractérisé par un individualisme conquérant, dominateur et manipulateur.

« L’Empire », sous contrôle de l’État profond étasunien en est le maître et, face à lui, « l’autre » - tout ce qui n’est pas lui - ne peut être qu’un subalterne aux ordres de ce dernier.

Si le " bien " que nous vantent les médias de l’Empire se révèle être que fumisterie, il est possible que le " mal " qu’il nous révèle soit tout autant de la fumisterie.

Y aurait-il de cette fumisterie derrière ces « chefs de gouvernements » qu’il nous présente comme des dictateurs et de véritables ennemis des peuples ?

On parle souvent de cette « diabolisation » qu’il fait de ceux et celles qui ne se rangent pas à ses diktats.

Au nombre de ces êtres diabolisés nous pouvons penser à Salvador Allende, président du Chili, victime d’un coup d’État militaire.

Fidel Castro a fait partie de ces personnes « diabolisées », investies de tous les crimes.

On peut en dire tout autant de Saddam Hussein, président d’Irak qui est mort, pendu à une corde.

Mohamed Kadhafi est un autre cas, victime de cette « diabolisation » et d’un assassinat cruel.

Bachar el-Assad, de Syrie, n’échappe pas à cette « diabolisation », tout comme Nicolas Maduro, du Venezuela et Evo Morales, de Bolivie. Toutes ces personnes ont ceci de particulier : elles ont dit " non " aux prétentions de l’Empire tout en disant " oui " à la souveraineté et au développement de leur peuple.

Ces derniers ne sont pas seuls : la Russie, la Chine, l’Inde et l’ensemble des pays « non alignés » sont également là pour dire " non ".

La polarisation de « ce non » se retrouve incarnée de manière très particulière par la Russie de Vladimir Poutine et par ce regroupement des pays du BRICS.

Face au capitalisme sauvage et unipolaire s’oppose un « monde multipolaire ».

Je conclus cette brève réflexion en interpellant les Églises et particulièrement le Vatican sur le rôle que l’Empire leur fait jouer dans ce combat à venir. Si le pape François a écrit une déclaration forte sur le capitalisme sauvage dans son Exhortation apostolique " Evangelii gaudium ", le Vatican et la grande majorité des épiscopats catholiques n’en continuent pas moins d’être des collaborateurs de l’Empire dans sa lutte contre toutes les forces de nature à mettre en question sa suprématie.

Toujours, selon l’imagerie de la légende d’Abel et de Caïn, on peut dire que le pape parle en faveur d’Abel et que le Vatican et ses épiscopats agissent en faveur de Caïn.

De quoi nous rappeler la prostituée de l’Apocalypse de Saint-Jean.

Oscar Fortin

http://humanisme.blogspot.com

https://www.mondialisation.ca/la-chine-la-russie-et-le-monde-multipolaire/5536774

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