La filouterie, moyen de gouverner !

, par  DMigneau , popularité : 0%

La filouterie, moyen de gouverner !

Malin ce Macron. Avec son référendum pour " inscrire la protection de l’environnement dans la constitution ", il cherche à obtenir l’assentiment de la majorité de la population.

Il a trouvé la clé.

Qui peut être contre cette inscription ?

Ça ne coûtera rien.

Ça évite de répondre aux propositions concrètes de la " Convention citoyenne pour le climat ".

Bonne opération communication mais " tartuferie " garantie.

Pourquoi pas un référendum sur les propositions de la " Convention citoyenne " ?

Macron n’en veut surtout pas car il s’oppose au coran, à la bible représentées par ces mêmes propositions. Son " athéisme environnemental " militant le guide dans ses choix de poursuivre sa lutte pour les pesticides, pour le nucléaire, pour les " gaz à effet de serre ", pour défendre les entreprises polluantes.

Il a réussi à surprendre son auditoire hier soir mais sa duperie va se clarifier. Macron ce n’est pas la démocratie, c’est son exact contraire. Il crée des " commissions bidules " pour éviter de s’engager concrètement dans une politique de transition écologique.

Sa méthode, c’est le contournement des institutions élues, c’est la négation de toutes propositions qui le contrarient, c’est le mépris des personnes qui participent dans les commissions installées par Macron lui-même.

Une fois encore, Macron fait la démonstration de son incapacité à gouverner dans « l’intérêt national », dans le sens du « progrès social » et démocratique.

Incapable d’organiser la lutte contre la crise sanitaire, incapable de lutter pour l’environnement, incapable de maîtriser sa police, incapable de s’opposer aux décisions européennes, Macron concentre contre lui et sa politique la colère qui grandit dans le pays.

En 2017, son élection était marquée sous le sceau du " changement ", de la " modernisation ", d’un " renouveau démocratique ". Trois années ont passé. Les résultats sont là :

- accroissement de la pauvreté,

- augmentation du chômage,

- crise du système sanitaire et scolaire,

- rétrécissement des transports en commun,

- catastrophe culturelle,

- autoritarisme grandissant.

Seuls gagnants, les profits des " grandes entreprises ", malgré la pandémie, explosent.

Il est grand temps de se rassembler pour évincer ces gouvernants plein de suffisance, de morgue et de hargne à l’égard de la grande majorité des citoyens.

Jose ESPINOSA

Le Grand Soir