La démocratie et la souveraineté populaire vues par les « élites »

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La démocratie et la souveraineté populaire vues par les « élites »

Les " élites " n’aiment pas l’expression du peuple par les référendums. Les peuples peuvent, en effet, voter mal malgré les " chiens de garde " médiatiques, ce qui oblige soit à ignorer le vote, soit à refaire le vote ou même à supprimer carrément la possibilité de voter.

Le régime de Macron

Le régime de Macron est particulièrement friand du viol des référendums puisqu’il a violé les référendums sur Notre-Dame-des-Landes, la disparation des départements alsaciens et la disparition des départements corses.

Ces fusions de départements ont été rendus possibles par une loi adoptée en 2014 - suite au référendum alsacien - pour supprimer l’obligation de consultation populaire en cas de réformes territoriales.

Quand le peuple vote mal, on supprime le vote.

Le régime de Macron s’est aussi montré féroce envers les " Gilets jaunes " qui osaient réclamer plus de démocratie directe et la mise en place d’un " Référendum d’Initiative Citoyenne " (RIC) en toute matière.

La pétition pour un référendum sur la privatisation d’ADP (" Aéroports De Paris ") a réuni plus d’un million de signatures mais avec une couverture médiatique très médiocre. La barre de 5 millions de pétitionnaires étant bien sûr fixée trop haute pour être sûr que jamais cette barre ne sera franchie.

La pétition pour un examen de « l’Euro » au Sénat a aussi été ignorée bien que rassemblant plus de 100 000 voix.

Enfin, le régime de Macron et son assemblée de députés " godillots " ont enfoncé le dernier clou du cercueil du référendum français de 2005 en votant 2017 une résolution pour promouvoir les symboles européens.

Ce vote s’est fait sous un tonnerre d’applaudissements et des députés levés faisant penser à la scène de " Star Wars " lorsque les représentants applaudissent l’empereur et la fin de la République.

« Union Européenne »

Au niveau européen, l’ICE (" Initiative Citoyenne Européenne ") a montré son inefficacité. Les rares propositions ayant franchi les conditions draconiennes pour engager un processus législatifs ont systématiquement été rejetées, comme nous l’explique Valérie Bugault dans sa vidéo.

https://youtu.be/0LJdUtJ__IM

L’UE, bien loin des peuples, n’apprécie pas les référendums.

Ainsi, les référendums français et hollandais de 2005 ont tous les deux été trahis par le " Traité de Lisbonne " en 2008.

Les Hollandais ont été trahis une fois de plus en 2017 avec l’entrée de l’Ukraine dans " Schengen " malgré le référendum hollandais de 2016.

Et ce n’est pas les seuls cas, voilà une liste des référendums violés par l’UE :

- Danemark -1992 - " Traité de Maastricht " : Non (51,7 %). Le peuple ayant " mal voté ", un nouveau référendum a été organisé.

- Irlande - 2001 - " Traité de Nice " : Non (53,9 %). Le peuple ayant " mal voté ", un nouveau référendum a été organisé.

- France - 2005 - Constitution de l’UE : Non (54,9 %). Ignoré, le " Traité de Lisbonne " a été adopté en 2008 par la voie parlementaire.

- Pays Bas - 2005 - Constitution de l’UE : Non (61,5 %). Ignoré, le " Traité de Lisbonne " a été adopté en 2008 par la voie parlementaire.

- Irlande - 2008 - " Traité de Lisbonne " : Non (53,2 %). Le peuple ayant " mal voté ", un nouveau référendum a été organisé.

- Grèce - 2015 - Soumission aux demandes de la " Troïka " : Non (61,3 %). Ignoré.

- Pays Bas - 2016 - Accord d’association entre UE et Ukraine :
Non (60 %). Ignoré, les Pays bas on aussi supprimé la possibilité de faire des référendums. Quand le peuple vote " mal ", on supprime le Vote.

Réactions des « politiques »

Face à ce mépris des référendums, il est intéressant de lire les déclarations des différents responsables politiques.

« Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités […]. Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Jean-Claude Juncker (janvier 2015), président de la « Commission européenne ».

« Interroger un pays sur des sujets extrêmement compliqués – on l’a vu au moment du traité constitutionnel – aboutit à une inconscience collective. »

Alain Minc (octobre 2010), essayiste.

" Il faut arrêter de penser que les élites sont mauvaises et que le peuple est bon. Je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre. "

Sylvie Goulard (mai 2016), ancien ministre.

" Nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas faire de référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’assurer. "

Ségolène Royal (juillet 2016), ancien ministre, ancienne candidate à l’élection présidentielle.

https://youtu.be/oc3BVi__FWo

" Assumer la responsabilité [des résultats électoraux], cela veut dire [pour les chefs de parti] ne pas redonner ce mandat aux électeurs. "

Frank-Walter Steinmeier (décembre 2017), président allemand.

" On sait très bien que ceux qui se déplacent ne viennent pas répondre à la question mais exprimer leur mécontentement général "

Pierre Bédier, président du département des Yvelines.

Le 21 Janvier 2018, dans une interview à la BBC, Macron admet que les Français voteraient probablement en faveur d’un " FREXIT " s’ils en avaient l’occasion dans un référendum.

https://youtu.be/y8bR_9lH7jI

Conclusion

Nous devons retrouver notre souveraineté et reprendre le contrôle.

En 2020, un nouveau parti " trans-partisant " est né sous le nom de " Génération Frexit " dont le principal objectif et de former des alliances afin de réclamer un référendum sur le " Frexit ".

Alexis COMTE

AgoraVox

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