" La France insoumise " a-t-elle cherché à enjamber les élections municipales ?

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" La France insoumise " a-t-elle cherché à enjamber les élections municipales ?

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Dans la plupart des grandes villes, " la France insoumise " a choisi de ne pas présenter de candidature propre à l’élection municipale.

Dès le premier tour, elle a apporté son soutien à des initiatives « citoyennes » ou encore à des têtes de liste communistes ou " écologistes ".

Cette tactique de " mise en retrait " de l’organisation et de son " label " ne s’explique pas seulement par la dégradation du rapport de force électoral au profit d’autres formations " de gauche ", en particulier depuis le succès d’EELV aux européennes de 2019.

Une raison plus profonde et moins conjoncturelle permet de l’expliquer : la participation aux scrutins locaux est avant tout perçue par Jean-Luc Mélenchon comme une menace pour l’originalité du modèle organisationnel du « mouvement gazeux ». Elle risque de faire émerger des " chefferies locales " d’élus qui remettraient en cause la vocation première du mouvement : constituer une " écurie " lors du seul scrutin véritablement décisif de la « Ve République », à savoir l’élection présidentielle qui doit servir de point de départ à une « révolution citoyenne ».


Martine Vassal, candidate LR à la succession de Jean-Claude Gaudin est un brin tendue depuis la mise en cause de plusieurs de ses colistiers, soupçonnés d’avoir eu recours à des procurations frauduleuses au premier tour des élections municipales ; c’est pourquoi la présidente du « Conseil général » des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence a la riposte lourde et caricaturale : « L’ultra-gauche est en passe de prendre Marseille. Les équipes de Mélenchon sont aux portes de la ville ».

À la tête du Printemps marseillais, " l’écologiste " Michèle Rubirola ne serait que le « pantin de M. Mélenchon  » et de son « putsch " à la cubaine " ou à la vénézuélienne ». (1)

Si on laisse de côté le fait que Jean-Luc Mélenchon n’est pas " d’ultra-gauche " et que les événements historiques auxquels se réfère la candidate sont des révolutions et non des " putschs ", Martine Vassal a-t-elle au moins raison sur le fait que le leader " Insoumis " exerce en " sous-main " une influence sur le Printemps marseillais ?

Encore raté, c’est un nouveau contresens et une complète erreur d’analyse : quand bien même les " chars soviétiques " devaient débarquer après une victoire " Insoumise " – ce qui renvoie à une manière d’argumenter plutôt datée et assez douteuse –, rien dans la stratégie de Jean-Luc Mélenchon ne laisse penser que cela passerait un tant soit peu par une élection municipale. Tout semble montrer au contraire un désintérêt de la direction de " la France insoumise " pour ce scrutin et même un souci actif de ne pas le laisser s’imposer à leur agenda en y prenant trop de place et d’importance.

Ce fait n’est pourtant pas passé inaperçu et Martine Vassal aurait pu le découvrir dans de nombreux titres de presse. Dans un entretien paru dans le " Journal du dimanche ", la question est posée de manière directe à Jean-Luc Mélenchon : « Le retrait de la réforme [des retraites] est-il plus important que les municipales pour " La France insoumise " ? » (2)

Pour cause, l’activité parlementaire déployée pour combattre cette réforme a été particulièrement remarquée (3), et ce jusqu’à la veille du scrutin municipal (4). De sorte que l’« accusation » s’est répétée : « " Les insoumis " esquivent les municipales » pouvait-on lire le 14 mars dans " Libération " (5) ; le mouvement « joue la stratégie de l’effacement », nous prévenait-on dans " L’Express " (6).

De fait, le constat est suffisamment clair pour avoir été relevé à plusieurs reprises : dans la plupart des grandes villes, en dehors de Paris, le mouvement " populiste " s’est rangé soit derrière des " têtes de liste " issues d’autres partis politiques de gauche (notamment radicale) (7), soit derrière des « candidatures citoyennes » (8).

Même si le constat mériterait certaines nuances, cette politique a de quoi surprendre si l’on tient compte de la ligne dite " dégagiste " qui a longtemps été mise en avant par les dirigeants de l’organisation ; " la France insoumise " (LFI) étant conçue comme un mouvement ayant pour fonction de " renverser la table " et le « vieux monde » et de prendre la place des anciens partis déchus.

La politique de retrait de " la France insoumise " vis-à-vis de l’élection municipale

Pour mesurer l’ampleur du retrait de " la France insoumise ", il est extrêmement révélateur d’observer les interventions de Jean-Luc Mélenchon sur la question spécifique des « municipales »… ou plutôt de constater la grande rareté voire la quasi-absence de ces interventions.

Entre la " rentrée politique " de septembre 2019 et le premier tour des élections municipales, le député a écrit 95 articles et notes de blog. Parmi eux, seulement deux portaient sur les « municipales » (9) et encore, d’une manière qu’il nous paraît intéressant d’analyser.

Le dirigeant " Insoumis " admet et justifie son relatif retrait personnel vis-à-vis de la question des « municipales » - et on sait quelle importance politique revêt un tel retrait dans une entreprise aussi incarnée que celle de LFI - semblant dénier à ce scrutin toute importance politique propre.

L’enjeu des « municipales » est essentiellement décrit dans ces articles comme une " étape " en vue du « choc » de 2022 (10). Et encore faut-il préciser que cette " étape " n’est jamais envisagée comme l’occasion de gagner des positions institutionnelles, de prendre des grandes villes ou de bâtir des bastions locaux pour préparer la prochaine élection présidentielle.

À aucun moment, Jean-Luc Mélenchon n’a envisagé ni fait imaginer - ce qui est une de ses qualités de tribun - ce que pourrait être un " municipalisme Insoumis " à Marseille, Toulouse, Lille, Grenoble ou dans certaines grandes villes de Seine-Saint-Denis – autant de villes où il est arrivé en tête au premier tour du scrutin présidentiel de 2017.

La mise en retrait est rendue évidente par le fait qu’aucune des figures notables et médiatisées du mouvement ne s’est présentée elle-même à ce scrutin (en " tête de liste ") ; aucun des dix-sept députés " Insoumis ", qui sont devenus des porte-parole médiatisés et placés au cœur du mouvement par la centralité que celui-ci attache à l’activité parlementaire, n’a cherché à convertir ce capital en conquête municipale visant à construire l’organisation par l’échelon local.

L’une des clés pour expliquer ce positionnement tient bien sûr au changement radical de contexte politique.

Le rapport de force a considérablement été modifié au sein de " la gauche " au détriment de LFI, ce qui peut être mesuré par la forte baisse de la cote de popularité de son leader dès le lendemain de la présidentielle (11) ; mais surtout par le mauvais résultat aux élections européennes de 2019 : LFI obtient 6,3 % des suffrages, moins de la moitié du score " écologiste " et ne peut plus prétendre, dans ce contexte, constituer la force politique hégémonique de " la gauche " lors du scrutin municipal, celle autour de laquelle s’articuleraient les alliances, derrière laquelle se rangeraient " écologistes ", " communistes " et citoyens engagés.

La participation au scrutin municipal, une opportunité ou une menace pour le modèle organisationnel " Insoumis " ?

Cependant, cette dégradation du rapport de force pré-électoral ne nous paraît pas constituer la seule ni même la principale explication du positionnement de LFI lors du scrutin municipal.

Au contraire, on peut observer certaines constantes dans l’argumentation du dirigeant, au-delà des conjonctures particulières de l’opinion. Dès le lendemain des « législatives » et alors que LFI pouvait être considérée comme la principale force de gauche, Jean-Luc Mélenchon semblait déjà voir dans la participation aux « municipales », et dans de potentielles victoires, avant tout une menace pour l’avenir de son mouvement, et en particulier pour son caractère " mouvementiste ".

Ce modèle repose sur une adhésion par un simple " clic " et sur la liberté assurée à chaque militant d’initier ses propres actions de terrain, à la seule condition qu’elles respectent « l’esprit général » du programme " L’Avenir en commun ".

Cette capacité d’initiative, au principe de ce que Jean-Luc Mélenchon définira comme un mouvement « gazeux » (12), est voulue affranchie du contrôle politique qui est exercé, dans les partis politiques " traditionnels ", par les militants qui sont dominants politiquement et/ou qui sont les plus expérimentés.

Ces cadres locaux sont stigmatisés par Jean-Luc Mélenchon comme autant de " chefferies locales ". Or, le principal danger représenté par la participation " Insoumise " aux scrutins locaux est précisément d’asseoir ces " féodalités locales " et leur prise de contrôle sur le mouvement (13), au détriment de tous les autres adhérents – mais aussi, de fait, au détriment du leader national.

En effet, lutter contre les " chefferies ", c’est indissociablement préserver la liberté d’action de terrain des adhérents, mais aussi protéger le monopole exercé par le leader sur l’orientation, souvent contre ces mêmes cadres locaux qui exigent davantage de démocratie interne.

Une victoire aux « municipales » compromettrait alors l’équilibre de l’édifice du " parti-mouvement " qui repose, dans cette perspective, sur un double rapport d’égalité entre les adhérents : un rapport " horizontal " d’égale liberté d’initiative dans l’action de terrain, et un commun rapport de dépendance " verticale " vis-à-vis d’un chef charismatique qui monopolise les choix d’orientation stratégique et qui incarne " la cause ".

Le modèle de l’organisation " Insoumise " a été élaboré dans un objectif clairement défini : réunir les soutiens du candidat à l’élection présidentielle de 2017.

Cette priorité donnée au scrutin présidentiel repose sur la thèse d’un « moment populiste », ainsi que sur une analyse se voulant réaliste des règles du jeu institutionnel de la « Ve République ». Cela permet d’expliquer le retrait électoral de l’organisation lors des scrutins intermédiaires qui sont considérés comme " secondaires " voire négligeables ; c’est ce que tend à confirmer le soutien " Insoumis " au " Parti communiste français " dans des villes gagnables de banlieue parisienne (14).

Ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon cherche à " enjamber " des scrutins intermédiaires : cette démarche avait déjà été adoptée dans la période précédant la présidentielle de 2017.

C’est cette préoccupation qui explique en partie que la rupture définitive avec le " Front de gauche " n’ait pas eu lieu avant cette échéance. Maintenir l’accord en vertu duquel l’échelon local était une prérogative du PCF qui permettait au dirigeant du " Parti de gauche " de conserver une posture d’extériorité vis-à-vis des scrutins intermédiaires.

De la sorte, Jean-Luc Mélenchon cherchait à maximiser l’effet de rupture avec la « vieille gauche » au moment de sa candidature présidentielle et de la dimension " outsider " de cette candidature. Une participation en son nom propre aux régionales de 2015 a donc été exclue.

Jean-Luc Mélenchon cherche ainsi à ne pas engager sa respectabilité ni à être tenu pour " comptable " des résultats aux « régionales ». La conseillère municipale de Paris Danielle Simonnet confirme cette analyse et explicite le risque encouru lors de ce scrutin : « Si on avait présenté des listes citoyennes, on se serait vautrés et on aurait plombé la candidature de Jean-Luc  » (16).

Le flou stratégique comme moyen du consensus et de la cohésion militante

La base militante " Insoumise " se caractérise par une grande diversité politique entre anciens " socialistes ", " écologistes ", communistes, trotskistes ou " libertaires ". Au cours de l’offensive présidentielle, ces différentes sensibilités étaient tenues ensemble par un même leadership charismatique qui les mettait " en mouvement ".

Une fois cette phase refermée, les divergences entre des traditions historiques profondément enracinées font leur retour, laissant apparaître la fragilité de l’identité politique de " l’Insoumission ". La mise en retrait du mouvement par rapport aux « municipales » accentue cette tendance : les militants n’ont plus en commun ni le leader, ni le label " France insoumise ", ni une orientation commune fondant leur action : plus rien ne s’oppose aux " forces centrifuges ".

Le flou de l’orientation a alors pour fonction de faire avec cette hétérogénéité et de ne pas prendre le risque de l’explosion et de la scission.

L’une des interventions les plus notables de Jean-Luc Mélenchon dans la campagne a été l’entrevue donnée à " Libération " un mois avant les élections « européennes », appelant à une stratégie municipale de construction d’une « fédération populaire » (17).

Dans le contexte de rareté de ses prises de position, cette intervention a rapidement acquis le statut de " ligne politique " officielle du mouvement, et ce jusqu’au scrutin un an plus tard.

Son caractère particulièrement vague présentait l’intérêt de permettre une multiplicité d’appropriations au sein de l’organisation, de sorte que des orientations politiques différentes, voire opposées, ont pu se prévaloir de l’autorité du leader.

Les défenseurs d’une union large des forces de la gauche appelaient ce projet « fédération populaire », alors que les tenants d’une ligne plus " dégagiste " voyaient dans la même formule la confirmation qu’il fallait construire des listes délimitées aux citoyens mobilisés et à leurs collectifs.

La politique de retrait s’est également manifestée par le fait que la question des « municipales » n’a été inscrite que très tardivement à l’agenda national du mouvement. Il a fallu attendre « l’Assemblée représentative » des 22 et 23 juin 2019 à Paris, c’est-à-dire en pratique la rentrée de septembre 2019, pour que les militants accèdent à la « Boîte à outils programmatique pour les élections municipales » (18).

Et il s’en est fallu de beaucoup que cette assemblée ait tranché les divergences d’orientation d’une façon claire. Ce calendrier a conduit, pendant de longs mois, à priver les militants locaux d’une ligne politique à défendre, réduisant leurs capacités à jouer des rôles clé dans les dynamiques d’alliance.

À la rentrée 2019, de nombreuses campagnes étaient déjà lancées, elles reposaient sur des alliances déjà scellées, instaurant des rapports de force de manière largement irréversible et plaçant les militants " Insoumis " dans une position défavorable et dépendante.

L’exemple marseillais : l’éclatement des militants " Insoumis " entre différentes listes municipales

À titre d’exemple, on peut présenter quelques éléments du contexte marseillais.

À partir de mai 2019, en l’absence de ligne émanant de la direction nationale du mouvement, la base militante s’est déchirée entre deux orientations municipales ; chacune revendiquant son inscription légitime dans le cadre de la stratégie de « fédération populaire » proposée par Jean-Luc Mélenchon, et déniant cette légitimité à l’autre.

L’une d’elles s’est structurée autour de Sophie Camard (ancienne élue locale EELV, devenue députée-suppléante de Jean-Luc Mélenchon en 2017) et a participé à la coalition de partis de gauche et de « citoyens » du " Printemps marseillais ".

L’autre orientation, structurée autour de Mohamed Bensaada (" cheville ouvrière " d’un écosystème de collectifs d’habitants et de citoyens de différents quartiers populaires du nord de Marseille) a adhéré à la démarche du " Pacte démocratique ".

La première orientation a défendu une coalition relativement large des forces de gauche (y compris avec des segments importants du PS soutenus par leur direction nationale), en se donnant pour priorité de prendre la ville à la droite.

La seconde, plus " plébéienne " (donnant la priorité aux quartiers populaires) plus radicale et " identitaire ", a cherché à s’opposer frontalement au règne des réseaux clientélistes dans une orientation plus globalement " dégagiste ", y compris à l’encontre de certaines forces " de gauche " (le PS faisant office de " ligne rouge ").

Cette divergence renvoie en partie à des clivages " socio-spatiaux " assez nettement identifiables : les classes " supérieures intellectuelles " du centre-ville ont tendance à soutenir la démarche unitaire d’alliance avec les autres partis " de gauche " dans le " Printemps marseillais ".

Les classes populaires et " moyennes " habitant les quartiers nord de Marseille, et qui accordent une plus grande priorité au combat antiraciste, défendent plus souvent la ligne " dégagiste anticlientéliste " centrée sur les quartiers populaires.

Ainsi renaît le grand casse-tête de la base sociale d’une organisation que l’on souhaite de gauche et majoritaire : « Le pire de la situation présente est dans la difficulté de rassembler dans un même projet les classes " moyennes " et les secteurs populaires les plus abandonnés » (19). Quand tout espoir de faire converger l’ensemble des militants " Insoumis " dans une même démarche municipale a dû être définitivement abandonné, il ne restait plus à Jean-Luc Mélenchon, député de Marseille, qu’à chercher à maintenir une relative neutralité à l’égard des différentes orientations, comme lors du discours où il a présenté ses vœux, à Marseille, le 24 janvier 2020 :

« Quant à moi, je me dois de vous respecter tous dans votre diversité et celle de vos choix car, dans le paysage [électoral de la gauche marseillaise] que je vois, chaque fois que je parle avec tel ou tel groupement, je ne trouve que des gens qui ont voté avec moi à l’élection de 2017. Si bien que vous devez comprendre que mon rôle est de respecter tout le monde, que mon rôle est de rester le porte-parole de tout le monde. » (20)

Cette attitude de relative neutralité s’est finalement articulée à une préférence " personnelle " exprimée par Jean-Luc Mélenchon pour l’orientation la plus « radicale », minoritaire et " plébéienne ".

Le lieu choisi pour la présentation de ses vœux – un restaurant " McDonald’s " des quartiers nord occupé par les salariés grévistes – est en soi révélateur.

Ce lieu emblématique d’un combat syndical des quartiers populaires est le symbole de l’orientation populaire et " dégagiste " coalisée autour de Mohamed Bensaada. Sa candidature en tête de la liste " UNIR ! " dans le 7e secteur est d’ailleurs la seule qui ait finalement obtenu le soutien du comité électoral (21).

Cette préférence " plébéienne " du leader s’inscrit dans une conception " populiste " selon laquelle le « peuple constituant » sera avant tout fondé sur l’irruption politique de " la plèbe ", c’est-à-dire les pauvres et les exclus qui représentent un intérêt « universel » à " renverser la table " ; c’est autour de cette dynamique que doivent s’agréger les autres groupes sociaux.

En attendant, le leader conserve une attitude de relative neutralité, inhérente à la position " césariste " du leader " populiste ", afin de réduire le risque que les forces centrifuges ne fassent exploser les premiers acquis de cette convergence.

Le mouvement doit avant tout servir de socle au lancement de la campagne présidentielle de 2022.

Valentin SOUBISE

Doctorant en science politique à l’Université Paris 1

LeVentseLève.fr

Notes :

(1) François Tonneau, « L’interview de Martine Vassal : " L’ultra-gauche crée un putsch à la cubaine " », " La Provence ", Jeudi 18 juin 2020.

(2) Arthur Nazaret, Sarah Paillou, David Revault d’Allonnes, « Interview. Mélenchon : " Nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, mais il y a des pulsions totalitaires " », JDD, le 29 février 2020 :

https://www.lejdd.fr/Politique/jean-luc-melenchon-sur-le-49-3-on-ne-lachera-rien-3952538

(3) « Pas moins de 19 000 amendements ont été déposés par les " Insoumis ". » (Manon Rescan et al., « Près de 22 000 amendements et une " obstruction assumée " : la bataille sur la réforme des retraites à l’Assemblée », " Le Monde ", 3 février 2020).

(4) Outre l’activité parlementaire, entre le 19 décembre 2019 et le 27 février 2020, Jean-Luc Mélenchon intervient dans une série de cinq meetings contre la réforme des retraites, le plus souvent en duo avec un autre (euro)député " Insoumis " (François Ruffin, Adrien Quatennens, Manuel Bompard et Mathilde Panot).

(5) Rachid Laïreche, « " La France insoumise " Les grands absents du scrutin », " Libération ", 14 mars 2020.

(6) https://www.lexpress.fr/actualite/politique/lfi/aux-municipales-la-france-insoumise-joue-la-strategie-de-l-effacement_2120525.html

(7) « Nous faisons liste commune avec [EELV] dans plus de 150 cas. 200 fois avec les communistes. 10 avec le NPA. Les " Insoumis " veulent l’union populaire sur tous les fronts : au Parlement, dans la rue et les élections. »

https://melenchon.fr/2020/03/01/il-y-a-des-pulsions-totalitaires-interview-dans-le-jdd/

(8) LFI soutient des " listes citoyennes " à Toulouse (obtenant 27,6 % des suffrages), Montpellier (9,25 %) ou encore Saint-Ouen (3,8 %). Dans ces cas, elle ne mène pas de bataille pour occuper la " tête de liste " ; on peut même remarquer l’énergie investie par le député Eric Coquerel pour que la liste du « Printemps Audonien » soit dirigée par une citoyenne non membre d’une organisation politique.

(9) « Du bon usage des municipales », 24 novembre 2019

https://melenchon.fr/2019/11/24/du-bon-usage-des-municipales/).

« Coup d’œil sur le contexte électoral », 11 mars 2020 (https://melenchon.fr/2020/03/11/coup-doeil-sur-le-contexte-electoral/).

(10) Jean-Luc Mélenchon, « Du bon usage des municipales », 24 novembre 2019

https://melenchon.fr/2019/11/24/du-bon-usage-des-municipales/).

(11) Par exemple, selon le « Baromètre politique » Ipsos, Jean-Luc Mélenchon bénéficiait de 56 % d’opinion favorable au moment du 1er tour présidentiel de 2017 et seulement 35 % d’opinion défavorable.

Ce score est remarquablement élevé étant donné le relatif isolement idéologique du candidat dans l’opinion. Cette popularité, liée à la performance du candidat lors de la campagne présidentielle, a rapidement décliné : Jean-Luc Mélenchon n’a plus dépassé les 30 % d’opinion favorable après septembre 2017.

Après l’épisode médiatique des perquisitions ce taux gravite autour de 23 %.

https://www.ipsos.com/fr-fr/barometre-politique)

(12) La qualification de « mouvement gazeux » apparaîtra seulement plus tard dans « Notre mouvement n’est ni horizontal ni vertical, il est gazeux », Le 1, 18 octobre 2017.

(13) Jean-Luc Mélenchon, « À propos du mouvement " La France Insoumise 2 " », 10 juillet 2017

https://melenchon.fr/2017/07/10/a-propos-du-mouvement-la-france-insoumise-2/).

(14) Selon " Mediapart ", ces concessions auraient été faites aux candidats communistes en échange de leur soutien lors des législatives de 2022 dans leurs circonscriptions, ce qui confirme à nouveau la priorité " Insoumise " pour l’échelon national (Pauline Graulle, « France insoumise : accords et désaccords en Seine-Saint-Denis », Mediapart, 15 février 2020).

(15) Lilian Alemaga, Stéphane Alliès, " Mélenchon, à la conquête du peuple ", Paris, Robert Laffont, 2018, p.345.

(16) Ibid.

(17) Jean-Luc Mélenchon, « Mélenchon à " Libé " : " Je lance un appel à la création d’une fédération populaire " », " Libération ", 23 avril 2019.

(18) https://lafranceinsoumise.fr/2019/06/23/boite-a-outils-programmatique.

(19) Jean-Luc Mélenchon, « Leçons de Madrid », le 3 février 2019

https://melenchon.fr/2019/02/03/lecons-de-madrid/

(20) https://www.youtube.com/watch?v=ZPubtDu-fF8

(21) Aucune autre liste, dans les sept autres secteurs de la ville, ne peut se prévaloir du soutien de " la France insoumise " ni utiliser son logo dans son matériel de campagne

https://lafranceinsoumise.fr/2020/02/18/communique-de-presse-du-comite-electoral-lfi-concernant-les-elections-municipales-a-marseille/