Kenya : quand « La ruée vers l’eau » révèle l’enfer du capitalisme

, par  DMigneau , popularité : 0%

Kenya : quand « La ruée vers l’eau » révèle l’enfer du capitalisme

« Au Turkana, dans le nord-ouest du Kenya, l’eau est un trésor. Elle est aussi devenue une richesse stratégique pour un pays en plein boom économique. Dans cette course effrénée vers la modernité, les populations locales paient la rançon terrible du progrès. »

C’est sur une page " en noir et blanc " sobrement ponctuée de ces quelques mots que le " web-documentaire " signé Thomas Laurent et Emilien Kurtz nous accueille.

En démarrant l’histoire, on apprend que les habitants du Turkana vivent dans la sécheresse depuis plus de 20 ans.

Dans ces zones déjà arides, sécheresse rime avec famine. Les cheptels des Turkanas, nomades dont c’est la seule richesse, disparaissent et emportent avec eux les espoirs d’une vie sereine.

L’eau est une denrée si rare qu’on est prêt à tuer pour elle.

En 2013, de gigantesques nappes phréatiques ont pourtant été découvertes sous les pieds de ces nomades, annonçant le lancement de projets hydroélectriques colossaux.

L’espoir était permis.

Pourtant, 5 ans plus tard, c’est le néant et vivre – tout simplement – reste un idéal difficile à atteindre pour les Turkanas…

Impact désastreux du " réchauffement climatique " généré essentiellement par les pays industrialisés, conflits autour de l’accaparement des terres, militarisation des conflits, logique de marché et de profits qui amène à des situations inhumaines

Les Turkanas prennent de plein fouet tous les défauts d’un monde capitaliste dont ils ne réclamaient rien.

On a tendance à penser que les termes « modernité », ou « progrès », sont entièrement positifs. C’est vrai, il est difficile de les définir sans les valoriser par rapport aux termes « archaïsme », ou « conservatisme ».

Pourtant, au Turkana - comme un peu partout dans le monde - les ravages de " la modernité " se font jour.

« Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un », disait Victor Hugo.

Même l’eau, ce bien vital, n’a pas " la même couleur " selon qu’on soit Turkana ou industriel.

Grâce à ce " web-documentaire " immersif, vous allez pouvoir assister, aux premières loges, à la triste rencontre entre les Turkanas et le monde « moderne », hyper industrialisé, hyper " libéralisé ", ayant pour seul objectif le profit et la croissance.

Et n’hésitant pas à détruire des choses n’ayant pas de prix, des modes de vie, des traditions et coutumes, des langues, des religions, des transmissions, pour s’étendre et prospérer.

En espérant que ce " webdoc " vous fasse réfléchir sur notre mode de vie mortifère, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale

Regarder le " web-documentaire " « Turkana – La ruée vers l’eau » :

http://rueeversleau.org/

Crédits photo : Nicolas Marie, www.rueeversleau.org

indigne-du-canape.com